STADE BRESTOIS 1979-80.


STADE BRESTOIS 1979-80

Debouts : Yvon Le Roux, Jocelyn Rico, Daniel Bernard, Jean-Pierre Guennal, Lohou Kedié.

Accroupis : Louis Floch, Serge Lenoir, Lionel Justier, Denis Goavec, Raymond Keruzoré, Drago Vabec.

L'équipe du dimanche après-midi. CERCLE DIJON FOOTBALL 1987-88.

Au mitan des eighties, le football à Dijon, c'est le Cercle. Née de la fusion entre le F.C Dijon (F.C.D) et le Cercle Sportif Laïque Dijonnais (C.S.L.D), l'équipe au maillot jaune moutarde entraînée par Jean-Claude Dubouil, et dirigée par le président Jean-Claude Coron (depuis la saison 1985/86) partage le rectangle vert du parc municipal des Sports Gaston Gérard avec son rival, le Dijon Football Club. L'autre formation de la capitale des Ducs végète cependant en promotion Honneurs quand le Cercle Dijon Football tutoie le haut niveau au départ de la saison 1987/88. Une place en Division II acquise au terme d'un excellent parcours lors du précédent exercice. Dans le groupe Centre, le Cercle se balade et remporte le titre qui valide son ticket pour la D.II. Dub, Dubo, Dubouil !


CERCLE DIJON FOOTBALL 1987-88

En haut : Bigarnet, Rigal, Hamon, Di Mascio, Trassard, Popard, Dubouil (ent.).
Au milieu : Coron (pdt), Polo, Kerjean, Ravail, Rovcanin, Lopez.
En bas : Le Bellec, Bouachri, Henriot, Ali Kparah, Rolland, Dubourdeaux.

L'entraîneur dijonnais bâtit un effectif commando pour appréhender au mieux sa première saison au sein de l'élite du football français. Au C.D.F, on joue la sécurité avec les arrivées de Jean-Yves Kerjean, un ancien du Stade Rennais et de l'O.M, Jacques Lopez, lui aussi Minot et habitué des joutes en D.II comme l'attaquant Emmanuel Hamon, un ex du Tours F.C. Mais la vraie star c'est le Polonais Andrezj Zgutczynski, qui fuit le régime de Guy Roux à  Auxerre et arrive à la mi-saison avec un statut d'international (Mundial 86) et son expérience de champion (deux titres avec Górnik Zabrze en 1985 et 86). Restée en Bourgogne, la star polonaise et ses coéquipiers luttent pour ne pas descendre. L'équipe n'a pas encore le statut pro et son effectif est trop limité. Mais au sortir de la trêve hivernale, au bénéfice d'un stage en Algérie, le Cercle sort quelque peu la tête de l'eau et sauve in-extremis sa place en D.II au soir de la dernière journée avec un nul à Grenoble (0-0). Grâce au partage des points, Dijon assure une 15ème place au classement et peut viser d'autres objectifs à l'avenir.

CERCLE DIJON FOOTBALL 1988/89

De nouvelles ambitions qui passent par le choix d'un nouvel entraîneur. Pour 1988/89, J.C Dubouil passe du pré au placard doré de D.S et arrive Yves Herbet. L'ex-international (16 sélections), passé par Anderlecht, le Red Star, Nancy et Avignon en qualité de joueur, pose ses valises et son diplôme d'éducateur sportif à Dijon, en provenance de Martigues après des piges au Havre et à Sète. C'est une pointure et l'homme de la situation pour diriger un effectif étoffé depuis la saison passée. Des recrues à gogo. Aux prêts des Niçois Moralès et des frères Soler (Patrick et François), Andevski (Orléans) et Durand (Metz) s'ajoutent les achats du gardien Dominique Deplagne (Sète), du géant attaquant Samuel Lobé (Nancy) et du Yougoslave Zvonko Živković, un international formé au Partizan et qui arrive de la Bundesliga (Fortuna Düsseldorf). C'est un groupe taillé pour jouer les barrages à l'heure où le club obtient le statut pro. L'équipe débute timidement la saison puis monte en régime à l'automne, flirtant avec les barrages à la trêve. Le Cercle voit gros et grand, le président Coron martèle la ville avec son slogan publicitaire « Dijon en Division 1 en 1990 ! » L'en fait déjà peut-être un peu trop pépère. La deuxième partie de la saison est décevante. Le C.D.F n'aligne plus de séries et fait du surplace au classement. Le Cercle termine quand même sixième. Une place encourageante mais le ver est déjà dans le fruit au premier coup de sifflet de la saison 1989/90. 

