ENGLAND 1982.


ENGLAND - World Cup 82 -
Espagne-ANGLETERRE
- 5/7/1982 -
De gauche à droite : Bryan Robson, Graham Rix, Terry Butcher, Paul Mariner, Tony Woodcock, Trevor Francis, Ray Wilkins, Phil Thompson, Kenny Sansom, Peter Shilton, Mick Mills.

1975. La vague « houliganisme » débarque en France.

C'est en 1975, en marge de la finale de la coupe d'Europe des clubs champions organisée à Paris, que la France découvre avec stupeur le houliganisme. « Un mot qui fait peur » titre la revue Football Magazine à l'époque, qui enquête sur le phénomène au lendemain de la victoire du Bayern sur Leeds (2-0). Un match sous haute tension sur le terrain... et dans les tribunes. La conséquence d'une soirée pourrie (et pourtant, l'UEFA fêtait ce soir-là les 20 ans de la compétition) par le triste spectacle offert par les deux équipes sur la pelouse, et la prestation calamiteuse de l'arbitre français Mr Kitabdjian, dépassé par l'évènement, qui déclenche la colère des fans anglais. Un pénalty (flagrant) non sifflé et un but (valable) refusé, c'en est trop pour la colonie britannique déjà bien chauffée à la bière et au whisky. Bagarres avec les forces de l'ordre, sièges arrachés, et l'émeute qui se propage aux abords du stade après la rencontre, un centre commercial est notamment vandalisé. Le quartier du Parc des Princes ressemble à un vaste champs de ruines après le passage des supporters anglais, ces houliganes qui « n'attendent même pas d'être dans le stade pour tout casser ». La France a peur. Elle tremble et s'inquiète sur ce nouveau fléau importé d'Angleterre, et interroge ses voisins européens pour comprendre le phénomène.

Des fans de Leeds à Paris.

Quand on demande son avis au ministre des Sports belge Denis Howell, l'homme en noir - c'est un ancien arbitre international - adresse un carton rouge direct à la jeunesse anglaise. « Ce ne sont pas nécessairement des supporters, lâche dans son rapport le haut-fonctionnaire. Ils vont là où ils espèrent la bagarre, aux concerts pop, aux sorties de bal. Le football est le cadet de leurs soucis. Mais connaissez-vous plus belle occasion pour eux de faire les vandales que de se masser sur des gradins de stade ? » Une question qui ne reste pas en suspens pour le ministre belge qui énonce les mesures prises dans son pays pour endiguer la violence. Pose de grillage dans les tribunes, interdiction de vente de boissons dans des récipients de verre aux abords du stade, la responsabilité d'un club sur la tenue de ses supporters à domicile et en déplacement. Pour Howell, catégorique, « pareilles scènes [comme celles vues au Parc] sont impensables en Belgique ». On appelle ça prendre le taureau par les cornes et en Italie, la bête est coriace.

Pour Ferruccio Berbenni, correspondant italien pour France Football, le mal est profond dans la Botte. « La vague de houliganisme qui frappa l'opinion européenne à l'occasion de la venue de Leeds au Parc est malheureusement courante dans le Calcio » accuse le journaliste désarmé par l'organisation des tifosi les plus violents. « Ils se rendent au stade en bandes organisées et profitent d'une décision de l'arbitre pour déclencher la bataille. Ils provoquent des émeutes, l'intervention de la police, l'arrêt des matches et la suspension de terrain ». Le constat accable certaines organisations qui se font appeler « Léopards, Tigres, Lions ou Septembre Noir ». C'est dit. Ces groupes sont organisés comme des groupes para-militaires ou terroristes, et le journaliste italien de se souvenir « d'un derby romain où sévirent quantité de matraques, de chaînes, de pierres, un véritable arsenal ! » La violence dans les stades italiens est une monnaie courante. A Rome, à Naples, Milan, « le mal se répand dans toutes les villes », s'alarme Berbenni qui garde encore en mémoire les images (ou les témoignages) des fights entre bandes rivales. « Le Calcio est atteint par la violence, conclut-il en pointant sur la cause réelle du mal. La société actuelle est à la base de cette confrontation, compte tenu des malaises de l'homme moderne ». Peu épargné par la crise, le chômage ou le stress quotidien d'une vie chronométrée, l'homme éprouve un besoin de se défouler pour évacuer les tensions. Et quoi de mieux qu'une arène pour vivre un pur moment de rock'n'roll ? Le journaliste transalpin partage l'avis du ministre belge, et plonge un peu plus le couteau dans la plaie en s'attaquant aussi à l'arbitrage « qui trahit parfois l'esprit des lois par faiblesse ou excès de sévérité, ou par incompétence ». Le mot est lâché, et les dirigeants ne sont pas non plus épargnés, accusés « de réclamer le succès à n'importe quel prix et au mépris du fair-play ». Les joueurs - « ils excitent la foule » - et la presse évidement - « elle n'est pas innocente » - sont également des facteurs aggravants pour chauffer les esprits dans les tribunes. Berbenni appelle à un changement des mentalités pour revenir à des valeurs saines et « donner au football sa véritable dimension » à travers son rôle éducatif et du respect de l'adversaire et des règles. La balle est dans le camp des politiques et des curve.

