EURO 84 vs OH BOY!


Si l'équipe de France ne remporte pas l'Euro 2016, elle aura sans doute gagné l'hymne le plus cool de la planète foot-euro-vison avec OH BOY! Le duo electro-pop lyonnais composé de BEnn, un gars amical et fertile selon la bio fournie par le groupe, et SLip (que vous devez bien connaître si vous êtes un fidèle du Vintage Football Club), a redonné de la fraîcheur au morceau « Radio » du combo Apple Jelly, leur ancien groupe en fait, pour porter les Bleus vers la consécration, comme le firent leurs héritiers de 84 avec son fameux carré magique. Binôme non moins magique et flamboyant, OH BOY! offre avec ce titre dancing king Canto un clin d'oeil au football de notre adolescence, et plus particulièrement à la bande à Hidalgo qui enchanta le public français il y a trente ans déjà. « Voilà qui ne nous rajeunit pas » aimait balancer Thierry Roland à l'antenne, mais gageons qu'avec un single pareil, lequel flirte avec l'electro optimiste et décomplexée de FM Belfast et quelques autres influences notables (LCD Soundsystem, Krafwerk, Giogio Moroder), la jeunesse devient éternelle. Une affaire qui arrangerait d'ailleurs bien Didier Deschamps à l'heure de faire son choix. Pour la sélection musicale, le VFC a fait le sien et vote OH BOY! comme meneur de jeu sur le dance-floor. Si en France on n'a plus Benzema dans l'équipe type, on a fort heureusement encore des bonnes idées, et ce « Radio » là vous rendra forcément gaga. Des Bleus ... et de la French Touch.
Lien : https://www.facebook.com/ohboyofficial/



RACING PIERROTS STRASBOURG MEINAU 1973-74. By Ageducatifs.


RACING PIERROTS 
STRASBOURG MEINAU 
1973-74

Debout : Dominique Dropsy, Léonard Specht, Gérald Zamojski, Jacky Pauvert, Jacky Duguépéroux, Maurice Serrus.
Accroupis : Ivica Hlevniak, Gérard Hausser, Joseph Yegba Maya, Gilbert Gress, Michel Sénéchal.


EXPOSITION : LE FOOT, UNE AFFAIRE D'ÉTAT.


Le foot est une affaire d'État. Et si tu n'aimes ni l'un ni l'autre, alors tu n'as rien à faire à Pierrefitte-sur-Seine (93). Le site des Archives nationales y consacre en effet, en collaboration avec la Fédération française de football et le journal l'Équipe, une exposition autour des grandes compétitions internationales organisées sur notre sol (coupe du monde 1938 et 1998 et championnat d'Europe des nations 1960 et 1984) et de l'implication de l'État dans ces évènements, lesquels prennent alors une couleur politique. 

Présentée à l'occasion de l'Euro 2016 (du 10 juin au 10 juillet), l'exposition « Le foot, une affaire d'État » met en évidence la place du football dans notre société et de son impact sur celle-ci. Sport populaire et véritable phénomène de la culture de masse, le football n'échappe pas au contrôle de la classe politique qui y voit là quelques sujets sociétaux à étudier tels que la montée de la violence dans et autour des stades (plus communément appelé le hooligansime), la place des joueurs d'origine étrangère en équipe de France ou encore l'essor du football féminin.

L'expo se décline donc en trois axes essentiels liés à l'évolution de ce sport qui exacerbe les passions et les tensions : le rôle de la France dans la création et l'organisation de compétitions officielles, un État bâtisseur d'enceintes sportives pour accueillir ces évènements (le stade de France fait l'objet d'un focus particulier) et enfin l'histoire du football liée à la grande, comme amplificateur des passions nationales et des fléaux qui en découlent (guerres mondiales, totalitarisme, mondialisation, capitalisme, montée des revendications d'identités locales et nationales...). Tout ça à travers les archives du gouvernement, des correspondances présidentielles, des photographies officielles mais aussi des affiches, des plans et maquettes de stades, des films et oeuvres d'artistes. Un bon plan pour occuper son temps libre entre deux matchs de l'Euro 2016.

Du 27 mai au 18 septembre 2016.

Lien et informations :
http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/web/guest/le-foot-une-affaire-d-etat

REAL SOCIEDAD 1979-80. By Este.