CERCLE DIJON FOOTBALL 1989/90

La maille coule à flots, mon pauvre Amora, au Cercle à l'aube d'une nouvelle décennie. Les joueurs prêtés de retour chez eux, le C.D.F recrute sans compter, ni sans trop se soucier de la qualité parfois, et flirte avec une situation financière précaire. Sur le papier, pour gommer la déception de l'année passée, il y a du lourd. Dominique Lefèbvre (USVA, Nice, Lens), Philippe Millot (ASSE, Nancy) et Antoine Di Fraya (Toulon, Le Puy) renforcent l'effectif dijonnais. Il y a aussi Zago et Benstiti, des jeunes prêtés par l'O.L, Christophe Forest, un espoir lyonnais qui arrive de Montceau. Et pour la touche exotique, Zoran Dimitrijević, un ancien du Partizan et du Dinamo Zagreb, est la nouvelle perle yougoslave à fouler le parc Gaston Gérard, et fureter dans la cité des Ducs avec son pote Zvonko. Mais sur le pré, la mayonnaise ne prend pas. L'équipe collectionne les revers en début de saison, dont une gifle à Nancy (0-4, 4ème journée) qui fragilise la position du coach Yves Herbet. Menacé puis finalement maintenu à son poste, Herbet peine à faire passer son message aux stars de l'équipe. Il ne supporte pas non plus la pression de ses dirigeants qui ont plombé les finances du club. Il faut des résultats, qui ne viennent pas. Début novembre, alors que le Cercle n'a récolté que douze points, Herbet est remplacé par Ivica Todorov, encore un Yougo au Cercle qui prend l'accent slave. Sous les ordres de l'ancien coach du Stade Français et Limoges, Dijon renoue avec la confiance, les succès, et aligne une belle série au printemps (cinq victoires consécutives) qui assure son maintien. Dixième au final et beaucoup de questions en suspens sur le plan financier. En coulisses, le club affiche une dette de neuf millions pour cette seule saison. Pour Jean-Pierre Coron, l'appétit et la D.1 viennent en mangeant. Mais la note est salée.

CERCLE DIJON FOOTBALL 1990/91

Le club repart pour la saison 1990/91 grâce à une garantie d'emprunt de la municipalité et l'accord du tribunal de commerce. Le statut professionnel du club est par ailleurs soumis à une année probatoire. Ça sent le roussi mais Coron veut encore croire en son rêve d'un Cercle en D.I. Et recrute en conséquence avec Lionel Cristol (Béziers), Jacques Canosi (Lens) et Michel Flos (Alès). Des recrues onéreuses qui fragilise la santé financière du club. Lequel entame la saison sereinement sur le pré. Au premier tiers du championnat, le Cercle est cinquième. Un classement honorable en dépit des premiers retards de salaire et des chiffres inquiétants en coulisses. A l'automne, le Cercle connaît un creux. Sur un coup de colère, Coron vire Todorov et Jean-Claude Dubouil fait un come-back sur le banc. Toujours au contact du maintien à la trêve, la défaite à domicile contre Epinal dès la reprise (0-1, 22ème journée) est fatale aux Dijonnais. Le Cercle s'enfonce peu à peu et file vers la relégation, d'autant que le dépôt de bilan apparaît de plus en plus probable. Malgré un exploit en coupe de France contre Nice (3-1, 1/32ème) et la réception de l'O.M au tour suivant devant 15.000 spectateurs (record d'affluence toujours en cours à Gaston Gérard), les finances sont à sec. Le Cercle est mis en redressement judiciaire et quitte la D.II, sans un rond, et plonge directement en D.IV. Au niveau amateur. Mais ça, c'était avant. Avant la fusion en 1998 entre le Cercle et Dijon Football Club et la création du Dijon Football Côte d'Or (D.F.C.O), aujourd'hui en Ligue 1. Jean-Pierre Coron est lui décédé en janvier 2013 dans un accident de voiture au Maroc.