Contrairement à la Belgique et l'Italie, l'Espagne n'est pas atteinte par le fléau. Les seules images de violence dans un stade espagnol ont lieu sur la pelouse. Le jeu de la Liga est certainement le plus dur en Europe, les blessures graves sont pléthores chaque week-end, or les tribunes respirent le bon vivre. « Pas un seul terrain n'est entouré de fossés ou de grillages, loue Manuel Varela dans Football Magazine. Et aucun n'est protégé par des chiens policiers ». Étonnant sous un régime franquiste. Le pays marche au pas et « rares sont les spectateurs à s'aventurer sur un terrain ». Pour lui, c'est d'abord une question d'éducation (à grands coups de ceinturons). La violence est « le fruit de la télévision et du cinéma » qui portent trop souvent à l'écran des images déviantes, voir de rébellion contre tout ce qui représente l'ordre. Voilà le mal. Tous ces jeunes éduqués à la télé-trash « explosent [par la suite] dans l'anonymat de la foule que ce soit dans les stades ou ailleurs ». Un point de vue tranché sur une jeunesse décadente et immorale « qui attend la moindre étincelle pour allumer une révolte ». Pas de ça en Espagne où la discipline règne parmi les socios. Puis de remettre les compétences du corps arbitral sur la table, véritable nœud du problème houligane. « Il faut leur faciliter la tâche et choisir les meilleurs pour les grandes occasions » lance t-il comme une fléchette dans le dos de Mr Kitabdjian.

Le pauvre arbitre français, absent des débats pour le coup, est malgré lui l'élément moteur qui déclenche l'émeute anglaise au Parc, et alimente les discussions autour d'un phénomène récent en France. Le houliganisme y fait une entrée fracassante devant des millions de (télé)spectateurs hagards face à la déferlante anglaise qui saccage les gradins, et nique la cérémonie de clôture du vingtième anniversaire de la coupe d'Europe. L'UEFA apporte une solution concrète pour enrayer cette chienlit. Leeds United est suspendu de toutes compétitions européennes pour quatre ans. La peine est réduite à deux ans par la suite. Pas sûr que les supporters britanniques aient bien compris le message à l'époque.

Leeds crew vs CRS.

LEEDS UNITED 1974-75. By Soccer Stars.


LEEDS UNITED 1974-75.
Debout : Gordon McQueen, David Stewart, David Harvey, Roy Ellam, Joe Jordan, Allan Clarke, Norman Hunter, Paul Madeley, Mick Jones.
A genoux : Eddie Gray, Peter Lorimer, Terry Yorath, Trevor Cherry, Paul Reaney, Frank Gray, Terry Cooper, Mick Bates, Billy Bremner.


FINALE COUPE DES CLUBS CHAMPIONS 1975. Bayern München vs Leeds United.

- 28 mai 1975 -
Parc des Princes. PARIS. 48.000 spectateurs.
Bayern Münich bat Leeds : 2-1 (0-0). Arbitre Mr Kitabdjian (France).
Buts: Roth (71ème) et G. Müller (81ème) pour le Bayern.
Remplacements : Andersson par Weiss (4ème), U. Hoeness par Wunder (42ème) au Bayern. Yorath par E. Gray (80ème) à Leeds.
BAYERN : Maïer – Dürnberger, Schwarzenbeck, Beckenbauer, Andersson – Zobel, Roth, Kapellmann – Torstensson, G. Müller, U. Hoeness. Entraîneur : Dettmar Cramer.
LEEDS UTD : Stewart – Reaney, Madeley, Hunter, F. Gray – Bremner, Giles, Yorath – Lorimer, Jordan, Clarke. Entraîneur : Jimmy Armfield.

Billy Bremner et Franz Beckenbauer.

Ce devait être une fête, celle de la coupe d'Europe des Clubs Champions qui soufflait ses vingt bougies. Elle fût gâchée par les deux équipes qui offrirent un pauvre spectacle sur la pelouse du Parc des Princes, aidées par un arbitre français - Mr Kitabdjian - dépassé par les évènements et la pression d'une finale européenne, mais aussi par les exactions de la colonie anglaise massée en tribune Boulogne. Des actes de « houliganisme », comme on l'écrit à l'époque dans la presse spécialisée française, que les (télé)spectateurs découvrent avec horreur et stupéfaction, choqués par la violence des Anglais qui se conduisent comme des voyous dans les tribunes et le voisinage du Parc au coup de sifflet final. Le personnel du centre commercial qui jouxte l'enceinte parisienne se souvient encore avec quelle sauvagerie ces animaux tentèrent de noyer leur déception dans l'alcool. Un saccage en règle et des centaines de litres absorbés. England's away !

Les Allemands gagnent la bataille des airs.

