C.A INDEPENDIENTE 1973.


C.A INDEPENDIENTE 1973.
Debout: Santoro, Commisso, Sa, Lopez, Garisto, Pavoni.
Accroupis: Balbuena, Pastoriza, Maglioni, Semenewicz, Mircoli.

A l'affiche ce soir... DIEGO MARADONA vu par SLip.

S'il était entraîneur, SLip imposerait le marquage à la culotte à ses défenseurs. Mais l'artiste n'est pas sur le banc. Son tableau noir, c'est plutôt la feuille blanche sur laquelle il couche sa vision du football et son Histoire, en mettant à l'honneur les plus grands joueurs, les matches du siècle et les clubs de légende. A l'affiche ce soir... DIEGO MARADONA.


FAN PICS. Argentine.

 
Aïe, Pepito !
- Mascotte de la coupe du Monde 78 -
Cérémonie d'ouverture.

VASCO DA GAMA F.C 1975.


VASCO DA GAMA F.C 1975.
Debout: Andrada, Puruca, Renê, Alcir, Miguel, Alfinete.
Accroupis: Dé, Jair Pereira, Zanata, Roberto Dinamite, Luis Carlos et Youssou N'Dour. (Santana en fait, masseur).

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Roberto Dinamite.

ROBERTO DINAMITE.
Un nom qui claque comme un morceau des Hives. Tick tick boom ! Carlos Roberto de Oliveira dit « Roberto Dinamite » disperse et ventile aux quatre coins du Brésil. Façon puzzle. Les gardiens du pays en ont chopé une tête à la Picasso période cubique. Son surnom explosif, Roberto le doit à un journaliste d'un quotidien sportif local, le « Jornal dos Sports », qui titre son article par un « GAROTO DINAMITE EXPLODIU ! » après un but exceptionnel de la fine gâchette au Maracana contre Inter un jour de novembre 1971. En gros, Roberto c'est de la bombe qui pète à la gueule, et le gaillard a tout juste 17 ans. L'âge con pour certains, mais pour Kid Dinamite c'est la période canonnier sous les couleurs du Vasco de Gama. Son club de toujours avec lequel il joue plus de 1.000 matches et inscrit la bagatelle de 708 buts ! A ce tarif-là, on est pas à un chiffre près. Meilleur buteur de l'Histoire du club. Pan ! Et encore quelques balles dans le barillet qu'il réserve pour la Seleçao. 38 sélections et 20 buts. Un ratio de tueur à gages et une réputation de flingueur qu'il traîne en Argentine pendant la coupe du Monde 78 (3 buts). La suivante, il la passe sur le banc à tirer les pigeons au ball-trap. La (b)lose explosion.  L'Espagne n'est pas son Far-West. Un pays sans foi ni loi. Son statut de tireur d'élite en prend un petit coup à Barcelone qu'il quitte comme un voleur après quelques apparitions sans faire parler la poudre (1980). La faute au shériff du catenacio Helenio Herrera qui ne goûte guère aux feux d'artifices sur le pré. Rigueur et discipline. Le coach argentin se tire une balle dans le pied et oublie que son attaquant vient du pays de la Samba. Pour Roberto Dinamite, entendez la logistique de Sepultura et la grosse caisse en avant. Une carrière menée à un train d'enfer, quelques honneurs au palmarès (champion du Brésil 1974 et de Rio 1977, 82, 87, 88 et 92) et voilà Dinamite prêt à faire sauter les urnes à l'heure de la retraite. Elu conseiller municipal de Rio (1992), Roberto milite pour le PSDB. Un parti de centre-gauche. Pas le meilleur pied pour Dinamite. Mais en général, il rate rarement ses objectifs. Puis la politique, c'est comme le foot, il suffit d'avoir un but pour réussir. Pan ! Roberto vient de claquer à nouveau avec un slogan rassembleur: T.N.T and I'll win the fight ! Un vrai programme quoi.

Fuck At The Drive-In !

FLAMENGO 1988-89. By Placar (figurinhas).


FLAMENGO 1988-89.
Debout: Junior, Zé Carlos, Josimar, Fernando, Ailton, Leonardo.
Accroupis: Alcindo, Luis Carlos, Zico, Bujica, Zinho.


BRESIL 1978.