A.S NANCY-LORRAINE 1980-81.


A.S NANCY-LORRAINE
1980-81

En haut : Perdrieau, Neubert, Zappia, Moutier, Cloet, Delpierre, Jeannol, Ferrière.

2ème rang : Huart (ent.), Rouyer, Zénier, Rubio, E. Martin, Delamontagne, Lokoli, Umpierrez, Collina, Bonnavia.

3ème rang : A. Platini, J.M Fisson, Jitten, Rus, Cartier, Caullery, Goram, Targon.

En bas : Toussaint, Poirson, Festor, H. Martin, Casini, Aubert, P. Fisson.


Le dico argot-foot du professeur Migeon (Part 22).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

FLECHE :
Se dit d'un joueur qui va vite.

  • « Je ferai flèche de tout bois pour rendre ses lauriers à l'OM. » (Frank McCourt qui évoque son O.M champions project).
  • « Et moi j'ai plusieurs cordes à mon arc » (Jean-Michel Aulas, toujours dans la provoc').
  • « Sing it flesh, flesh for fantasy » (Billy Idol, la gueule de travers et ras la socquette du soccer).

  • - Le cas en image -

    Une vraie flèche (Eric Pécout).

    Les mots fléchés du professeur Migeon. Spécial Liga 70's.

    MAILLOT DE LEGENDE. Ascoli Calcio.

    Au début des années 80, le sponsoring apparaît sur le maillot des clubs pensionnaires du calcio. A l'instar du Milan A.C qui vante la qualité de la marque Pooh, des jeans de merde fabriqués du côté de San Benedetto del Tronto, Ascoli est aussi sportswear & casual. En effet, de 1981 à 84, l'équipe des Marches se balade sur le pré en Pop 84. La société italienne, fondée en 1970, jouit d'une belle réputation à l'époque, étant très populaire auprès des jeunes transalpins, popularité qui dépasse par ailleurs les frontières de la Botte. Toute une génération de « lads » européens kiffent le streetwear « made in Italy » d'autant que la marque Pop 84 est également le partenaire de la Squadra Azzurra, championne du Monde en Espagne en 82. Une vague de popularité sur laquelle Ascoli Calcio a cependant du mal à surfer, pourtant le club est l'un des plus anciens d'Italie (fondé en 1898), malgré des résultats honorables en Série A avec un effectif underground et sans noms ronflants. Ascoli, c'est la scène indie-pop 84 en quelque sorte. A la fin de leur partenariat, « il picchio » – le pivert en Italien, surnom du club – est relégué en série B à l'issue de la saison 1984-85. La conséquence peut-être, pour les joueurs, de porter des jeans trop serrés qui coupent finalement les jambes ?

    François Zahoui / Pub Pop 84 / Enrico Nicolini (1981-82).

    ASCOLI CALCIO - Panini 1981/82 -


    ASCOLI CALCIO 1982-83

    En haut : Mazzone (ent.), Trevisanello, Greco, De Vecchi, L. Muraro, Brini, Stallone, Boldini, Menichini, Colautti (ent. adj.).
    Au milieu : Scorsa, Anzivino, Gasparini, Novellino, Carotti, C. Muraro, Mandorlini.
    En bas : Iachini, Pircher, Nicolini, Zahoui, masseur, Agostini, Scarafoni, Alesi, Regoli. 

    ASCOLI CALCIO - Panini 1982/83 -

    Pooh jeans vs Pop 84 jeans (Milan A.C-Ascoli, 1981/82).

    ASCOLI CALCIO - Panini 1983/84 -

    TORINO CALCIO 1979-80. By Panini.


    TORINO CALCIO 1979-80

    En haut : Terraneo, Carrera, Claudio Sala, Pileggi, Graziani, Volpati, Zaccarelli, Paganelli, Copparoni.

