EQUIPE DE FRANCE (Juniors) 1980-81.


EQUIPE DE FRANCE JUNIORS 
1980-81
Debout : Laurent Paganelli, Philippe Lucas, Franck Lucchesi, Michel Der Zakarian, Gilbert Ceccarelli, Laurent Piniarski.
Accroupis : André Blanc, Michel Furic, Thierry Goudet, Daniel Bravo, Jean-Marc Ferreri.

Philippe Lucas.

Daniel Bravo et Jean-Marc Ferreri.

Laurent Paganelli.

Sponsor en toc. S.E.C. BASTIA (Béton fabrication).

A l'été 1984, les dirigeants du Sporting s'agitent sur le marché des transferts et engagent les M&M's. Et pas n'importe lesquels. Du ronflant. Pensez donc : Thierry Meyer, Alain Moizan et le gardien polonais (3ème du mondial espagnol) Józef Młynarczyk à Furiani, c'est la java de Broadway dans les tribunes du vieux stade Armand Cesari. Des recrues de choix pour le président François Vendasi, entrepreneur local dans le BTP, et désormais sénateur RDSE de la Haute-Corse. Un plan de carrière qui repose sur de bonnes fondations visiblement. Surtout quand on a l'idée lumineuse de créer une entreprise « Béton Fabrication » dans l'île ! Ce type est un génie dans les affaires et la communication. A la tête du club corse depuis 1982, Vendasi s'affiche ainsi sur le maillot du Sporting au coup d'envoi de la saison 1984-85. Le président-pédégé se frotte les mains du bon coup réalisé. Il devient sponsor principal du club, ses hommes-sandwichs vont lui rapporter un max d'oseille grâce à la pub, et son équipe, sur un plan sportif et grâce à un recrutement judicieux, est à l'image de son entreprise : c'est du béton ! Mais boum, c'est la tuile. L'explosion de rire. La saison du Sporting est laborieuse en championnat (14ème au classement). L'équipe insulaire garantie béton-fabrication révèle rapidement ses faiblesses sur le pré. Au milieu, en défense, c'est une passoire, du gruyère. De la maçonnerie du dimanche avec le bob sur la tête. La défense bastiaise prend l'eau (68 buts encaissés), seul PSG fait pire avec 73 buts. Pour le coup, les supporters du Sporting pourraient crier à la publicité mensongère après les promesses de l'été. Mais l'hiver, et toute le saison, furent rudes pour des Corses en béton peu armé cette année-là. Et quelques trempes mémorables pour les mauvais souvenirs : 7-1 au Parc, 5-0 au Vélodrome, 4-0 à Monaco, Bordeaux et Sochaux. L'addition est salée pour François Vendasi qui passe la main à Joseph Gentile à la fin d'un exercice délicat. Thierry Meyer, formé à Sochaux et passé par Nancy, se classe meilleur buteur du club (13 buts). Presqu'une révélation pour un gars qui vient du secteur industriel. Lui au moins se lave les bollocks au Toniglandyl et les sort sur la pelouse. La saison suivante, Thierry Meyer est blessé. Le Sporting termine dernier. Et c'est tout un édifice qui s'écroule.

Lien utile :
http://www.lesvoyagesenballon.fr/BASTIA

Józef Młynarczyk, Alain Moizan et Thierry Meyer. H&MMM.

RED STAR 1970-71. By Ageducatifs.


RED STAR 1970-71

Debouts : Jean Mouthon, Louis Ferrié, Christian Laudu, Prudent Bacquet, Carlos Monin, Guy Garrigues.

Accroupis : Bernard Garcia, Jacques Simon, Selemir Milošević, Hubert Guéniche, José Ahache.


WAGs RETRO. Les femmes de l'ASSE.