Et pourtant, tout avait commencé dans la joie et les hommages avec les cérémonies de coutume inhérentes. Pour célébrer le vingtième anniversaire de la Coupe d'Europe, l'UEFA avait en effet invité le gratin des dirigeants de clubs liés à l'histoire de la compétition, et quelques joueurs qui firent les grandes heures de la coupe aux grandes oreilles. Conviés le matin de la finale à une cérémonie à l'hôtel Ambassador, là où est née la C1 vingt ans plus tôt, Keizer, Kopa, Eusebio, Gento, Puskas (et plein d'autres) posent le soir même sur la pelouse, à quelques minutes du coup d'envoi. 20 ans à peine et déjà une légende. Cette finale anglo-saxonne n'en sera pas une. Plutôt un pétard mouillé. Le niveau affiché en tribune présidentielle a t-il perturbé le schéma des deux équipes présentes sur le terrain ?

Leeds United, qui a battu le Barça de Johan Cruyff en demi-finale, est un outsider inattendu. Jimmy Armfield, qui remplacé Brian Clough dès le début de la saison (ce dernier, qui avait succédé à Don Revie durant l'été, est viré au bout de quarante jours), a ressoudé son équipe autour de Billy Bremner, le teigneux écossais qui se masse les chevilles au Whisky. Mal parti en championnat au départ de l'exercice 1974-75, Leeds termine à une modeste 9ème place au classement mais se refait une santé au niveau européen. Coriace sur le pré, parfois violente, l'équipe anglaise élimine d'abord le F.C Zürich (4-1; 1-2), Ujpest Dosza (2-1; 3-0), Anderlecht (3-0; 1-0) et enfin Barcelone (2-1; 1-1) pour valider son ticket au Parc, théâtre de la première finale en 1955. Le Bayern, tenant du titre, est le favori logique même si le club bavarois, à l'instar de leurs adversaires du soir, a connu une saison laborieuse. Dixième du dernier exercice, l'équipe d'Udo Lattek doit sauver sa saison avec un titre européen. Exempt au premier tour, le Bayern écarte difficilement le rival de l'Est Magdeburg (3-2; 2-1) puis Ararat Erevan (2-0; 0-1) avant de mettre un terme à la première épopée des « Verts » en demi-finale (0-0; 2-0). Les Allemand, à défaut d'être spectaculaires sur la pelouse, sont réalistes et efficaces. Un rouleau-compresseur qui détient en outre dans ses rangs une pléiade de champions du Monde.

Les actions litigieuses du match : la faute du Kaiser dans sa surface et le but refusé à Lorimer.

Le schéma de jeu bavarois est d'ailleurs très simple. Attendre l'adversaire pour mieux le contrer par la suite. Saisir le moment opportun pour passer à l'attaque. C'est la tactique défensive utilisée par Beckenbauer et ses troupes au coup d'envoi. Un bon choix favorisé par les hésitations d'un arbitre à la rue, impuissant face à la violence du combat physique proposé par les finalistes. Dès la 4ème minute, l'homme en noir oublie d'expulser le Gallois Yorath, coupable d'une agression sur Andersson. Le ton est donné pour cette soirée pourrie. En compensation, le Français ferme les yeux sur une faute du Kaiser sur Clarke (36ème) dans la surface allemande. Entre ces deux points chauds, les occasions de marquer sont plutôt rares dans cette première période qui ressemble à une lutte au corps à corps. « C'est l'adversaire le plus méchant que j'aie jamais rencontré dans toute ma carrière, avoue le capitaine de la Mannschaft à l'issue de la rencontre. Certains joueurs de Leeds cherchaient à faire mal de manière délibérée ». C'est la guerre entre les deux équipes. Le football est relayé au second plan. Même quand Lorimer croit obtenir l'ouverture du score, l'arbitre refuse d'admettre sa validité (67ème). Et les premier coups de poings dans les travées réservées aux fans anglais. Qui redoublent quatre minutes plus tard après le but de Roth parti dans le dos de la défense adverse (71ème). Le dernier quart d'heure est émaillé par les incidents sur et en dehors du terrain. Le second but, celui du break pour le Bayern, inscrit par Gerd Müller (81ème) est presque anecdotique (c'est toujours le cas contre les Allemands). Une victoire au goût amer au vu de la prestation des vainqueurs (qui réalise le doublé) et des « houligans » anglais. Et de s'interroger le lendemain dans la presse sur la mort du football. « L'Equipe » pointe quatre points essentiels pour rénover un sport en danger : un arbitrage trop faible, voir démuni, et des règles du jeu à modifier, la conception des schémas de jeu jugés trop défensifs, et enfin la purification parmi les supporters. C'était dix ans avant le Heysel, à l'occasion des trente ans de la coupe d'Europe.

Les fans de Leeds en colère.

Bayern Münich, vainqueur de l'édition 1975.
Debout : Roth, Dürnberger, Beckenbauer, Wunder, Weiss, G. Müller, Torstensson.
Accroupis : Kapellmann, Maïer, Zobel, Schwarzenbeck.

