K.S.V WAREGEM 1984-85.


K.S.V WAREGEM 1984-85

Debout : Marc Millecamps, Luc Millecamps, Jan Hoebeeck, Pino de Craeye, Filip Desmet, Yvan Desloover, Franky Dekenne, Johan Vanderheeren (kiné).
Assis : Fernand den Blauwen (ent. adj.), Ludo Deschepper, Armin Görtz, Kurt Delesie, Luvila Mutombo, Danny Veyt, Liam Buckley, Alain van Baekel, Wim de Coninck, Urbain Haesaert (ent.).


LA FICHE DETAILLEE. Robert Herbin.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
ROBERT HERBIN
- L'énigmatique -
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La grosse cylindrée de JACQUES ZIMAKO.


Pour Jacques Atre, plus connu sous le pseudo Zimako, l'auto c'est sympa, mais vraiment sans plus. « Oui j'aime bien la voiture en général, concède le Néo-Calédonien sans feinter, parce que c'est pratique et finalement confortable. » Voilà, Jacques a dit, pas trop non plus, et y a pas à discuter. Pas même sur le choix du véhicule. Zim' a opté pour la Renault 30, un modèle de 1977*. Une berline sympa pour le Kanak, lequel estime de toute façon que la bagnole est « avant tout [...] un outil nécessaire. » Point barre. Pas moyen donc de causer tuning ou monster-cars. Le rapide attaquant passé par Bastia, Saint-Etienne et Sochaux - où là, bah il est bien obligé de rouler en 104 Z comme tout le monde - se moque de la vitesse, et n'est pas maître dans l'art du crissement de pneus au feu rouge. En gros, un vrai boulet pour Dominique Chapatte et son « turbo » sur la petite chaîne qui monte. « Je n'ai pas de voiture de sport, se félicite d'ailleurs Zimako, gonflé comme un bibendum. Il y en a de jolies, mais elles roulent trop vite pour moi ! » Une petite dose d'humour pour masquer son ignorance et un total désintérêt pour le sujet. Zim' dégage en touche de manière très courtoise, sans trop s'étendre. Et lorsqu'il s'agit d'évoquer le rôle néfaste de l'automobile sur la santé de la planète, Zim' reste autant évasif. « Je crois qu'il y a beaucoup de choses qui polluent plus que la voiture » lâche le roi du corner direct en guise de conclusion. Comme les questions à la con par exemple, n'est-il pas Jacques ?

*date de l'interview parue dans Football Magazine (, n°218, novembre 1977).

FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. André Tota.


André Tota.
Aujourd'hui le fiston soulève le cœur des adolescentes à grands renforts de tubes. Comme en plus M Pokora présente une jolie gueule, et qu'il a du style selon nos chères ados, le beau gosse jouit d'une côte de popularité énorme. Un peu comme papa quelques décennies plus tôt. Dans son style à lui, c'est-à-dire une quelconque ressemblance avec le chanteur Christophe. Après un passage à Metz, son paradis perdu en quelque sorte, André Tota déboule à Troyes dans l'Aube, au mitan des seventies, avec ses longs cheveux blonds comme les blés et sa moustache gaillarde. La période est au glam dans la cité de l'andouillette à cette époque, et l'attaquant d'origine polonaise épouse le genre, entre maillot « petit bâteau » et dernier LP de Slade, T-Rex, Sweet ou Ziggy Bowie. Sous la tenue officielle du club, André Tota chausse les plateform boots et rêve de son prochain transfert chez les New York Dolls ! Histoire de changer d'air et quitter le jardin pittoresque du stade de l'Aube, où Dédé se sent finalement un peu à l'étroit, sans vilain jeu de mot. C'est le team du moment. Entre strass, paillettes et glitter-rock. Une version alternative du légendaire Cosmos de Pelé. Sinon en France, parce qu'il existe aussi de bons groupes par chez nous, André Tota vient de scotcher sur JACK OF HEART, des mecs de Perpignan - 66(6) - qui balancent un rock garage-psyché en porte-jarretelles. Sans doute aussi à cause de la moustache que porte son leader Piero Ilov, sosie de Patrick Dewaere, le roi du coup de tête. Tout ça à des années-lumière de Matt (the Hoople).