REAL SOCIEDAD de FUTBOL 
1979-80

Debout : Satrústegui, Kortabarria, Anza (masseur), Iñaki Anza (masseur), Heras, Zamora, Ochotorena, Ormaechea (ent.), Boronat (ent. adj.), Dr Echavarren (médecin), Alonso, Cervantes, Idígoras, Olaizola, Amiano.
Assis : Celayeta, Arconada, Gajate, Gaztelu, Murillo I, Gorriz, Esnaola, Murillo II, Uralde, Iriarte, Diego, López Ufarte.


Sponsor en toc. TROYES AUBE FOOTBALL (Jeanet's Chaussettes).

Après Petit Bateau (de 1972 à 76) et Kindy (1976-77), le T.A.F continue de faire la promotion des produits « made in Aube » au cours d'une décennie seventies très frivole du côté de la capitale de l'andouillette. A Troyes, le textile est roi et le bon président Paul Heurtefeu, en poste depuis 1970, celui-là même qui fabrique les maillots de la marque Kopa via sa gamme de vêtements sportswear indie, décide de remplacer un sponsoring à l'accent très franchouillard pour se tourner vers l'international. Exit Petit Bateau et Kindy. Pour la saison 1977-78, here comes Jeanet's chaussettes (prononcez Ginet's avec un chewing-gum dans la bouche). Mauvaise pioche pour les Troyens emmenés sur le pré par les Tota, Zorzetto et Formici qui terminent le championnat les bas troués et les filets percés. Le T.A.F se classe à la dix-neuvième place après une lutte acharnée avec le Racing Cub de Lens et l'Olympique Lyonnais pour éviter la relégation (le F.C Rouen joue déjà pieds nus dans l'affaire). Le trio infernal totalise le même nombre de points (31), les Troyens étant battus à la différence de buts plus que négative(-28). Au final, l'O.L se sauve et Lens accompagne le T.A.F en D.II. Une descente difficile à digérer pour les Aubois, sans doute à cause de ces fichus bas équipés d'un élastique à la qualité plutôt médiocre. Mais comme le dit la publicité à l'époque, les Jeanet's fantaisie sont faîtes pour rire des choses de la vie. Comme à Troyes elle n'est pas un long fleuve tranquille, alors autant s'marrer en trinquant avec du jus de chaussettes.


TROYES AUBE FOOTBALL 1977-78

Debout : Le Lamer, Raulin, Differding, Mahut, Zorzetto, Pourcheaux.
Accroupis : Vendrely, Fuchs, Borne, Tota, Verstraete.

OLYMPIQUE LYONNAIS 1973-74. By Ageducatifs.


OLYMPIQUE LYONNAIS 1973-74

Debout : Ljubomir Mihajlovic,Yves Chauveau, Raymond Domenech, Jean Baeza, Robert Cacchioni, Bernard Lhomme.

Accroupis : Serge Chiesa, Fleury Di Nallo, Michel Maillard, Yves Mariot, Daniel Ravier.


FINALE COUPE DES CLUBS CHAMPIONS 1976. Bayern Münich vs Saint-Etienne.

- 12 mai 1976 -
Hampden Park. GLASGOW. 63.269 spectateurs.
Bayern Münich bat St-Etienne : 1-0 (0-0).
Arbitre Mr Palotaï (Hongrie).
But: Roth (57ème) pour le Bayern.
Remplacements : Sarramagna par Rocheteau (83ème) à St-Etienne.
BAYERN : Maïer – Hansen, Schwarzenbeck, Beckenbauer, Horsman – Durnberger, Roth, Kapellmann – K-H Rummenigge, G. Müller, U. Hoeness. Entraîneur : Dettmar Cramer.
ST-ETIENNE : Curkovic – Janvion, Piazza, Lopez, Repellini – Bathenay, Larqué, Santini – P. Revelli, H. Revelli, Sarramagna. Entraîneur : Robert Herbin.