BRESIL 1978 - coupe du Monde -
BRESIL-Italie
- 24/6/1978 -
Debout: Nelinho, Leao, Oscar Bernardi, Amaral, Batista, Rodrigues Neto.
Accroupis: Gil, Toninho Cerezo, Jorge Mendonca, Roberto Dinamite, Dirceu.

A l'affiche ce soir... ZICO vu par SLip.

S'il était entraîneur, SLip imposerait le marquage à la culotte à ses défenseurs. Mais l'artiste n'est pas sur le banc. Son tableau noir, c'est plutôt la feuille blanche sur laquelle il couche sa vision du football et son Histoire, en mettant à l'honneur les plus grands joueurs, les matches du siècle et les clubs de légende. A l'affiche ce soir... ZICO.


A.S MONACO 1971-72 by Ageducatifs.


A.S MONACO 1971-72

Debouts : Pierre Mosca, Théo Suurendonk, Robert Dewilder, André Guesdon, François Villa, Jean-Claude Piumi, Jean-Pierre Carayon.

Accroupis : Louis Floch, Christian Dalger, Arnaud Dos Santos, Taoufik Belghilt.


Finale coupe de France 1980. MONACO-ORLEANS.

7 juin 1980.
MONACO bat ORLEANS : 3-1 (1-1).
46.500 spectateurs. Arbitre Mr Konrath.
Buts : Marette (7ème csc), Emon (48ème), Onnis (65ème) pour Monaco.
Marette (27ème) pour Orléans. Remplacements : Ricort par Milla (60ème) à Monaco. Hamershmit et Marette par Helbert et Froissart (80ème) à Orléans.
MONACO : Ettori – Zorzetto, Gardon, Moizan, Vitalis – Christophe, Petit, Ricort – Dalger, Onnis, Emon. Entraîneur : Banide.
ORLEANS : Viot – Drouer, Bodji, Lemée, Plissonneau – Germain, Albaladéjo, Marette – Loukaka, Hamershmit, Berthouloux. Entraîneurs : Lemée et Drouet.

Jacky Lemée et Jean Petit.

Comme en 1979, la finale au Parc donne lieu à une opposition D1 vs D2 sous les yeux du président Giscard, sa dernière en qualité de chef de l'Etat. Monaco affronte une bande de moustachus du Loiret : U.S Orléans. Un débat à priori déséquilibré mais comme dirait le président de la République : « L'ASM n'a pas le monopole du ballon. Il est certes le favori des sondages, or une élection se joue dans les urnes et sur le terrain ». Pour en arriver là, les hommes de Jacky Lemée ont serré des paluches aux quatre coins de la France. Un parcours plutôt facile puisque les Orléanais bataillent contre l'US Montagnarde, Besançon, Angoulême et Paris F.C, soit des équipes inférieures ou de même niveau, pour se retrouver sur la pelouse du Parc. Pour certains, c'est une épopée de petits joueurs qui ont profité d'un tirage au sort plutôt clément. Qui profite aussi aux Monégasques. L'équipe de la Principauté sort du piège martégal en 1/16ème avant de se frotter au LOSC et Sochaux puis élimine Montpellier, alors en D.II, en demi. Pas de choc spectaculaire ni de charge héroïque, cette finale de coupe 80 sent le match au rabais, dénué de tout suspens.

A.S MONACO 1980

Une impression vite confirmée en début de rencontre lorsque les hommes de Gérard Banide trouvent l'ouverture dès la 7ème minute, par l'intermédiaire d'un but contre son camp du pauvre Marette. L'homme et héros malheureux du match. Monaco, qui vient de terminer le championnat loin derrière Nantes, entrevoit une prochaine participation à la coupe d'Europe en déroulant, ce qui ne fut pas toujours le cas durant la saison. C'est sans compter sur la hardiesse et le courage de Lemée et sa troupe. A la demi-heure de jeu, Marette, encore lui, égalise pour l'USO et fait vaciller le prince Rainier en tribune. Pas vraiment le genre de plan sans accroc ainsi que le confirme Gérard Banide à la mi-temps: « Nous avons été surpris en première période par cette équipe d'Orléans qui a fait preuve d'engagement et d'enthousiasme, […] mais aussi par la qualité de son jeu, avec des mouvements à deux ou trois, et une bonne progression de la balle ». Fin du premier acte, Monaco n'est pas tout seul sur son rocher et doit faire face à la nouvelle vague: le style New-Orléans.

