HOLIDAYS IN THE SUN. Jean-François Larios.

En vacances, Larios part à la bêche !
Vacances et tourisme ne font pas bon ménage, selon Jean-François Larios, qui se répand dans les colonnes de Football Magazine en 78. « On ne peut rien approfondir » regrette Jeff. L'international s'explique d'ailleurs à coeur ouvert et sans ménagement sur la profession qu'il a épousé. « Du tourisme, nous en faisons d'une drôle de façon puisque nous parcourons des milliers de kilomètres, mais hélas nous allons le plus souvent de gares en aéroports aux stades et aux hôtels. » Un joueur en tournée, c'est un peu comme la vie d'une rock-star. Un planning serré et peu de temps pour soi. « Nous n'avons guère le temps de contempler un paysage ou de découvrir des choses intéressantes. » Pas même le temps de rendre visite à la femme à Platoche, par exemple. Non, le football c'est plutôt métro, boulot, dodo et gnons sur les mollets pour celui qui aime les rencontres fortuites. « Moi, j'aimerais bien pouvoir prendre des contacts, étudier certains caractères. » Et pourquoi pas certaines morphologies, si affinités. Tout ça, il se le réserve pour après, quand sa carrière aura pris fin. « Là, il n'est pas dit que je retourne dans certains coins que ma vie de footballeur m'ont quand même permis d'entr'apercevoir. » Afin de profiter (enfin) du joli carnet d'adresses que Jeff s'est constitué durant ses voyages professionnels ?

LA FICHE DETAILLEE. Marco Tardelli.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
MARCO TARDELLI
- Le décathlonien de la Squadra  -
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Thierry Roland on tour and special guest. LOÏC AMISSE.

Loïc Amisse et une vieille branche.
- Bon, bin, mon cher Thierry, puisqu'on a fini tous les deux, ça te dirait de t'en mettre un derrière la cravate ?
- Ah, avec plaisir, mon p'tit canari. Me taperais bien une boisson à l'amisse, tiens ! A l'amisse ! Hin hin hin...
- Pfff...
- Et quelques noix de cajou, c'est possible ?

TORINO CALCIO 1984-85. By Panini.


TORINO CALCIO 1984-85

En haut : Pileggi, Comi, Galbiati, Beruatto, Danova, Sclosa, Picci.
Debouts : Biasi, Serena, Martina, Zaccarelli, Copparoni.
Assis : Dossena, Junior, Cazzaniga, Radice, Sala, Schachner, Francini.
En bas : Tardito, Corradini, Ferri, Caso, Mariani, Giunta.




INTERVIEW. Krimau.

Céline Dion a eu son « merry » René, le championnat de France de foot a, quant à lui, eu son Merry Abdelkrim dit Krimau. Un des héros de l'épopée bastiaise de 78, qui a pas mal bourlingué par la suite, évoque sa carrière en buteur-express, tel qu'il était sur le pré. Rencontre avec l'international marocain (13 séléctions, 5 buts), attaquant titulaire des Lions de l'Atlas lors du Mondial 86, et plutôt heureux de son parcours professionnel à travers la France, qui en pince pour la Corse et Paname.

Le souvenir qu'il te reste de ton premier match pro ?
C'était un Paris S.G-Bastia. J'ai marqué un but au Parc des Princes. 

Et du dernier ?
Finir avec le Matra... C'était un objectif.

Que représente pour toi l'épopée bastiaise en coupe UEFA 78 ?
1978, c'était une année exceptionnelle. J'ai marqué cinq buts en coupe d'Europe, et surtout joué une finale. J'étais heureux pour la Corse.

Abdelkrim Merry : une étoile à Bastia.

Après le Sporting, tu as la particularité d'avoir beaucoup voyagé, 7 clubs en 7 ans (Lille, Toulouse, Metz, Strasbourg, Tours, Le Havre, St-Etienne). Pourquoi ? Par goût des contrats à court termes ?
Non, je voulais changer de clubs pour avoir une expérience ailleurs. Et ainsi de côtoyer d'autres entraîneurs.

Dans lequel de ces clubs n'aurais-tu pas du aller ?
Partout où j'ai joué, j'ai été heureux.

Ta saison la plus aboutie, c'est en 1982-83 avec le F.C Metz (23 buts) ? Est-ce grâce à ta complicité avec Tony Kurbos sur le terrain ?
Pas spécialement. C'était le travail de l'équipe, et moi j'ai fais le reste.

Krimau à Metz. Toujours à l'heure pour scorer.
L'apogée de ta carrière, c'est la coupe du Monde 86 au Mexique. Comment as-tu vécu cette compétition ?
La coupe du Monde, c'est effectivement le sommet. C'est fantastique ! On ne peut pas le décrire, il faut le vivre.

