Luxembourg-FRANCE 1984.


- 13 octobre 1984 -
Stade Municipal. Luxembourg. 10.000 spectateurs.
- match de qualification CM 86 -
FRANCE bat Luxembourg : 4-0 (4-0). 
Arbitre Mr Henning Lund-Sorensen (Danemark).
Buts : Battiston (2ème), Platini (13ème), Stopyra (24ème et 33ème) pour la France.
Remplacements : Platini par Ferreri (58ème), Brisson par Anziani (73ème) pour la France.
FRANCE : Bats – Bibard, Battiston, Bossis, Amoros – Fernandez, Tusseau, Giresse, Platini – Stopyra, Brisson. Entraîneur : Henri Michel.
LUXEMBOURG : Van Rijswijk – Scheuer, Schonkert, Meunier – Michaux, Petry, Dresch, Hellers, Weis – Langers, Reiter. Entraîneur : Joseph Vliers.

Luxembourg-FRANCE 1984
Debouts : Amoros, Battiston, Bossis, Bats, Tusseau, Fernandez.
Accroupis : Stopyra, Giresse, Platini, Brisson, Bibard.

- LE MATCH EN PHOTOS -

 
Battiston, Fernandez et Bossis tranquilles au Grand Duché.

Platoche fait l'avion.

Brisson, Giresse, Stopyra, Battiston : quatuor gagnant.

Une première pou Bibard et un doublé pour Stop'.

Magic Dix Platini.

LA FICHE DETAILLEE. Roberto Bettega.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
ROBERTO BETTEGA
- Un homme de tête  -
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ATHLETIC BILBAO 1972-73. Cromos by Este.


ATHLETIC BILBAO 1972-73

Debouts : Milorad Pavić (ent.), Víctor Marro Francés, Fidel Uriarte Macho, Miguel Navarro Juanicorena, Ángel María Villar Llona, José Antonio Beitia Abasolo, José Ángel Iribar Kortajarena, Carlos Ruiz Herrero, Agustín Gisasola Zabala, José Ramón Martínez Larrauri, José Francisco Rojo Arroitia, José Miguel Aizpuru Domingo, Perdiguero (masseur).

Accroupis : Félix Mateo Zubiaga Atxa, José María Lasa Ibarguren, José Ángel Rojo Arroitia, Antón Arieta-Araunabeña Piedra, José Ignacio Sáez Ruiz, Jesús María Sáenz Ortuondo, Javier Clemente Lázaro, Ricardo Ibáñez Conde, José Ramón Betzuen Urkiza, Daniel Astrain Egozkue, Nicolás Estéfano Montalbán.



MATCH REPLAY. Le jour où... Metz ramone Barcelone.

Bernad et Sanchez pactisent.

Lorsqu'ils remportent la coupe de France devant Monaco en 1984, les Messins écrivent déjà une belle page de l'histoire du club. L'équipe du président Carlo Molinari valide dans la foulée son ticket pour la coupe des vainqueurs de coupes et n'imagine pas, quelques mois après son succès au Parc, qu'elle va signer un des plus beaux chapitres du roman des clubs français en coupe d'Europe. Une petite revanche pour une région, la Lorraine, en proie à une crise économique qu'elle prend en pleine gueule et en voie de désindustrialisation à l'aube des années 80.

Sonor et Hinschberger : les charlots en action devant Archibald.

C'est pourtant un os qui attend le F.C Metz au premier tour de la coupe des vainqueurs de coupes édition 1984-85. Les Lorrains héritent du Barça et son trio magique, le CSA, à savoir Carrasco-Schuster-Archibald. C'est la MSN de l'époque, sans tatouage, mais avec du poil aux pattes. A l'aller au stade Saint-Symphorien, le 19 septembre, la rencontre ressemble à un match de gala offert aux supporters messins après la victoire en coupe de France. Un cadeau empoisonné qui permet aux 22.000 spectateurs de mesurer l'écart entre les Calatalans et les joueurs locaux. L'équipe de Terry Venables se promène en Lorraine et profite des failles de la défense messine, trop tendre, et des bévues du gardien Michel Ettore que le Barça emmène danser, ce soir-là, dans ses filets. Barcelone s'impose (2-4) et pense déjà au prochain tour, en appuyant où ça fait mal par manque de modestie.

« On va offrir un jambon à Ettore pour le remercier de tous ses cadeaux » plaisante Bernd Schuster avant le deuxième acte. L'Allemand jubile dans la presse comme son coéquipier Steve Archibald. L'attaquant écossais estime de son côté que le F.C Metz est « une bonne petite équipe de charlots. » Des clowns sans ressource quand, dans un Camp Nou déserté par ses socios – ils ne sont que 24.000  spectateurs présents ce 3 octobre – Carrasco ouvre la marque au bout d'une demi-heure. La promenade de santé se poursuit pour le Barça, sûr de son système tactique. En jouant très haut, les Catalans s'exposent aux contres et offrent des boulevards aux attaquants messins. C'est d'abord Tony Kurbos qui profite des largesses espagnoles (38ème) avant que Sanchez, capitaine blaugrana pas salaud et fair-play, donne l'avantage aux Grenats (43ème). A la mi-temps, Metz est en tête et le Camp Nou en rigolerait presque.

Carrasco-Ettore. Le coup de jambon.