- LE MATCH EN PHOTOS -

Sepp Maïer chambre Bremner et lève la coupe.

Leeds United...

... et ses fans.

EQUIPE DE FRANCE AMATEUR 1975.


EQUIPE DE FRANCE AMATEUR 1975.
Autriche-FRANCE
- 14/5/1975 -
Debout : O'Bin (docteur), Larrieu, Pottier, Smerecki, Platini, Lavocat, Denis, Cloët, Duval, Gaby Robert (ent.), Henri Patrelle (pdt).
Accroupis : Stassievitch, Delestre, Virot, Jannaud, Rubio, Schaer, Fernandez, Amisse, Boulanger (soigneur).


PUB. Pony. Pelé et Chinaglia.

PONY
The two best wear, only the best.
(1977)

OLYMPIQUE LYONNAIS 1985-86. By Panini.


OLYMPIQUE LYONNAIS 1985-86.
En haut : Patrick Perret (kiné), Joël Fréchet, Eric Boucher, Bruno Génésio, Franck Durix, Laurent Sevcenko, Philippe Vargoz, Philippe Bessières (kiné), Richard Wadoux  (kiné).
Au milieu : Christophe Breton, André Ferri, Pombolo Sadi-Wa, Christian Polak, Gilles Constantinian, Jean-Jacques Nono, Jacques Philip, Alain Olio, Laurent Fournier, Slobodan Topalovic.
En bas : Hervé Goursat, Eric Spadiny, José Broissart (ent. centre de formation), Jacques Audry (PDG Duarig), Charles Mighirian (pdt), Robert Nouzaret (ent.), René Bocchi, Olivier Rouyer.


MAILLOT DE LEGENDE. Lille Olympique Sporting Club.

Les joueurs lillois portent peut-être le torse velu et du poil aux pattes, ils ont la peau lisse comme un cul de bébé grâce au partenariat signé entre le LOSC et la marque de couches-culottes Peaudouce en 1974, l'année de la sortie des « Valseuses ». Un mariage qui dure quatorze ans, quatorze saisons durant lesquelles le club nordiste alterne entre le moyen et le pire. De descente (1977) en remontée (1978), les Dogues se stabilisent ensuite dans le ventre mou du championnat, faute de moyens financiers et/ou d'un projet ambitieux. Les années se suivent et se ressemblent pour un LOSC condamné à l'anonymat, entre la 6ème place (pour sa meilleure saison en 1978-79) et la course au maintien le reste du temps, au mieux une place au milieu de tableau. Grimonprez-Jooris mais jaune, et fait plutôt la grimace malgré quelques pépites sur le pré. Les années Peaudouce, c'est Pleimelding, les frères Plancque, Bernard Lama, les Belges Desmet et Vanderbergh débarqués au lendemain du mondial mexicain que les « Diables Rouges » terminent au pied du podium, Didier Christophe, Bernard Bureau ou encore Rudi Garcia que l'on connaît bien du côté de Gaston Gérard. Mais que du chagrin au final et un sponsoring qui cesse au terme de la saison 1987-88. Un dernier bal au goût de pipi tiède. Le LOSC figure dans la seconde moitié du classement (11ème). Une sortie sans les mouchoirs en quelque sorte, comme elle se pratique dans la Liga, pour un fidèle partenaire du club qui présente un faible bilan : le titre en D.II (1974 et 78). Un doublé (mineur) et des saisons à faire dans la culotte au niveau supérieur.

Lien utile:
http://www.collectionlosc.com/

Nourredine Kourichi.

ESPAGNE 1978.


ESPAGNE 1978.
Italie-ESPAGNE
- 21/12/1978 -
Debout : Urruticoechea, Botubot, Alexanco, Marcelino, San José, Cundi.
Accroupis : Solsona, Sánchez, Satrustegui, Leal, Argote.

WAGs RETRO. Mario Kempes et miss Mavi.

Mavi et Mario ont signé un contrat pour la vie.

C'est peut-être le plus beau jour de sa vie. Bien plus encore que cette soirée de juin 78 durant laquelle l'Argentine devient championne du Monde de football à domicile. Le 19 décembre 1978, alors que la saison de la Liga bat son plein, Mario Kempes passe la bague au doigt à María Vicenta Moll, Mavi pour les intimes, une jeune fille de la région de Valence où évolue « el Matador » depuis l'été 1977. Si la lune de miel des amoureux est ajournée pour cause de championnat, l'évènement donne lieu à une grosse fête, relayée par la presse argentine et ibérique, où l'on dénombre une bonne centaine de convives au gueuleton des mariés parmi lesquels les coéquipiers de Mario Alberto, dont Carlos Diarte (un temps aperçu du côté de Geoffroy-Guichard au début des 80's) et le capitaine Enrique Saura Gil. Marcel Domingo, l'entraîneur du club (de 1977 à 79), est aussi sur la liste des invités qui se partagent la grosse pièce montée concoctée pour l'occasion. Un grand moment de bonheur pour Mario dont la saison 1978-79 est placée sous le signe de l'émotion puisque Valence remporte la copa del Rey six mois après les noces de l'Argentin, champion du Monde quelques mois auparavant. Après avoir donné naissance à trois enfants, deux filles et un garçon, le couple se sépare au bout de dix-sept années de vie commune. Aujourd'hui « el Matador » vivrait avec Vénézuelienne, Julia. Le Vintage Football Club a retrouvé la piste d'une María Vicenta Moll sur le Net et exerce la profession de psychothérapeute-naturopathe. L'odeur du gazon frais peut-être.