Tu as effectué toute ta carrière en 1ère division, sauf à Toulouse (1981-82) alors en D2. Comment juges-tu cette expérience au T.F.C ?
Mon ancien entraîneur - Pierre Cahuzac - était à Toulouse à l'époque, et il m'a demandé de lui donner un coup de main pour faire monter le T.F.C en première division. Chose faite en fin de saison. J''ai d'ailleurs marqué le but de la montée à Saint-Dizier.

Tu as fini ta carrière au Matra (de 1987-89) qui ne manquait pas d'ambition à l'époque. Bizarrement, tu as perdu toutes tes illusions à Paris ?
Non, comme je l'ai dit plus haut, c'était un objectif de finir au Matra. J'aime Paris. Mes deux garçons y étaient très heureux. Mais surtout parce que c'est la plus belle ville du monde.

Le plus grand regret de ta carrière ?
Je n'ai pas de regrets. Ma carrière, ce n'est que du bonheur !

Ton match le plus accompli, celui où tu t'es senti le meilleur joueur du monde ?
Le match à Torino. J'ai marqué deux buts au stadio Comunale. C'était le bonheur pour moi, pour la Corse, et pour le football français.

Krimau à Torino.

S.E.C BASTIA 1976-77. By Panini.


S.E.C BASTIA 1976-77

Debouts : Petrovic, Desvignes, Cazes, Luccini, Orlanducci, Burkhardt.
Accroupis : Félix, Franceschetti, Zimako, Papi, Dzajic.


BIO EXPRESS DEGRADABLE : Ognjan Petrović.

OGNJAN PETROVIC.
Les dirigeants bastiais croient-ils avoir fait la bonne affaire, à l'été 76, lorsqu'ils débauchent Ognjan Petrović de l'Etoile Rouge de Belgrade. Le portier serbe, dans la tradition des grands gardiens yougoslaves du championnat de France, est dans la lignée des Ivan Ćurković et Ilija Pantelić; ses homologues à Sainté et Paris S.G. International depuis 1973, Petrović a gardé les bois de la sélection nationale lors de la coupe du Monde 74, et vient de participé à l'Euro 76 quand il débarque en Corse, sur les conseils de son grand ami « Dzaja », Dragan Džajić, l'attaquant-star du Sporting. Avec son statut de titulaire en sélection (il en compte quinze au total), ses quatre titres de champions (1968, 69, 70 et 73), son triplé en coupe (1968, 70 et 71) avec l'Etoile Rouge et son mètre quatre-vingts cinq, c'est un géant qui arrive à Furiani. Malheureusement au pied d'argile.

Petrović K.O

Même s'il manque parfois d'un peu de concentration, selon son confrère Ćurković, Ognjan Petrović tient la boutique en bon professionnel. La bête est douée mais fragile. Toute la saison 1976-77, il joue avec une épaule en vrac qui le fait souffrir. Ce qui l'empêche de donner la vraie mesure de son talent. Si le Sporting possède une attaque de feu (82 buts dans la saison), il aussi beaucoup de buts (53). Mais le natif de Kruševac est un dur au mal qui s'accroche, comme ce jour de derby contre Nice où il envoie des bourre-pifs aux Aiglons. Parfois suppléé par le jeune Marc Weller, Petrović aborde l'exercice suivant avec un état d'esprit revanchard.

Mais Bastia reste dans les starting-blocks et commence le championnat par une série de trois défaites ! Le S.E.C.B 1977-78 piétine avec son gardien convalescent, et juste avant son premier rendez-vous européen contre un autre Sporting, celui du Portugal. A l'aller comme au retour, l'équipe corse et Petrović sont héroïques. Menés au score lors des deux oppositions, Bastia arrache le succès à chaque fois (3-2; 2-1). Le Yougoslave est l'un des protagonistes de la qualification des Corses lorsque survient la rechute. A l'automne, Petrović est contraint de se faire opérer, en raison d'ennuis circulatoires à la cheville. C'est le début de la fin. « Onja » est out pour le reste de la saison. Il ne peut plus mettre un pied devant l'autre. Pire, celui-ci doit mettre un terme à sa carrière à 29 ans. Une sale blessure qui le poursuit toute sa vie, loin des lumières des stades. Il s'éteint le 21 septembre 2000, ce nouveau siècle qu'il n'aura côtoyé que quelques mois durant.

Onja et son pote Dzaja au club Med'.

F.C BARCELONA 1975-76.


F.C BARCELONA 1975-76

En haut : Albaladejo, Tomé, Mora, Artola, Sardurní, Corominas, Marinho.
2ème rang : Torres, Rifé, Migueli, De La Cruz.
3ème rang : Mir, Rexach, Marcial, Costas.
En bas : Fortes, Neeskens, Cruyff, Sotil, Heredia,Asensi.