    Au milieu : Vullo, Salvadori, Danova, Ferretti (ent. adj.), Radice (ent.), Cazzaniga (ent. adj.), Greco, Masi, Patrizio Sala.

    En bas : Tardito (masseur), Pecci, Sclosa, Mandorlini, Mariani, Pulici, Lucchini (masseur).



    MAILLOT DE LEGENDE. Torino Calcio.

    Ce maillot, c'est la deuxième peau du supporter granata. La deuxième peau du vrai Turinois selon Giuseppe Bonetto, manager général du Torino pendant une vingtaine d'années, qui s'exprime en ces termes en 1976. « Dans le coeur des Turinois, la Juventus ne pourra jamais être le Toro. Le vrai Turinois a toujours été tifoso de Torino. Certes, la Juve compte elle aussi de nombreux supporters, mais, en règle générale, ce sont des émigrés souvent venus du Mezzogiorno et employés par les grandes firmes piémontaises. Ces émigrés préfèrent la Juve parce qu'elle a pas mal de joueurs sudistes, par exemple Cuccureddu le Sarde, Anastasi le Sicilien ou Gentile le Romain. Vous devez savoir, d'autre part, qu'il y a toujours eu dans notre pays une certaine tension entre le Nord et le Sud, tension qui s'étend tout naturellement au football. Toujours est-il qu'en tout Turinois sommeille un toro, le toro de la légende, frappé en plein ciel de gloire et à présent ressuscité. » Le dirigeant granata fait ici référence au fameux « Il Grande Torino » qui collectionne les scudetti dans les années quarante (1943, 46, 47, 48 et 49) avant la tragédie de Superga qui décime l'équipe le 4 mai 1949. Au retour d'un match amical à Lisbonne, l'avion se crashe sur la basilique dressée sur la colline qui surplombe, à l'Est, la capitale du Piémont. Aucun survivant et un club à rebâtir qui renaît de ses cendres à la fin de la saison 1975-76. Le Toro remporte son septième scudetto – il y eut aussi celui de 1928 – en coiffant son rival juventino au poteau. Les stars de l'époque se nomment Pulici, Graziani, Zaccarelli ou Claudio Sala, le capitaine au grand cœur qui honore l'emblème du club, le taureau, symbole de courage et de détermination. Un titre qui panse un peu les plaies et honore la mémoire des anciens, les Mazzola, Rigamonti, Menti, Gabetto et tous les autres, emportés en pleine gloire, qui enchantaient le Campo Filadelfia après la messe du dimanche.

    TORINO 1975-76 
    De g. à d. : Zaccarelli, Graziani, Mozzini, Patrizio, Sala, Santin, Caporali, Pecci, Saluadori, Pulici.

    Paolino Pulici, le buteur du Toro.

    Claudio Sala, capitaine granata.

    TORINO 1975-76 by Panini.

    DINAMO ZAGREB 1974-75.


    N.K DINAMO ZAGREB 1974-75

    Debouts : Milan Šarović, Filip Blašković, Ivica Miljković, Josip Kuže, Srećko Bogdan, Ivica Bedi, Srećko Huljić, Velimir Zajec, Želimir Stinčić, Mirko Bazić (ent.).

    Accroupis : Petar Bručić, Ivica Senzen, Drago Vabec, Zlatko Kranjčar, Mario Bonić, Ratko Bobinac, Rajko Janjanin, Nenad Lušić.

    En médaillon de haut en bas : Ivica Poljak, Čedo Jovičević, Veljko Tukša.


    A.S MONACO 78. Un champion vu par Lucien Leduc.