A Glasgow, les Verts sont à la ducasse. Les supporters stéphanois ont envahi la ville et les joueurs de Robert Herbin ont la faveur du public local. Tout le Forez s'est donné rendez-vous, ce mercredi 12 mai 1976, dans la cité écossaise. La colonie allemande, moins représentée, jouit cependant du soutien des « people ». Les Rolling Stones, en tournée dans le coin, ont choisi leurs favoris. Franz Beckenbauer et Gerd Müller sont des noms bien plus ronflants que Lopez ou Santini. « Vous allez gagner » balance Mick Jagger au Kaiser, sûr de son coup, avant de filer sur la scène de l'Apollo Theatre où le biggest rock'n'roll band of the world se produit pour le deuxième soir d'affilée. L'entraîneur de l'ASSE Robby Herbin s'en moque comme d'un fer à lisser. Le rouquin frisé préfère la musique classique et l'opéra. 

Dès le coup d'envoi, les Verts sont dans leur match. Curko est vigilant dans ses bois, et les remplaçants Sarramagna et Repellini font oublier les habituels titulaires Synaeghel et Farison, massacrés lors d'une rencontre de championnat contre Nîmes quelques jours avant ce rendez-vous crucial pour le pays. Sainté est bien en place, et le jeune Rummenigge dans ses petits crampons face à la détermination de Curkovic. Pourtant, à la 5ème minute, Gerd Müller « der Bomber » fait parler la poudre en inscrivant un but refusé pour un hors-jeu discutable. Bon ou mauvais présage, Saint-Etienne se lance alors à l'assaut du but bavarois gardé par Sepp Maier. Christian Sarramagna prend la mesure de son adversaire direct, le Danois Hansen. Jacques Santini est sur tous les fronts du pré, tandis que Patrick Revelli distribue les centres à qui en veut sur son aile. A Hampden Park, les Verts font le show et Mick Jagger fait la moue, comme à son habitude finalement, dans le backstage de l'Apollo. D'autant que Bathenay récupère le ballon au milieu du terrain et balance un missile qui s'écrase sur la transversale de Maier. Ping... et un poteau carré à zéro ! Hervé Revelli, seul au point de pénalty, récupère la balle mais sa tête manque de puissance et de précision pour inquiéter le gardien allemand. Le match s'emballe et le Bayern se rebiffe. Uli Hoeness, servi par Rummenigge, oblige Curko à un exploit. La réponse stéphanoise ne tarde pas. Sarramagna, virevoltant, délivre un caviar pour Santini dont la tête est une nouvelle fois repoussée par la transversale du chanceux Maier. Deux poteaux carrés à zéro, et toujours rien au tableau d'affichage à la mi-temps.

En seconde période, le Bayern semble retrouver des couleurs. Gerd Müller, plus pressant sur la défense des Verts, joue du popotin pour provoquer la faute. Le fougueux Piazza tombe dans le panneau à la 57ème minute. Coup-franc indirect pour le Bayern. Beckenbauer passe à Roth qui envoie le ballon dans les filets de Curko. Il est 21h27 et Hampden Park semble brusquement silencieux, frappé en plein coeur par le « Taureau » du Bayern. Sur la scène de l'Apollo, Keith Richards plaque le riff grinçant de « Happy » comme pour mieux enfoncer le couteau dans la plaie. Fichu destin pour les Verts qui ont bâti leurs succès européens sur des coup-francs rageurs du capitaine Larqué. L'ASSE ne désarme pourtant pas et continue de presser. Sans succès. L'entrée en jeu de Dominique Rocheteau, le grand absent de cette finale, fait souffler un vent de panique chez les Allemands. Il reste sept minutes à jouer, et « l'Ange Vert » malheureusement diminué se balade dans la défense bavaroise. Ce dernier offre même la balle d'égalisation à Patrick Revelli dans un ultime rush presque désespéré à quelques secondes du temps réglementaire. Mais la chance ne sourit pas à Sainté qui s'incline avec les honneurs. Les yeux rougis par la tristesse, les Verts quittent Hampden Park sans trop s'attarder durant la cérémonie de la remise de la coupe. D'ailleurs, il se met à pleuvoir sur Glasgow. Les cieux étaient aussi pour les Verts ce soir-là.

Le coup-franc de 21h27.

- LE MATCH EN PHOTOS -


Les protagonistes de la finale (Piazza et Müller).


Bathenay les pieds carrés.

Le show Rocheteau.


La déception des Verts contraste avec la joie allemande.


LA FICHE DETAILLEE. Dominique Rocheteau.

**********
La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
DOMINIQUE ROCHETEAU
- La fulgurante ascension  -
**********


A.S SAINT-ETIENNE 1975-76.


