OGC NICE 1969-70.


O.G.C NICE 1969-70

Debouts : Cauvin, Isnard, Serrus, Chorda, Quittet, Marchetti.

Accroupis : Goyvaerts, Deloffre, Couécou, Milutinovic, Barret.

La grosse cylindrée d'ABDEL DJAADAOUI.


« Ma vuitire ? C'est ine Pigeot 504 ». Dix ans à Sochaux, entre 1972 et 82, ça laisse forcément des traces dans l'esprit d'Abdel Djaadaoui. Le pilier de la défense des Lionceaux roule pour le fleuron de l'industrie locale en mode bledard represent. Une manière aussi de pratiquer l'humour et le sens de l'auto-dérision. Le natif de Beni-Saf joue à fond l'image qui lui colle à la peau comme un tatouage. L'Arabe en 504. Le bon vieux cliché du nanard franchouillard au ciné. En 16/9, la version break pour le modèle automobile. « Pas di tout, s'étonne l'international algérien, c'est ine modèle standard di 76 ! » Mais au fond, la bagnole et les étiquettes, Djaadaoui s'en bat un pneu. « On ne peut pas dire que la voiture soit un des objets dont je raffole » balance t-il comme ça quand on lui demande des infos sur sa caisse à l'automne 77. Pas vraiment le meilleur élément pour faire la promo de la marque au lion, Djaadaoui va même plus loin. « Et du coup, avouant sans détour, je n'ai pas spécialement l'occasion de me servir de la mienne ». La voiture au garage, le Sochalien fait tout à pinces, une marguerite entre les dents, et prend le temps de vivre. Au moins un qui participe à la préservation de la planète et fait la nique au choc pétrolier. « D'autant plus qu'à Sochaux, ajoute le footballeur altermondialiste, nous bénéficions d'installations bien groupées qui n'obligent pas à faire de grands parcours ». Sur le banc Titine qui prend la poussière et joue l'Arlésienne. Privée des sorties le dimanche et jours fériés, elle ronge son frein sous une bâche. « L'emploi du temps d'un footballeur ne permet pas par ailleurs les voyages en dehors des déplacements avec l'équipe, Abdel argumente sur son choix de vie pas trop wawawoum, [donc] ma voiture est souvent au garage ». C'est définitivement l'hôtel du cul tourné entre le joueur et sa mécanique. D'ailleurs, il tient à clore le débat d'un ton ferme mais presque. « On ne peut pas dire que je me sente heureux au volant. Je préfère en tout cas la marche à pied » lâche t-il en saluant la mémoire de Jacky Boxberger, l'autre grand marcheur du coin licencié aussi au F.C Sochaux-Montbéliard. Au moins, ça c'est fait. Peace Abdel.