    En 1978, l'A.S Monaco devient champion de France dans la foulée de son titre acquis en deuxième division la saison précédente, et quinze ans après un doublé historique coupe-championnat. Un homme est à l'origine de ces exploits, Lucien Leduc. L'entraîneur monégasque, parti au Servette après le doublé de 1963, reprend le club princier en 1976 pour le porter tout en haut du Rocher deux ans plus tard. C'est le troisième titre de champion pour Leduc avec les Rouges et Blancs, en comptant celui de 1961, et ce dernier ne doit rien à personne malgré le statut de promu de Monaco en début de saison. « L'équipe, voyez-vous, avait non seulement pour elle son fond de jeu, mais aussi sa régularité » argumente le sorcier asémiste avant d'ajouter que « d'un autre côté, nous avons réalisé d'excellentes séries comme ces cinq premières victoires qui nous mirent tout de suite en appétit au mois d'août, et qui ont eu leur importance puisqu'elles ont contribué à mettre notre équipe en confiance. » Un capital confiance que Monaco préserve jusqu'à la fin de l'exercice (Nantes termine à un point et Strasbourg à trois). « A la régularité, Monaco n'a pas volé son titre » lance pour conclure Leduc avant de présenter ses joueurs. Avec les félicitations du patron.

    Monaco et Dalger champions 78.

    CHAUSSIN André.
    Il s'est révélé au cours des derniers mois quand Noguès a dû jouer en position d'ailier gauche. Ce garçon athlétique et travailleur a abattu de la besogne. 

    CHAUVEAU Yves.
    Il a eu le malheur d'être blessé en début de saison, ce qui donna à son jeune collègue Ettori de lui souffler la place. Il n'en demeure pas moins un spécialiste extrêmement valable.

    CORREA Heriberto.
    Il a été très précieux par sa maîtrise technique comme par son tempérament. On l'a vu se tirer d'affaire à des postes différents : arrière latéral, libero, demi et même ailier. 

    COURBIS Rolland.
    Du tempérament, un bon placement. Il pêche encore par un certain manque de sang-froid, mais n'en est pas moins un pilier très solide.

    Christian Dalger.

    DALGER Christian.
    Le petit ailier droit a littéralement éclaté cette saison, ce qui lui a valu comme à Petit une place d'international à part entière. Ses dribbles déroutants, sa vivacité et son sens aigu du jeu offensif en ont fait un des plus redoutables ailiers de l'hexagone. 

    ETTORI Jean-Luc.
    Il a été la grande révélation de la saison. Doté de réflexes étonnants, il compense son handicap de taille par un tonus extraordinaire et par un courage à toute épreuve. C'est réellement un des grands espoirs de la spécialité.

    FRANCOIS Daniel.
    Formé au Havre, il est à Monaco depuis un an. On l'a souvent vu avec l'équipe professionnelle mais il manque encore de maturité. Pourtant ce ne sont pas les qualités qui lui manquent pour faire un bon ailier.

    GARDON Bernard.
    C'est un stoppeur très valable à tous les points de vue, car il est bon sur l'homme et il ne rate jamais une occasion de prêter main forte à ses avants.

    GUDIMARD Thierry.
    Cet avant-centre stagiaire, lui aussi pensionnaire du centre de formation, n'a joué qu'une seule fois à la place d'Onnis, mais il le fit avec tant de verve que le public du stade Louis II fut favorablement impressionné. 

    LUCCIONI Jean-Noël.
    Encore un du centre de formation. On dit de lui qu'il est un joueur du milieu promis à un bel avenir. 

    MOIZAN Alain.
    Autre révélation de l'année, transfuge d'Angoulême. Il s'est affirmé avec beaucoup d'autorité au milieu du terrain, tenant un rôle prépondérant aux côtés de Petit et Noguès. Il peut encore s'améliorer et poser bientôt sa candidature à un poste en équipe de France. 

    NOGUES Raoul.
    Un joueur du milieu dont la technique n'a d'égal que le tempérament. Il sait tout faire, aussi bien de la tête que des deux pieds et il a beaucoup apporté dans le jeu monégasque. Il peut même se transformer, le cas échéant, en un finisseur redoutable. Le type même du joueur complet.

    Delio Onnis au Parc.

    ONNIS Delio.
    Le puncheur patenté de l'équipe depuis des années. Il a encore approché la trentaine de buts cette saison. C'est le type même de l'avant-centre toujours à l'affût, capable d'exploiter la moindre faute et aussi de travailler pour ses camarades. 