U.S ORLEANS 1980

« C'est en seconde mi-temps qu'une rencontre se décante, lâche Banide au sortir des vestiaires tel un vieux roublard expérimenté sûr de son coup. La vérité apparaît ». Elle s'avère cruelle pour l'équipe de deuxième division. Comme au début de la partie, Albert Emon donne l'avantage aux siens dès les premières minutes de la seconde période (48ème). A croire que l'équipe du Loiret aime partir d'entrée avec un handicap pour mieux refaire surface par la suite. Mais le scénario de la première mi-temps ne se reproduit pas. Orléans vient de laisser passer sa chance et Delio Onnis, buteur aguerri, fait le break après l'heure de jeu (65ème). A partir de ce moment, il n'y a plus de match et Monaco vendange des occasions de corser un peu plus l'addtion. Par pudeur ou respect pour un adversaire vaillant. Les Monégasques manquent de réalisme et Orléans n'y croit plus. Jean Petit, capitaine de l'ASM, peut se préparer à recevoir la coupe avant d'avouer au micro: « A 1-1, ils jouaient bien, ne s'affolaient pas, et nous pouvions nous demander où nous allions ». Pour lui, ce sera aux côtés de Giscard pendant que Lémée et ses joueurs font un tour de terrain triomphal et bien mérité.


- LE MATCH EN IMAGES -

Vitalis devant Lemée.

Bernard Gardon et Christian Dalger.

Orléans fait le mur.

Loukaka, Delio Onnis et Patrick Viot.

Onnis inscrit le but du break.

Jean Petit et Giscard.

Monaco fait la fête au Parc...

... chez Régine....

... et chez le Prince Rainier.

Affiche match : Artwork by SLip.

POLOGNE 1974.


POLOGNE - WM 74 -
Debout : Adam Musial, Henryk Kasperczak, Marek Kusto, Wladyslaw Zmuda, 3 dirigeants, Andrzej Fischer, Kazimierz Deyna, Zygmunt Maszczyk, Kazimierz Gorski, Antoni Szymanowski, Zygmunt Kalinowski, Zdzislaw Kapka, Roman Jakobczak, Zbigniew Gut, Miroslaw Bulzacki, Jersy Gorgon, Henryk Wieczorek, dirigeant.
Accroupis : Leslaw Cmikiewicz, Andrzej Szarmach, Kazimierz Kmiecik, Grzegorz Lato, Jan Domarski, Jan Tomaszewski, Robert Gadocha.
( A confirmer par les lecteurs polonais).

WAGs RETRO. Jan Tomaszewski et les sirènes du nationalisme.


En 1974 pendant la coupe du Monde en Allemagne, Jan Tomaszewski est la révélation du tournoi. Le gardien polonais est le premier gardien de l'histoire à stopper deux penalties au cours de la compétition (ceux de Staffan Tapper contre la Suède et Uli Hoeness face à la RFA) et Pelé en personne le considère comme le meilleur gardien au Monde. Un statut universel que le portier de Lodz s'empresse de faire fructifier auprès de la gente féminine. Jan se laisse pousser les cheveux, porte le bandeau sur le front et écoute les « Pink Floyd de Kiev » selon René Girard qui en connaît quelques sillons sur les groupes de l'Est. T'es rock, co-commmuniste. Une attitude de rebelle, comparé aux moustaches syndicalistes et moumoutes capillaires d'ouvrier des chantiers navals portées par ses coéquipiers de l'époque, qui attire les sirènes locales et pas seulement celle qui trône sur les bords de la Vistule à Varsovie. Visiblement, Jan est devenu un gros poisson qui attire la petite friture. Changement de t(h)on quatre ans plus tard. Tomaszewski perd sa place de titulaire en Argentine. Le ras-de-marée punk est passé par là, no more guitar heroes, kill all hippies, les « Pink Floyd de Kiev » sont secoués par la vague « do it yourself » et les épingles à nourrice. Jan Tomaszewski change de bord et troque son costume de soixante-huitard contestataire contre le treillis et les bottes militaires. Il rejoint le PRON (Patriotyczny Ruch Odrodzenia Narodowego) en 1982, une organisation politique qui adhère à la mise en place de la loi martiale dans son pays (de 1981 à 83). A sa manière, Jan aussi dit « fuck ». A la démocratie et aux mouvements pour la liberté. Tomaszewski est branché par Police mais plutôt côté milice organisée sous label Jaruzelski. L'homme aux lunettes noires qui réserve des nuits blanches aux dissidents. Exit « Pink Floyd de Kiev » et son Summer of Love, place aux « Leningrad Cowboys » et son Soviet suprême. La musique, surtout rebelle, n'incite pas toujours à adoucir les mœurs. En vieillissant, Jan devient même carrément sénile et adhère au parti populiste des frangins Kaczynski, Droit et Justice (tout un programme), et crache son venin sur le statut des bi-nationaux en traitant Damien Perquis « d'ordure française qui n'a pas réussi chez elle ». La Pologne aux Polonais. Un refrain de rock identitaire qui sent le poisson pas frais. La sirène de Varsovie a beau être protégée par un bouclier, elle ne peut rien contre la connerie nationaliste. L'autre s'est échappée depuis belle lurette des griffes du portier polonais et a fondé entre-temps les « Pussy Riot ». A Moscou, l'herbe n'est pas beaucoup plus verte et la vie là-bas pas spécialement non plus un long fleuve tranquille.