Marcel Domingo (à gauche), Carlos Diarte et Saura endimanchés pour la réception.

SOUTHAMPTON F.C 1970-71. By Soccer stars.


SOUTHAMPTON F.C 1970-71.
En haut : Tom Jenkins, Robert McCarthy, Ron Davies, Eric Martin, Sandy Davie, David Walker, Ken Jones, Dennis Hollywood.
Au milieu : Brian O'Neil, Hugh Fisher, Jimmy Gabriel, Joe Kirkup, John McGrath, Mick Channon, Roger Fry, Fred Kemp, Anthony Byrne.
En bas : Jim Gallagher (physiotherapist) David Thompson, Terry Paine, Ted Bates (manager), John Mortimore (assistant manager), Gerald O'Brien, Bobby Stokes, George Horsefall (trainer).


ERIC SERRA-TOSIO (Dionysos). Le fou du stade.

Il y a quelques années (ça doit remonter à l'hiver 2005) The Vintage Football Club - qui n'existait encore pas - évoquait avec Eric Serra-Tosio, batteur au sein du groupe Dionysos, sa passion pour les stades de football. Un hobby qu'il emmène avec lui dans le tour-bus puisque Rico profite des tournées de sa formation à l'époque pour visiter des enceintes à travers toute l'Europe. Eric Serra-Tosio est en fait un ground-hopper, qui n'hésite pas à enjamber les grilles pour shooter ces temples du football afin de les reproduire par la suite en version miniature. Bercé par la nostalgie, le batteur fou confie sa préférence pour les vieilles pierres et les stades à l'ancienne, chargés d'histoires et au passé rempli de souvenirs. Retour sur un entretien un peu « against modern football » et la qatarisation des esprits. 
(in Spartak fanzine - épuisé – 2005).


V.F.C : J'ai appris que tu fabriquais des stades à échelle miniature en t'appuyant sur ta collection de photo personnelle. Comment t'y prends-tu, avec quelle matière, combien de temps cela te demande et le nombre de maquettes réalisées à ce jour ? E.S.T : J'ai visté plus de trois-cent-cinquante stades de 1ère et 2ème division dans le Monde, suite à mes vacances ou aux concerts. Je prends alors le stade en photos sous toutes ses coutures, environ un trentaine, pour le connaître sous ses moindres détails et pouvoir le reproduire fidèlement. Après je laisse jouer mon imagination et mes astuces pour fabriquer la maquette du stade visité. Tous mes stades sont fait uniquement avec un cutter, du papier-couleur, du carton, de la colle UHU et de la colle blanche. Je les fais tous à la même échelle, environ 25 cm, et cela permet de bien las comparer. En gros, il me faut 4/5 jours pour une maquette, mais les stades arrondis avec deux étages sont plus difficiles à réaliser. Aujourd'hui, j'ai une cinquantaine de stades presque terminés.

Lesquels ? Le Vélodrome de Marseille, la Mosson à Montpellier, Bollaert, Geoffroy-Guichard, le Parc des Princes, Furiani, Louis II, Celtic Park, Ibrox et Hampden à Glasgow, Wembley, Anfield Road, Highbury, San Siro, le stadio Comunale à Turin, Tardini (Parme), le Wankdorf de Berne, la Praille à Genève, le Hardturm et le Leitzigrun de Zürich....

D'où est venue cette passion pour les stades, et qu'est-ce que ça représente pour toi ? Vers six-sept ans, je me suis mis à jouer au foot avec mes copains sur la place de mon village et, par conséquent, je me suis mis à regarder les matches à la télé. Mes héros étaient alors Platini, Olmeta et l'équipe de l'OM quelques années plus tard. J'ai alors suivi leurs conquêtes, et ce ce champs de bataille qu'étai le stade que je voyais à travers ma petite lucarne me permettait de voyager et de découvrir des villes dont je ne connaissais même pas l'existence. Plus tard, en voyageant et en visitant le stade de toutes ces villes, je me remémorais les exploits de mes héros préférés et l'ambiance qu'il y avait à l'époque. Les stades me rappellent mon enfance et me permettent aussi d'assouvir mon besoin d'adrénaline. Parfois, si le stade est fermé, il faut escalader les grilles et surtout ne pas se faire mordre par le chien de garde ou surprendre par les caméras de surveillance. Chaque fois je me dis : « tu n'es pas arrivé jusqu'ici pour rester devant une grille. Il faut trouver une ouverture ». Impressionné par ces immenses vaisseaux, je me suis alors intéressé à l'architecture et à l'exploit technique de leur construction.

