FAN PICS. Nottingham Forest.


Le 30 mai 1979, la Marienplatz de Münich est envahie par une horde de supporters de Nottingham Forest venue encourager leur équipe pour la finale de la coupe d'Europe des clubs champions. Au stade olympique, les hommes de Brian Clough affrontent les surprenants suédois de Malmö et peuvent compter sur 20.000 fans anglais, aux joues rougies par la bière qui coule à flot dans la capitale bavaroise. Aucun incident notoire n'est à déplorer ce jour-là; une aubaine pour les organisateurs car parmi les supporters des Reds figurent très certainement des membres du Forest Executive Crew, un des groupes de hooligans les plus craints des Midlands.

Le F.E.C naît au milieu des années 70, à l'instar d'autres firmes qui émergent dans l'île. Sur fond de « Thatchérisme », de crise économique et de chômage, les membres du F.E.C se réunissent dans les terraces du City Ground pour y défendre leur territoire. Les débordements s'étendent souvent en dehors du stade et donnent lieu, parfois, à des scènes cocasses. Bon nombre de bastons se déroulent sur le pont de la London Rooad qui surplombe la Trent, à quelques foulées du City Ground. C'est ainsi que, pour sauver leur peau, quelques supporters adverses enjambent le pont pour finir dans les eaux du fleuve, sains et saufs, ou presque. Les jours de grand rendez-vous, le F.E.C peut compter jusqu'à 500 membres. C'est le cas en particulier contre les rivaux de Leicester et sa Baby Squad. Mais la fight ultime est réservée aux ennemis de Derby County et sa frange radicale : la Derby Lunatic Fringe. Les deux clubs, distants d'une petite vingtaine de kilomètres, sont liés historiquement à cause d'un homme, Brian Clough, lequel a coaché les deux équipes durant leur grande époque. Cette rivalité exacerbée se traduit sur le terrain, et surtout en dehors, depuis les années 60 en fait. Elle atteint son apogée en juin 1984 lorsque des membres de la D.L.F s'unissent aux hools de Leicester pour affronter Forest dans son fief. Partis à l'origine en virée pour fêter l'anniversaire d'un des leurs, la petite sauterie se termine en pugilat; des membres du F.E.C avertis de la présence indésirable de ces envahisseurs voient rouge. Entre 300 et 400 personnes prennent part à la bataille qui terrorise le centre-ville de Nottingham. Selon plusieurs témoins, c'est la guerre à coups de briques, de verres et tessons de bouteille. On dénombre plusieurs blessés chez les forces de police et les assaillants et un paquet d'arrestations (une soixantaine).

De cet affrontement naît cependant une amitié sincère entre les deux leaders des gangs opposés. Suite aux incidents et après un procès qui dure trois semaines, Tommo (D.L.F) et Boatsy (Gary Clarke) du F.E.C sont envoyés en cabane ensemble à la prison de North Sea. Les ennemis cohabitent, se serrent les coudent et finissent par s'apprécier. Depuis cette date, les rivaux d'hier alignent les pintes au pub tout en se consacrant à leurs petites affaires, chacun de leur côté. Tommo est DJ et Gary « Boatsy » Clarke a écrit un livre sur ses années hools (« Inside the Forest Executive Crew ») sorti en 2005.


LILLE O.S.C 1974-75. By Ageducatifs.


LILLE OLYMPIQUE
SPORTING CLUB 1974-75

Debouts : Ignacio Prieto, Raoul Iché, Antoine Gianquinto, Alain De Martigny, Bernard Gardon, Jean-Noël Dusé.

Accroupis : Alberto Fouilloux, René Riefa, Christian Coste, Stanislas Karasi, Gaby Desmenez.


Sponsor en toc. R.W.D MOLENBEEK (Kathy Toffee).