La grosse cylindrée de IVAN CURKOVIC.


Quand on parle voiture avec Ivan Curkovic, ce dernier fait un bond en arrière comme pour saisir la balle au vol et troque le short contre la blouse du professeur d'Histoire. « C'est un objet symbolique de notre civilisation, lâche le gardien stéphanois au volant de sa Mercedes 300 D de 1976. On en construit de plus en plus et de plus en plus vite ». Curko évoque ainsi le début du siècle dernier et la période de l'industrialisation, l'organisation du travail sur fond de taylorisme et de productivité. Ce qui n'est pas sans gêner le portier yougoslave qui pointe, philosophe, les limites du système: « C'est donc aussi un objet finalement éphémère, qui s'use relativement rapidement, balance t-il le cul bien tassé sur la moleskine de son bolide allemand avant de balancer, presque résigné par les méfaits d'une société de consommation, parce que l'époque le réclame ». Depuis son arrivée en France en 72 et grâce aux émoluments offerts par le président Rocher, la vie de l'ancien du Partizan a changé de direction. Cap à l'Ouest, capitalisation des économies, épargne, Ivan goûte au confort et au matérialisme à l'occidentale. Mieux vaut donc rouler en grosse berline à l'accent teuton qu'en Yugo aux roues carrées. Niveau sécurité, c'est bien plus sûr. Et Curkovic sait de quoi il cause. Son rôle est justement d'assurer dans les bois. C'est pareil sur la route désormais à la faveur de sa nouvelle automobile, son sens de l'anticipation, et l'expérience acquise au volant de son vieux mulet dans les rues de Belgrade à l'époque du Maréchal Tito : « Il n'empêche que les voitures rendent service dans la mesure où on sait les utiliser à bon escient, ronronne Curko avant que le moteur ne s'emballe et de partir en aqua-planning dans le fil de ses pensées. Du coup, cela résout presque le problème de la pollution qui dépend avant tout de la façon qu'ont les gens d'utiliser les produits de la société de la consommation ». Vu sous cet angle, pourquoi pas, mais au moment de développer Curko file au garage changer une durite.


La Mercedes à Curko au Musée des Verts (photos : VFC)

YOUGOSLAVIE 1976.


YOUGOSLAVIE 1976.
Pays de Galles-YOUGOSLAVIE.
- 22/5/1976 -
De gauche à droite : Ivan Buljan, Enver Marić, Ivica Šurjak, Josip Katalinski, Branko Oblak, Slaviša Žungul, Džemal Hadžiabdić, Dražen Mužinić, Jurica Jerković, Boriša Đorđević, Danilo Popivoda.




FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Momčilo Vukotić.