Quels sont, parmi tous les stades visités, ceux qui tu préfères ? Mes stades préférés sont généralement les plus vieux. Ceux qui ont une histoire. J'adore les stades asymétriques qui n'ont pas deux tribunes identiques. Mon préféré n'existe malheureusement plus. C'était le stade Jean Bouin à Nîmes. Les tribunes s'appelaient Petite Butte ou Grande Butte. Elles étaient taillées au couteau et s'encastraient dans les maisons et immeubles l'entourant. 15.000 spectateurs s'y entassaient et certains s'accrochaient aux pylônes métalliques rouillés des éclairages. L'accès au stade se faisait par de toutes petites portes en fer peintes en vert. Le vieux stade de Furiani à Bastia avait un aspect similaire. Parmi mes autres stades préférés, il y a le stadio Comunale à Turin où Platini jouait. Le vieux Hampden Park de Glasgow où St-Etienne perdît sa finale, le stade du Wankdorf à Berne où la grande équipe de Hongrie se fît surprendre par une Allemagne terrifiante. Le stade de Leipzig, antre de la doctrine communiste de la RDA avec ses 120.000 places, ressemblait à un gigantesque cratère de volcan. Et forcément, se retrouver à l'intérieur et revenir dans le passé impressionne. C'est la même chose avec le stade Olympique de Berlin où Jessie Owens fît l'affront de ridiculiser l'Allemagne devant son führer.

Stade Jean Bouin. Nîmes.

N'as-tu pas le sentiment que de nos jours la plupart des stades se ressemblent, et ressemblent de plus en plus à des centres commerciaux, des antres du libéralisme économique, plus qu'à des arènes populaires ? Effectivement. Les nouveaux stades ne sont plus des arènes populaires. Finies les places debout et les bancs en bois sur lesquels tout le monde se tenait chaud en sautant et garantissait l'ambiance. Maintenant, certains stades sont des références mais ils n'ont aucune personnalité. Le stade de France malgré la victoire de 1998 est un stade fade avec ses sièges tout gris. Il ressemble à l'aéroport Charles de Gaulle. Certes, son architecture est imposante mais l'ambiance n'y est pas. Et beaucoup de villes disent de leur stade que c'est un mini-stade de France. Quel dommage ! Malheureusement, un stade se doit d'être rentable aujourd'hui, alors ils sont tous bâtis sur le même modèle. Je préfère en tous cas les vieux stades rouillés et biscornus.

Comment fais-tu pour faire accepter ta passion au sein de Dionysos ? N'es-tu pas sujet à quelques moqueries ? Personne ne se fout de toi ? Il n'y a aucune moquerie au sein du groupe. Nous aimons les gens passionnés, et il n'y a rien de plus triste que des gens sans passion. C'est vrai, c'est farfelu mais la visite de chaque stade et les risques que je prends permet de raconter une petite histoire. En plus, la majorité du groupe aime le football. On a même visité ensemble le stade de Leipzig...

Y a t-il des gens avec qui tu partages cette passion dans le milieu où tu évolues ? Culture et football n'ont jamais fait bon ménage dans ce pays ? Beaucoup de musiciens aiment le football. Sans doute parce que l'ambiance des stades rappelle les salles de concert. On joue également devant son public et les gens font parfois la « ola ». Alors découvrir un stade ou une salle de concert, c'est un peu la même chose. Mais c'est vrai que je dois être un des seuls à visiter des stades et les reproduire en maquette. En tous cas, j'ai l'impression que la culture et le football se rapprochent de nos jours. Le football m'a permis de connaître parfaitement et de manière ludique la géographie. On peut aimer le foot, et par conséquent les stades, sans être forcément un bourrin. La culture est maintenant de plus en plus large et le football, véritable phénomène de société, y à sa place.

Le premier stade dans lequel tu as mis les pieds ? Le premier stade que j'ai visité, c'est le stade Gerland à Lyon en 1983 avec mon père.

L'émotion la plus forte que tu as connu dans un stade ? Dans un stade vide, c'est sans doute celle que j'ai connu en pénétrant sur la pelouse du vieux stadio Comunale à Turin. A chaque pas, je me transformais en Platini et je revoyais tous ses coups-francs magiques qui s'écrasaient dans ces filets à la forme caractéristique. Le stades de Berlin et de Nüremberg pour des raisons bien plus tristes m'ont également beaucoup marqué. Par contre dans un stade plein, je citerai Geoffroy-Guichard où mon père m'avait emmené en 1984. C'était le premier match de foot auquel il allait assister, et pour moi aussi. J'avais tout juste dix ans. Et ce soir-là, Platini pour son retour à St-Etienne avec sa si belle équipe de France allait donner un récital à cette accrocheuse équipe de Yougoslavie. C'était durant l'Euro. Trois buts merveilleux dont je me souviendrai toute ma vie.