    PETIT Jean.
    L'ancien et le capitaine de l'équipe. Cette année, il a atteint son zénith et on peut dire de lui qu'il est le symbole vivant du renouveau monégasque. Cela lui a d'ailleurs valu une place en équipe de France.

    RICORD Roger.
    Lui aussi au centre de formation, c'est un ailier gauche très prometteur d'autant qu'il est un véritable spécialiste du poste. 

    ROUQUETTE Michel.
    Il était au départ l'ailier gauche titulaire et il a fourni à ce titre de très bons matches, mais il manque encore de continuité dans l'effort si bien que, en petite forme il a dû céder sa place à d'autres.

    VANUCCI Albert.
    Lui aussi a rendu de fiers services par sa vitalité et son efficacité. Comme Correa, il sait en outre fort bien relancer le jeu. Le Corse de l'A.S.M a d'ailleurs joué aussi souvent que l'Argentin en position d'arrière.

    VITALIS Alfred.
    C'est un produit du club. Après une courte expérience à Tours, il est revenu à l'A.S.M où il remplit sa tâche à la satisfaction de tous. Cet arrière déterminé et pas du tout maladroit s'est même signalé très souvent par ses montées offensives ponctuées de bons tirs.


    A.S MONACO 1978

    Debouts : Ettori, Gardon, Correa, Courbis, Vitalis, Moizan.
    Accroupis : Petit, Dalger, Onnis, Noguès, Chaussin.

    VfL BOCHUM 1988-89.


    VfL BOCHUM 1988-89

    En haut : Thomas Epp, Frank Heinemann, Uwe Leifeld, Martin Slawinski, Peter Jackisch, Andrzej Iwan.
    2ème rang : Oliver Westerbeek, Thomas Kempe, Thorsten Legat, Jürgen Gredig, Martin Kree, Walter Oswald.
    3ème rang : Klaus Hilpert (manager), Franz-Josef Tenhagen (ent.), Klaus Fischer (ent. adj.), Frank Benatelli, Lothar Woelk, Joseph Nehl, Gerd Bode (ent. adj.).
    En bas : Michael Rzehaczek, Michael Hubner, Ralf Zumdick, Madjid Glack (masseur), Andreas Wessels, Rob Reekers, Thorsten Bolzek. 


    Ruhrstadion.

    R.C STRASBOURG 79. Un champion vu par Gilbert Gress.

    En 1979, le Racing Club de Strasbourg est sacré champion de France après une lutte acharnée avec ses concurrents, le F.C Nantes et Saint-Etienne, qui complètent le podium. Pour les spécialistes c'est une surprise, sauf en Alsace où le travail de Gilbert Gress, le coach du Racing, est enfin récompensé. « Schiless » - comme on a coutume de l'appeler dans le coin - atteint ainsi la reconnaissance, et passe son groupe en revue. « Un effectif d'une formidable qualité morale qui a contribué au succès du Racing » commente le patron aux lunettes cerclées qui revient sur « la saison remarquable » de ses hommes.

    La Meinau : the place to be in 1979 !
    DEUTSCHMANN René.
    Le numéro 6 est le joueur dont on parle le moins. Et cependant il a une tâche ingrate. A ce poste, je crois qu'il est l'un des meilleurs en France. Il a une très grande régularité. Et il est très collectif. Il ne m'a jamais déçu.

    DOMENECH Raymond.
    Il a sans doute effectué sa meilleure saison. Il a été l'élément le plus régulier. Il m'a apporté d'énormes satisfactions. Il est devenu l'un des meilleurs défenseurs français, il est très bon défensivement et offensivement il nous a amené beaucoup de buts décisifs.

    DROPSY Dominique.
    C'est lui, je crois, qui symbolise le mieux la progression de cette équipe. Il a beaucoup de qualités, de présence et, moralement il a une influence indiscutable sur l'équipe. Il a été un joueur déterminant cette saison. 