Momčilo Vukotić.
A 12 ans, Momčilo Vukotić endosse son t-shirt préféré du F(uc)K Partizan. On peut vivre en régime socialiste et afficher des insanités punkisantes importées de l'Ouest décadent. Puis « Moca » - un surnom révélé par le marc de café - est né comme ça. Provocateur, dissident et anti-tout. BORN BAD, Jack of Heart et Ivan Ćurković dans l'esprit, le Serbe file un mauvais coton au sortir de l'adolescence. Il s'achète un look sous le manteau et quelques cassettes piratées de Hunx and his Punx. A 20 ans, « Moca » arbore la moustache Jugoslavija, des rouflaquettes galloises et trace la route en Zastava customisée aux capsules de Karlovačko. Sans but précis, le Yougo écrase la pédale des freins du côté de Bordeaux en pleine période post-punk, où il s'enfile des caisses de rouge. Un label étoilé de préférence. (Baby) bitch boy mal embouché, Brian Wilson sucks ! Mais l'air du pays lui manque. Momčilo Vukotić retourne prêcher pour sa paroisse et enfile à nouveau son maillot d'enfer - F(uc)K Partizan - rayé noir et blanc qui cache un gros tatouage des Cramps dans le dos. « A force de siffler du blanc sur la ligne de touche, on finit aussi par en choper dans les mollets » ironise t-il à la fin de sa carrière tout en restant un poison Ivy dans la surface.


Le dico argot-foot du professeur Migeon. (Part 10).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

CIGARE:
La grosse tête. Synonymes: la testas, le tromblon.
  • « Question de Madame Bellepaire de Loches ».(Philippe Bouvard dans sa messe des Grosses Têtes).
  • « La cigare et la fôôôrmi, cé pa un sketch de Pierre Péchin métraisse? » (Franck Ribéry à l'école).
  • « J'aime bien qu'un plan se déroule sans accroc ». (Ray « Hannibal » Domenech à ses joueurs durant la coupe du Monde 2010).
  • « Ferme ta gueule, vieux tromblon ! » » (Samir Nasri en colère contre la presse).
Le cas en image.

- Et sinon, vous n'avez pas l'impression d'avoir chopé un peu le melon ?
- Bah non, pourquoi cette question ?
- Pelé lors de sa dernière sélection avec la Seleçao -

NOUVELLE ZELANDE 1981.


NOUVELLE ZELANDE 1981.
Debout: Wilson, Woodin, Elrick, Rufer, Brian Turner, Herbert.
Accroupis: Dods, Cole, Grant Turner, Almond, Sumner.

FAN PICS. New York Cosmos.

Tatie Danielle pense soccer et New York Cosmos.
- 1977 -

A l'affiche ce soir... FRANZ BECKENBAUER vu par SLip.

S'il était entraîneur, SLip imposerait le marquage à la culotte à ses défenseurs. Mais l'artiste n'est pas sur le banc. Son tableau noir, c'est plutôt la feuille blanche sur laquelle il couche sa vision du football et son Histoire, en mettant à l'honneur les plus grands joueurs, les matches du siècle et les clubs de légende. A l'affiche ce soir... FRANZ BECKENBAUER.


NATIONALMANNSCHAFT der DDR 1979.


RDA 1979.
En haut : Werner Walter (ent.), Gerd Weber, Hartmut Schade, Hans-Ullrich Grapenthin, Bodo Rutwaleit, Hans-Jürgen Riediger, Reinhard Häfner, Georg Buschner (ent.).
Au milieu : Hans-Jürgen Dörner, Michael Noack, Martin Hoffmann, Lutz Lindemann, Joachim Streich.
En bas : Konrad Weise, Wolfgang Steinbach, Dieter Kühn, Jürgen Pommerenke.

B.F.C. DYNAMO. Stasi, drugs aber nicht rock'n'roll.

C'est sans aucun doute à l'époque le club le plus haï de la RDA, et aujourd'hui encore de l'Allemagne réunifiée. Dynamo Berlin porte sur les épaules le poids d'un lourd passé nourri à la tricherie, au dopage et au diktat imposé par ses dirigeants trop proches d'un régime liberticide. Pour les fans de football en Allemagne de l'Est, Dynamo est avant tout l'organe sportif de l'appareil d'état, le symbole d'un pouvoir répressif qui représente le ministère de la sécurité d'état (Ministerium für Staatssicherheit), la redoutable Stasi et son vaste réseau d'agents officiels et informateurs qui compte environ 266.000 membres lors de sa dissolution en 1989. Dans un pays de 16 millions d'habitants, le ratio est de 1 pour 60 ! De quoi donner des sueurs froides aux opposants au régime, ces traîtres avides de liberté qui lorgnent de l'autre côté du rideau de fer, à l'Ouest, vers le fascisme et l'impérialisme capitaliste. No future for you in GDR ! Et dire qu'ils appelaient ça la démocratie populaire.