Le Parc Gaston Gérard à Dijon, tu connais ? As-tu déjà eu l'occasion d'y faire une visite ? Et oui, je connais le Parc Gaston Gérard avec sa piste d'athlétisme (avant sa rénovation, ndlr) et ses tribunes latérales couvertes. Il y a de grands espaces verts autour. Je l'ai visité après un concert à La Vapeur il y a quelques années...

Dernière question. Peux-tu me situer ces stades : Auguste Delaune ? Marcel Saupin ? Emile Albeau et Yves Jaguin ? Auguste Delaune c'est Reims. Saupin, c'est Nantes. Albeau c'est Sedan et Jaguin, c'est le vieux stade de Guingamp.

Parc Gaston Gérard. Dijon. (2013 - SR)

F.C BARCELONA 1972-73. By Este.


F.C BARCELONA 1972-73.
Debout : Michels (ent.), Costas, Reina, Zabalza, Gallego, De La Cruz, Torres, Laguna, MOra, Juan Carlos, Rifé, Cortés, Sadurni, Asensi, Rodri (ent. adj.).
Accroupis : Revuelta, Claudio (préparateurs), Rexaxh, Marti Filosia, Juanito, Alfonseda, Barrios, Pujol, Pérez, Abete, Mur (masseur), Andreu (masseur), Marcial.


A l'affiche ce soir... JEAN CASTANEDA vu par SLip.

S'il était entraîneur, SLip imposerait le marquage à la culotte à ses défenseurs. Mais l'artiste n'est pas sur le banc. Son tableau noir, c'est plutôt la feuille blanche sur laquelle il couche sa vision du football et son Histoire, en mettant à l'honneur les plus grands joueurs, les matches du siècle et les clubs de légende. A l'affiche ce soir... JEAN CASTANEDA.


PETER ALEXANDER. La Mannschaft et Mexico mi amor.

Peter Alexander et son orchestre.

Après un mondial de pourris en 82 en Espagne où ils éliminent, en accord avec le cousin autrichien, l'Algérie au 1er tour et Battiston en ½ finale, la Mannschaft joue sur la corde sensible avant de s'envoler pour le Mexique quatre ans plus tard, et tente de faire un peu couleur locale. Toujours bon pour l'intégration et faire mentir les rumeurs peu élogieuses qui circulent autour de cette équipe de bûcherons. Et eurêka, la délégation germanique débauche Peter Alexander pour interpréter l'hymne officiel de la sélection. Qui ça ? Peter Alexander, man. Une sorte de Julio Iglesias en veste autrichienne (il est né à Vienne en 1926) qui mène aussi les carrières d'acteur et d'animateur télé. Un poids-lourd du showbiz qui bat régulièrement les records d'audience Outre-Rhin avec son « Peter Alexander Show ». C'est comme « Sacrée soirée » par comparaison en fait. Seules les finales de coupe du Monde de football rivalisent avec les scores du présentateur au teint über alles. C'est dire la popularité du bonhomme, qui plaqua ses études de médecine pour tenter sa chance dans le milieu du spectacle au début des années 50. En terme d'image, la Mannschaft réalise un gros coup en collaborant avec l'artiste préféré des Allemands, qui jouit encore d'une bonne côte lorsqu'il chante « Mexico mi amor » à 60 balais bien tapés en compagnie du Kaiser et compagnie. Un titre qui accompagne la formation germanique jusqu'au terme de la compétition et cette défaite contre l'Argentine au bout de la route. Presque le dernier round aussi pour Peter qui continua d'animer quelques émissions et de disparaître du petit écran à l'approche du deuxième millénaire. Un écran qui vire au noir le 12 février 2011. Peter Alexander s'éteint dans sa quatre-vingt-cinquième année. Un deuil national en Autriche qui lui rend hommage avec des funérailles publiques. Toujours cette foutue popularité que la Mannschaft aimerait goûter un jour hors de ses bases. C'est pas gagné en voyant les tronches sur la photo.



PUB. Adidas. Franz Beckenbauer.

ADIDAS
Traction in action
(1977)

BAYERN MÜNCHEN 1972-73.


BAYERN MÜNCHEN 1972-73.
Debout : Franz Krauthausen, Uli Hoeness, Jonny Hansen, Franz Roth, Gerd Müller, Georg Schwarzenbeck, Franz Beckenbauer, Udo Lattek (ent.).
Accroupis : Manfred Seifert, Willi Hoffman, Rainer Zobel, Sepp Maïer, Paul Breitner, Gunther Rybarczyk.

SO FASHION. Dettmar Cramer.

Napoléon à l'Olympiastadion.