    DUGUEPEROUX Jacky.
    Je regrette qu'il arrête sa carrière. Il aurait pu nous apporter encore beaucoup pendant une ou deux saisons. Lui nn plus ne déçoit jamais. Il est toujours là, toujours disponible. Je crois qu'il n'y a rien de plus beau pour lui que de terminer par ce titre. Il a connu plus de désillusions que de satisfaction.

    EHRLACHER Yves.
    Il va nous quitter. C'est dommage, il avait beaucoup de qualités. Il n'a pas su toujours les utiliser au mieux. Mais l'avenir lui appartient. Il est le seul maître de son avenir. Il est très opportuniste sur le terrain.

    GEMMRICH Albert.
    Il est le meilleur buteur de l'équipe, mais il n'a pas fait une grande saison. Le problème du renouvellement de son contrat lui a posé trop de problèmes. Il peut mieux faire à l'avenir, car cette saison il a été décevant.

    GLASSMANN Jacques.
    Il a beaucoup de qualités mais il est très jeune (17 ans). Il ne faut pas que nous tirions trop fort sur la corde. Il a joué en juniors, en amateurs, en équipe pro, bref nous l'avons beaucoup utilisé et il a connu des problèmes physiques pour terminer la saison. Il va falloir le ménager et le stabiliser. Il est en pleine croissance et il faut éviter les problèmes de récupération. 

    JOUVE Roger.
    Il a eu des hauts et des bas. Il avait trouvé une forme exceptionnelle avant sa blessure, et il nous a beaucoup manqué à ce moment-là. Il a progressé et je crois que la saison prochaine sera sa saison. Un grand bonhomme. 

    MARX Jean-Jacques.
    Un arrière comme je les aime. Très bon au niveau défensif, et il est toujours prêt à venir devant le but adverse pour porter le danger. Ce n'est pas un hasard s'il a marqué six buts cette saison. Il a en outre une bonne marge de progression. 

    NOVI Jacky.
    Lui, c'est le calme et l'expérience. C'est le genre de garçon que chaque entraîneur rêve d'avoir dans son équipe. Il est le patron de la défense et si nous avons terminé le championnat avec la meilleure défense, nous le lui devons en grande partie.

    PIASECKI Francis.
    C'est un garçon qui est toujours présent. Il est rarement blessé. Il est en bonne forme dix mois sur onze. Il a un changement de rythme impressionnant, il est précieux par ses coups de pied arrêtés. Il est la plaque tournante de l'équipe, et il est admis comme tel par les autres joueurs.

    Léonard Specht à l'eau gazeuse.

    SPECHT Léonard.
    Le joueur qui, sur le plan tactique, est le plus important dans l'équipe. Il m'a beaucoup apporté de satisfactions. Il est devenu international et je crois qu'il va le rester longtemps encore. Il est bon en défense et, néanmoins, c'est un bon finisseur.

    TANTER Joël.
    Il est le marginal de l'équipe dans sa façon de jouer. On ne peut le comparer à aucun autre joueur. Il se bat avec générosité, il est collectif et s'il était un peu plus efficace il serait un attaquant moderne type. 

    TOKO Nambatingue.
    Il avait fait des débuts prometteurs, puis il a baissé pied sans qu'on sache pourquoi. Il a été une grande déception, surtout à cause de ses grandes qualités, notamment physiques.

    VOGEL Rémy.
    Il n'a que dix-huit ans. Il est athlétique et il a un bon jeu de tête et un bon tacle. Dans un an ou deux, il sera un titulaire de notre équipe. C'est un garçon qui travaille beaucoup et qui progressera. 

    WAGNER Roland.
    Sur sa forme actuelle, il risque de devenir le prochain international de l'équipe. Il est doué et il a toutes les qualités. Il manque encore de culot. Il n'a pas marqué seize buts par hasard. Il a fait une saison remarquable. 

    WISS André.
    C'est un espoir du club. Il a signé un contrat pro. Il est brillant et il aura l'occasion de prouver sa valeur la saison prochaine.


    R.C STRASBOURG 1978-79

    Debouts : Novi, Ehrlacher, Specht, Marx, Dropsy, Deutschmann.
    Accroupis : Wagner, Vergnes, Piasecki, Gemmrich, Jouve.