B.F.C. DYNAMO 1978-79.

Les racines du Dynamo remontent à la création de la RDA, au lendemain de la IIème Guerre Mondiale et la division de l'Allemagne par les Alliés (1949). Sous le patronyme SG Deutsche Volkspolizei Berlin, cette organisation sans réelle prétention n'est rien d'autre qu'une association sportive pour permettre aux agents de la Stasi de se défouler le dimanche matin sur les terrains mouillés par la rosée. L'équipe vivote dans la une ligue obscure de Berlin-Est jusqu'à une première fusion avec SG Volkspolizei Potsdam. Nous sommes le 27 mars 1953, la date officielle de la naissance du club qui s'appelle désormais Sport Vereinigung Dynamo (S.V Dynamo). Un an plus tard, sous la pression du chef de la Stasi Erich Mielke et par les pratiques douteuses et typiques en Allemagne de l'Est, le club fusionne à nouveau dans le but de former une équipe compétitive. Mielke et ses sbires trouvent la combine, imparable, en décidant de transférer la totalité des joueurs du Dynamo Dresden, le champion sortant, dans son effectif. Sous un nouveau nom, S.C Dynamo (Sport Club Dynamo) devient omnisport et entame sa lente mutation avant de devenir ce monstre tentaculaire qui n'hésite pas à écarter les rivaux locaux, toujours selon les méthodes arbitraires du chef de la Stasi. C'est ainsi qu'en juillet 1971, afin de laisser place à un seul club d'élite dans Berlin-Est, Erich Mielke ordonne le transfert du Vorwärts Berlin vers Francfort sur Oder, à quelques coups de rames de la frontière polonaise. Comme il ne cessera d'appauvrir l'autre rival, F.C Union, le club des syndicalistes, en le pillant systématiquement de ses meilleurs éléments. Des pratiques qui ne souffrent aucune contestation de la part de ceux qui les subissent, au risque de finir dans les geôles du 103 de la Ruschestrasse, mais n'apportent néanmoins pas les résultats escomptés au début. S.C Dynamo doit-il ainsi se contenter d'une coupe nationale en 1959. Bien maigre consolation au vu des efforts déployés par ses dirigeants.