A.S SAINT-ETIENNE 1975-76

De gauche à droite : 
Dominique Bathenay, Hervé Revelli, Pierre Reppelini, Jean-Michel Larqué, Jean-Marc Schaer, Dominique Rocheteau, Gérard Farison, Jacques Santini, Christian Lopez, Ivan Curkovic, Jean-François Larios.

MAI 1976. Une marée verte à Glasgow.

Les Verts à Hampden Park.
Si les Verts ont perdu sur le terrain la finale de Glasgow, au moins ont-ils largement gagné le match des tribunes du vieux Hampden Park. « Glasgow […], ce fût le Lisbonne ou le Milan des finales 1966 et 1970, emporté par un tourbillon populaire qui vous transforme une ville en un véritable carnaval de football, s'extasie Jean-Philippe Rethacker, envoyé spécial de Football Magazine, noyé sous une marée verte. Pendant quarante-huit heures, toute la ville fut peinte en vert, agitée jour et nuit par des soubresauts, des cris et des chants. Pas une rue, pas un pub, pas un magasin sans une écharpe ou sans un drapeau vert. On se serait cru à Wembley pour une finale de la Cup ». En 1976, la mode est au vert . Les habitants de la ville ont d'ailleurs pris fait et cause pour les Stéphanois. Même la presse. « Ils sont sympas ces Français » titre une journal local à la veille de la rencontre, « Go on, the Greens ! » balance en Une un autre. Glasgow est sous le charme des supporters français qui apportent de la joie et de la fantaisie dans les rues.

Et dans les gradins aussi, comme en témoigne un journaliste sur place. « L'exaltation à Hampden Park faisait littéralement chavirer la raison dans un tourbillon d'acclamations et de ALLEZ LES VERTS à l'unisson, écrit-il dans les pages de Foot Supporter Magazine. Pas une fausse note dans ce public ardent et fidèle, d'amis écossais et de fervents français de l'ASSE ». 10.000 ? 15.000 ? 20.000 ? 30.000 ? On ne sait pas trop du côté de la police locale, ni des manifestants. Trop nombreux en tous cas au goût des Allemands choqués par l'accueil. A Hampden Park, ils sont 80.000 contre eux ! Tous armés de trompettes, casquettes, t-shirts, maillots, sous-pulls et autres gadgets pour vaincre la grosse artillerie du Bayern. C'est une véritable invasion que l'on commente amèrement de l'autre côté du Rhin. La presse germanique jalouse également l'effervescence provoquée par les fans stéphanois. Sabotage !

Des artistes de la petite reine.
Par les airs, par la mer, les dirigeants de Saint-Etienne ont levé une véritable armée pour se rendre en Écosse. Une troupe de volontaires qui laisse les moins chanceux sur le carreau. Cette finale est un succès populaire à Sainté. « Quand je me suis présenté au stade Geoffroy-Guichard pour acheter un ticket, tout est déjà vendu m'a-t-on répondu avec surprise, lâche un supporter déçu. La ruade avait été authentique. Les guichets, ouverts le 26 avril à 14 heures, avaient dû fermer le lendemain à midi. 20.000 places vendues en moins de 24 heures. Un record ». D'autres, plus malins, utilisent la débrouillardise pour ne pas rater l'événement. Par la route et... à vélo. C'est le cas de deux fadas que rien n'arrête. André Zins, à la suite d'un pari, enfourche sa bicyclette depuis son village de l'Ain le samedi 24 avril. Paul Chomel prend sa roue le lendemain en partant de l'Ardèche. A leur arrivée à Glasgow, immortalisée par une photo sur la pelouse d'Hampden, le président Roger Rocher offre un billet et un repas avec les joueurs pour le premier, et une journée en compagnie de l'équipe stéphanoise, la veille de la finale, au second. La chance sourit aux audacieux qui, pour certains, déboulent de la France entière. « T'es d'où toi ? De Brest... Moi, de Lille... Et lui, de Marseille, peuchère. » Les journalistes du Progrès révisent leur géographie avec toutes ces provinces françaises venues encourager les Verts. Saint-Etienne, c'est la France. Et pour les Stéphanois, Glasgow c'est Sainté, comme le remarque un fan observateur : « C'est fou, toute la ville est pour nous. On se croirait à Saint-Etienne. » C'était il y a 40 ans, une autre époque.


- LES VERTS A GLASGOW EN PHOTOS -