En début de seconde période, Ettore tient la baraque et donne la frite à ses partenaires. Sur une ouverture de Jean-Paul Bernad, Kurbos file au but, dribble Amador et marque le troisième but messin (55ème). A cet instant, le Camp Nou sonne de plus en plus creux. Il reste trente minutes, qui semblent une éternité pour des socios désemparés par la prestation de son équipe. Barcelone continue son pressing aveugle et sans imagination, mais c'est Philippe Hinschberger qui donne des frissons aux supporters catalans, sur un tir qui frôle la lucarne,  à l'heure de jeu. Un ange passe sur le pré et dans les travées du stade. Les hommes de Marcel Husson ont des ailes et multiplient les contre-attaques. Sur l'une d'entre-elles, Tony Kurbos fait mouche, profitant d'un service de Jules Bocandé. Il reste cinq minutes à jouer et l'attaquant moustachu, grâce à son triplé, vient d'offrir la qualification à son équipe. « Un succès sans précédent face à un adversaire aussi prestigieux », selon Hinschberger qui savoure comme le reste de l'équipe. « Archibald nous avait traité de charlots, enchaîne Claude  Lowitz qui n'a pas oublié les paroles du buteur écossais après le match aller, eh bien, je lui retourne le compliment. » Pas de mal à se faire du bien. Le mot de la fin revient à Michel Ettore, héros malheureux du premier acte, qui tient sa revanche. « Le match que j'ai réussi ce soir est une réponse à tous mes détracteurs, jubile le gardien messin. Pour l'équipe, c'est super ce qui nous arrive. Ce soir, à Metz et dans toute la Lorraine, ce doit être la joie. » De quoi faire taire le CSA, privé d'image et de son ce 3 octobre 1984.

Tony Kurbos, héroïque moustachu.

HIBERNIAN F.C 1973-74.


HIBERNIAN F.C 1973-74

En haut : Robert Smith, Derek Spalding, Jim McArthur, Des Bremner, Jim O'Rourke.

Au milieu : Eddie Turnbull (manager), Wilson Humphries (coach), John Blackley, Alex McGregor, Tony Higgins, John Brownlie, Jim Black, John Fraser (ent. adj.), Bertie Auld (ent. adj.).

En bas : Alex Edwards, Eric Schlaeder, Iain Munro, Pat Stanton, Alan Gordon, Alec Cropley, Arthur Duncan, Tom McNiven (ent.).

FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Alex Forsyth.


ALEX FORSYTH.
Pensionnaire des Red Devils de 1972 à 79, Alexander Forsyth – il préfère Alex – n'est pas vraiment un titulaire indispensable à Manchester United. Le défenseur écossais – dix sélections au comptoir, au compteur sorry, et une kyrielle de pintes pendant les rassemblements – formé puis viré par Arsenal au début de sa carrière, cire plus le banc qu'il ne jouit d'un temps de jeu conséquent. Alex profite alors d'une carence de convocation sur le pré pour écumer les pubs de la cité mancunienne, et noyer ses rouflaquettes et son chagrin dans l'alcool. C'est là, dans les salles enfumées, entre les happy hours et une partie de fléchettes, que le lad à gueule d'ange parfait sa culture musicale et son look de rockeur décadent. Avec son faux air de Dennis Lyxzén, Alex Forsyth est International (grâce à la Tartan Army), Noise (il fait du bruit en rotant ses bières), Conspiracy (à cause de son coach qui l'oublie trop souvent sur la feuille de match) et songe de plus en plus à sa reconversion post-football. Perdu pour les Rangers, qu'il fréquente épisodiquement de 1979 à 82, Forsyth s'imagine alors leader d'un combo à guitares rentre-dedans. Une manière d'exorciser la frustration accumulée au cours d'une carrière up and surtout down, et de prendre son pied à cracher sur le public sans risquer l'expulsion du terrain. Pour lui, la scène, quelque part, c'est le théâtre de ses rêves. Un peu comme un concert de FRUSTRATION, son groupe préféré improbable et le copié/collé frenchy post-punk de Joy Division.



MAILLOT DE LEGENDE. Manchester City.

Après le titre de champion (1968) et une F.A Cup (1969), les Citizens continuent de remplir la vitrine aux trophées en 1970. Cette année-là, Manchester City réalise en effet un doublé en remportant la League Cup, à Wembley, face à West Bromwich Albion (2-1), et en cognant les Polonais du Górnik Zabrze, au Prater de Vienne, en finale de la coupe des vainqueurs de coupes, sur un score identique. De quoi faire taire les sarcasmes du rival local - lequel se trouve sur la voie du déclin à l'aube des seventies - car à Manchester, on naît Citizen ou Red Devil. Une rivalité poussée à son extrême les jours de derby, où la rancune des supporters des deux équipes oblige parfois à faire le coup de poing. Une bataille rangée dans une ville divisée en deux, à l'Est les prolos de City et à l'Ouest, les nantis de Man U. Au début des années 70, le temps est au beau fixe du côté de la cité mancunienne. Un joli bleu ciel pour une ville plutôt habituée à la grisaille et/ou aux frasques de George Best. Or, les meilleurs à cette époque ont pour noms Colin Bell, Mike Summerbee ou encore Francis Lee.


MANCHESTER CITY 1969-70

En haut : Alan Oakes, Colin Bell, Mike Doyle, Glyn Pardoe, Tony Book.

Au milieu : Malcom Allison (ent. adj.), Arthur Mann, Tommy Booth, Joe Corrigan, Harry Dowd, George Heslop, Dave Ewing (ent.).

En bas : Ian Bowyer, Bobby Owen, Neil Young, Tony Coleman, Francis Lee, Mike Summerbee, Dave Connor.

Colin Bell et Francis Lee.

A.S MONACO 1973-74. By Ageducatifs.


A.S MONACO 1973-74

Debouts : Ruben Bravo (ent.), Claude Quittet, Jean-Louis Samuel, André Guesdon, Yvon Chomet, Yves Texier, Michel Odasso, Christian Montès.

Assis : Georges Prost, Christian Dalger, Jean Petit, Delio Onnis, Omar Pastorizza, Roberto Aníbal Tarabini.