- Saisons 1979/80 - 80/81 et 82/83 -

Au mitan des sixties, le football est-allemand connaît une réforme. Les clubs, inclus dans des organismes sportifs, deviennent indépendants (mais toujours sous le contrôle de l'état). Tous changent d'appellation - les S.V et les S.C sont mis au rencard - et la formation de la Stasi devient officiellement B.F.C Dynamo (Berliner Fußballclub Dynamo). C'est l'acte II de l'histoire du club (1966) qui inaugure son nouveau statut par une relégation la saison suivante. Après une année au purgatoire, les exercices se suivent et ressemblent pour l'équipe au maillot grenat au cours des années 70. Malgré les astuces de Mielke, son club navigue en milieu de tableau et ramasse de trop rares accessits (2ème en 1972 et 76, 3ème en 78). Mais après les vaches maigres, sonne enfin l'heure du triomphe des 80's et les 10 titres consécutifs (de 1979 à 88) obtenus au mépris de l'étique sportive. A commencer par les méthodes de récupération des joueurs, la plupart dopés sans le savoir aux boissons douteuses ou pilules présentées comme des « médicaments de confort » ! En 2004, Falko Götz, licencié au club de 1979 à 83, concède avoir « ingurgité des substances dopantes à [s]on insu ». Ils sont une bonne quinzaine dans l'équipe à subir le même sort, et dans les autres disciplines (natation, athlétisme...) tous s'indignent des mensonges de leurs entraîneurs, eux-mêmes instrumentalisés par les chefs du régime qui avaient inclus le dopage d'état dans leur programme. Au moins sur ce point, les sportifs du pays dansent-ils sur un pied d'égalité. Mais il est écrit quelque part dans les bureaux de la fédération est-allemande que certains doivent réussir mieux que d'autres dans leur domaine. Surtout s'ils représentent les hautes sphères de la nation. Aussi, B.F.C Dynamo est-il le seul club en RDA à bénéficier d'un centre de formation financé et autorisé à pratiquer des transferts, non pas dans un cadre économique comme il se pratique partout aujourd'hui, mais pour des raisons de concentration du pouvoir. En gros, les meilleurs joueurs du pays sont sommés de jouer sous le maillot grenat et servir la cause du communisme en faisant quelques rapports sur leurs collègues et/ou concitoyens. Mais la domination du club de Berlin-Est pendant la période 79-88 n'est pas seulement le fruit d'une concentration de talents. Les victoires accumulées par le Dynamo (une série de 36 matches sans défaite entre 1982 et 83 notamment) résultent aussi du comportement des arbitres soumis à l'obéissance et la volonté de Mielke. Adolf Prokop, arbitre international de 1958 à 88 (il a participé aux J.O de Montréal 1976, aux coupes du Monde 78 et 82, aux Euro 80 et 84 et dirigea les finales de coupe UEFA 81, de la coupe des vainqueurs de coupe 84) est aussi connu pour son manque de neutralité sur les matches du Dynamo. Sans doute à cause de sa condition d'officier en mission spéciale de la Stasi, une fonction secrète qu'il mène en parallèle à sa carrière au sein des fédérations de RDA et de la FIFA. Le point culminant de cette manipulation organisée remonte à la saison 1985-86. Un épisode connu en DDR qui porte même un nom: « la peine honteuse de Leipzig ». Dynamo et Lokomotive se disputent le titre de bout en bout cette année-là. Mais au moment où les deux équipes se rencontrent pour le compte de la 18ème journée (26 au total), l'arbitre Bernd Stumpf a déjà une idée sur le résultat du match avant même le début des hostilités. Leipzig ouvre rapidement la marque mais doit ensuite faire face au 12ème homme du B.F.C, qui expulse d'abord un joueur local à 10 minutes du terme de la rencontre, ajoute du rab' au temps réglementaire, et accorde finalement un pénalty imaginaire qui conduit à l'égalisation de son équipe à la 95ème minute ! Inutile de préciser que Stumpf est aussi un agent de la Stasi et qu'il agit pour le compte de son patron. Les vagues de protestation qui balayent le pays les jours suivants la rencontre forcent l'état et la fédé à prendre une décision. L'arbitre est éconduit (tout en continuant son travail de l'ombre sous le pseudo « Peter Richter ») mais Dynamo remporte le titre à la fin de la saison. And justice for all...

- Saisons 1984/85 - 85/86 - 86/87 -

A la chute du Mur, B.F.C Dynamo paie cependant un lourd tribut à son passé douteux. Le club est rebaptisé F.C Berlin et relégué dans les divisions inférieurs du championnat d'une Allemagne réunifiée (1990). En 2004, ses dirigeants demandent auprès de la Deutscher Fussball Bund l'autorisation de porter trois étoiles sur son maillot, correspondant à la reconnaissance de ses 10 titres en Oberliga. La DFB accorde une étoile pour 3 titres, deux pour 5, 3 pour 10... Aucune réponse de la part de la plus haute institution du foot allemand. Sans se laisser démonter, comme au bon vieux temps de la république socialiste, ostalgie quand tu nous tiens, les patrons du F.C Berlin impriment eux-mêmes cette distinction. Une méthode « do it yourself » qui provoque un vif émoi dans le pays au vu de la nature et des conditions dans lesquelles le club berlinois a conquis ses trophées. Et cette blessure pas encore cicatrisée, toujours à vif, provoquée par Erich Mielke et sa police secrète qui n'hésitaient pas à éliminer les traîtres de son équipe passés à l'Ouest. La mort de Lutz Eigendorf, joueur du Dynamo de 1974 à 79, suscite encore de nombreuses interrogations et révèle les méthodes de la Stasi, toujours en première ligne pour les coups bas, sans trop laisser de traces.

- Saisons 1987/88 - 88/89 - 89/90 -