« ich bin Napoléon et che fous emmerde !!! ». Reconnu pour son travail méticuleux, c'est pas pour rien qu'on le surnomme le « professeur du football » de l'autre côté du Rhin, et grâce aux nombreux titres qui figurent à son palmarès (dont le doublé en C1 1975 et 76), Dettmar Cramer endosse le costume d'empereur au mitan des 70's. Un titre acquis grâce à la domination du Bayern lors de ses campagnes européennes, sous les ordres d'un homme à poigne qui n'hésite pas à bousculer ses troupes. « Je vais te botter le cul jusqu'à ce que tu deviennes international » s'adresse t-il ainsi au jeune Karl-Heinz Rummenigge, dix-huit ans tout mouillé à l'époque. De quoi impressionner même le plus robuste des attaquants teutons, malgré la taille du petit nerveux qui ne mégote pas sur la discipline et la rigueur du haut de son mètre soixante-cinq. Guère plus grand que son maître qui culminait à 1m68. Pour tourner en dérision la taille du technicien allemand, Sepp Maïer prît pour habitude d'appeler son coach « mon mètre ». Un vrai pince-sans-rire ce Maïer.

TROYES AUBE FOOTBALL 1972-73.


TROYES AUBE FOOTBALL 1972-73

Debouts : Cordier, Artelesa, Fièvet, Thoirain, Formici, Jacques.

Accroupis : Defferez, Natouri, Trébuck, Dumat, Steyer.

Stadium view. LA MEINAU.


Stade: LA MEINAU. 
Lieu: STRASBOURG. 
Pays: FRANCE. 
Club résident: R.C. STRASBOURG 
Année: 1984.

En 1984, le stade de la Meinau fait peau neuve. Un lifting (nécessaire) pour l'enceinte du Racing, choisie parmi six autres villes pour accueillir des matches de l'Euro (deux au total : RFA-Portugal et Danemark-Belgique) organisé en France, dont les premiers coups de pelle remontent à 1978 avec l'accord de la municipalité. Les travaux de rénovation permettent de porter la capacité du stade à 48.000 places (à la louche) et d'en faire une réalisation moderne à l'époque, inaugurée quelques mois avant le début de la compétition, à l'occasion d'un France-RFA (17/4/1984) qui n'a d'amical que le nom (salauds de boches). En chantier pendant cinq ans, la Meinau dévoile ainsi aux Bleus - et aux hools franco-germaniques venus en découdre en Alsace - son nouveau visage avec ses places toutes couvertes (dont 17.000 assises), ses salles de soins et de conférences, son resto... Une opération à l'Américaine pour un coût de 117 millions quand même. Et quelques histoires à raconter.

Lors de la saison 1978-79, la capacité du stade est réduite à 29.500 places. L'année du titre pour le Racing. Une mauvaise coïncidence qui pousse les dirigeants strasbourgeois à ouvrir le virage Ouest (alors fermé) lors de la venue du PSG pour le compte de l'avant-dernière journée du championnat. Cinq mille supporters s'engouffrent entre les bétonnières et les brouettes pour assister à la rencontre afin de fêter le titre de leur équipe. Une ambiance de coupe d'Europe et des gens nichés sur les échafaudages, les pylônes d'éclairage ou sur le toit des tribunes pour certains. Après tout, on n'est pas tous les jours champions. D'autant que le stade s'enflamme encore une fois l'année suivante, mais pas pour les mêmes raisons. A la suite du licenciement de Gilbert Gress par le président André Bord, les supporters du Racing saccagent leur enceinte à l'occasion de la réception des Canaris, lesquels ont succédé aux Racingmen au palmarès du championnat. Insultes, charges de CRS, la Meinau s'embrase et ne se remettra jamais de cet incident. Le Racing s'enfonce dans la crise. Une parmi les autres qui s'étalent par décade. Dix ans après le début des travaux et à la veille de l'Euro 88 en Allemagne, la Meinau est le théâtre de la finale de la coupe des vainqueurs de coupes qui oppose Ajax à Malines. Aujourd'hui l'enceinte bâtie en 1906 accueille des matches amateurs et affiche une capacité de 29.000 places. C'est vraiment la crise au Racing.

La Meinau en 1972.

STADE LAVALLOIS 1973-74.



Debouts : Desgages, Plessis, Cougé, Rodighiero, Nivaut, Leroyer, Le Milinaire (ent.).

Accroupis : Lugier, Lamy, Tripp, Lemieuvre, Drouet.

Le dico argot-foot du professeur Migeon. (Part 16).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

ENVOYER AU CHARBON:
Envoyer de longues balles à avant qui obligent les attaquants à beaucoup de courses dans le vide.
  • « Je suis sur des chardons ardents. Qu'y si frotte, s'y pique. Hi hi... ». (Olivier Rouyer sur la chaîne cryptée).
  • « Poussez, poussez, les wagonnets ». (Les supporters du RC Lens).
  • « J'ai été champion du Monde et me voilà en Belgique à entraîner une équipe de campagne. Je suis au fond du trou ». (Lionel Charbonnier qui broie du noir).
  • « Dis-donc, t'as pas bonne mine toi ». (Michel Platini à son ami Gervais Martel après la vente du RCL).
- Le cas en image -
Des joueurs au charbon. Robert Herbon, Patrick Parizon et Ivan Curkovic au fond de la mine. (1972).