Quand Grundig coupe le son en 1982, Kathy Toffee prend le relais comme sponsor maillot du Racing White Daring de Molenbeek. La boîte à confiseries créée par August Verheecke juste après la Première Guerre Mondiale à Bruges est dirigée depuis 1979 par le petit-fils, lequel porte le même prénom que le grand-père. Ce dernier, dont le fils Bernard, porte les couleurs du R.W.D.M au cours de la saison 1980-81, après des passages au Cercle et Club Brugge K.V, puis un exil chocolaté en Suisse au Servette, signe un bail de quatre saisons avec le club champion de Belgique 1975, qui tarde depuis cette année faste à confirmer ses bons résultats. Avec sa Kathy flanquée sur la poitrine, le R.W.D.M du président L'Ecluse (ex-sponsor maillot de l'époque dorée) entame malheureusement son lent déclin, ponctuée par une descente en 1984 et malgré la remontée dans la foulée, le club s'enlise dans la crise et les problèmes financiers. Et après ce mariage, ta Kathy t'a quitté et Sony sonne à la porte du côté du stade Edmond Machtens (1986).


R.W.D MOLENBEEK 1985-86

Debouts : Philippe Houx, Philippe Garot, Yves Degreef, Patrick Gollierre, Hans Bouwmeester, Mike Coeck.

Accroupis : Mathy Billen, Patrick Thairet, Paul de Mesmaeker, Jack Edelbloedt, Alain Denil.

PARIS S.G 1983-84. By Panini.


PARIS S.G 1983-84

Debouts : Dominique Baratelli, Safet Sušić, Jean-Marc Pilorget, Yannick Guillochon, Franck Tanasi, Dominique Bathenay, Mustapha Dahleb.

Accroupis : Dominique Rocheteau, Alain Couriol, Jean-Claude Lemoult, Luis Fernandez.



Le dico argo-foot du professeur Migeon (Part 26).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

PRENDRE UNE VALISE :
Encaisser un carton.

  • « Valise, carton... On s'rait pas entrain de s'foutre de ma gueule par hasard ? » (Linda de Suza, chanteuse en transit).
  • « Allô, M'sieur Migeon, ici c'est la valise RTL. Vous connaissez le montant, oui ou bien ? » (Fabrice, VRP en valises de luxe).
  • « Heu, s'cuse moi man, t'aurais pas du carton que j'roule un spliff ? » (Bernard Lama, gardien de but pendant son temps libre).

  • - Le cas en image -

    Eusebio et ses potes du Benfica avec leurs valises de foot en plastique (1972).

    SPORTING CLUB TOULON 1987-88.


    SPORTING CLUB TOULON 1987-88

    En haut : Patrick Vernet, Alain Bédé, Jean-Pierre Mottet, Bernard Casoni, Joël Henry, David Ginola, Alain Bénédet.

    Au milieu : Rolland Courbis (ent.), Millet (préparateur), Thierry Taberner, Philippe Carvalho, Roger Mendy, Delio Onnis, Guizien, Asse (Pdt).

    En bas : Laurent Paganelli, Luigi Alfano, Jean-Pierre Chaussin, Jean-Louis Bérenguier, Bernard Pardo, Eric Denizart, François Zahoui.

    PUB. Adidas. Trevor Francis. 1979.


    ADIDAS
    Trevor Francis, our final test
    (1979)

    FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Billy Bonds.


    BILLY BONDS.
    Petite frappe de l'East End avec des gnons sur la tronche, traces d'un gaillard qui n'a pas froid aux yeux quand il s'agit de faire la bagarre, c'est Billy Bonds : agent très spécial de West Ham où il effectue toute sa carrière. Une bonne vingtaine d'années chez les Hammers (de 1967 à 88) à punir ses adversaires du côté d'Upton Park quand l'ICF règle ses comptes avec les bandes rivales dans tout le pays. Chronique prolétarienne. Bien trempé dans la tradition anglaise, Billy Bonds transpire le foot, la bière et la baston. Et rote sous le pif de la reine, comme Cockney Rejects – le combo punk-oï pro-Hammers – éructe l'hymne du club et n'hésite pas à causer de hooliganisme dans ses textes. Le style casuals. Plus classe et moins virulent, Billy Bonds préfère les stars et THE STRYPES, un groupe de foutus irlandais sapés comme des mods, élevé au son du rythm' and blues et au rock-garage. En mode revival. Un retour à une époque bénie où Billy soulevait la Cup... et les jupes des filles.