En 1975, les Verts réalisent une saison pleine en remportant le championnat (loin devant l'OM à 9 points) et la coupe de France contre Lens. La volée de Jean-Mimi pour vous remettre. Malgré tous ces succès qui pourraient vite monter à la tête, les hommes de Robby Herbin regardent plutôt du côté du siège de l'ONU. L'organisation des Nations-Unies vient en effet, le 8 mars exactement, de proclamer 1975 année de la femme. Ainsi, après la victoire au Parc contre les Sang et Or, les champions du soir laissèrent-ils leurs épouses et/ou compagnes poser avec le trophée pour le compte d'un magazine spécialisé (Football Magazine). Les Verts ont décidément du cœur sur et en dehors du terrain.
Pour la beauté du geste et du sport, voici debout et de gauche à droite : Mesdames Curkovic, Triantafilos, Farison, Bathenay, Merchadier, Repellini, Lopez, Sarramagna, Piazza.
Agenouillées : Mesdames Santini, Revelli Patrick, Synaeghel, Larqué et Revelli Hervé.

HAJDUK SPLIT 1973-74.


HAJDUK SPLIT 1973-74.
Debout : Dragan Holcer, Rizah Mešković, Ivan Buljan, Luka Peruzović, Vedran Rožić, Dražen Mužinić.
Accroupis : Ivan Matković, Jurica Jerković, Branko Oblak, Mićun Jovanić, Ivica Šurjak.

MATCH REPLAY. Le jour où... Paolo Rossi revient à la compétition.

- Paolo Rossi ? C'est le gars là-bas (le type en noir).

2 mai 1982, la Juve est en déplacement à Udine. Une promenade de santé pour les bianconeri, à la lutte avec la Fiorentina pour la conquête du Scudetto, qui étrillent un adversaire à la peine en Série A (1-5). Une victoire sans bavure qui place la « Vecchia Signora » en tête du classement, avec un longueur d'avance sur la « Viola » (43 pts contre 42), qui partage les points contre l'Inter à San Siro (1-1), à deux journées de la fin du championnat. La Juventus file ainsi vers un nouveau titre et occupe le devant de la scène. Un joueur en particulier retient l'attention des journalistes présents sur la pelouse. Paolo Rossi fête en effet ce jour-là son retour à la compétition après deux ans de suspension. Une punition liée à l'affaire du « Totonero », qui éclate au mois de mars 1980, dans laquelle l'international italien a plongé alors qu'il évolue à Pérouse à l'époque. Au début de la saison 1981-82, alors qu'il est toujours suspendu mais libre de tout contrat, la Juve récupère l'attaquant en manque de temps de jeu depuis sa sale histoire de matches truqués. Un coup de poker pour les dirigeants bianconeri qui se transforme en coup de maître. Pour sa première sous le maillot turinois, Paolo Rossi inscrit un but (85ème), et participe avec ses coéquipiers à la conquête du Scudetto à quelques semaines du Mundial espagnol. Le sélectionneur Enzo Bearzot tente à son tour un pari en cochant son nom sur la liste des 22. Après tout, l'homme ne manque pas de fraîcheur. Après un premier tour ennuyeux, la Nazionale se réveille contre l'Argentine et le Brésil. Paolo Rossi termine la compétition comme une balle, inscrit 6 buts en trois rencontres (Brésil 3, Pologne 2 et RFA 1) et finit meilleur meilleur buteur du tournoi. En quelques semaines à peine, l'attaquant transalpin a redoré son son blason dans la Botte. Un coup d'éclat cependant éphémère, Paolo Rossi ne s'imposant plus par la suite comme un titulaire indispensable avec la Juve ou en sélection.


Paolo Rossi, un bleu chez les Bianconeri.

GIRONDINS de BORDEAUX 1983-84.


GIRONDINS de BORDEAUX 
1983-84

Debouts : Marius Trésor, Léonard Specht, Jean Tigana, Patrick Battiston, Thierry Tusseau, Christian Delachet.

Accroupis : Gernot Rohr, Jean-Christophe Thouvenel, Alain Giresse, Bernard Lacombe, Bernard Zénier.

Thierry Roland on tour and special guest. BERNARD LACOMBE.

Brève de comptoir.

- C'est pas les gonzesses qui vont nous faire chier, hein mon Nanard ?
- T'as bien raison, serpent à lunettes !

SPORTING CLUB TOULON 1981-82.


SPORTING CLUB TOULON 1981-82

Debouts : Dalger, Alfano, Perlin, Vicent, Duval, Berengier.

Accroupis : Mijac, N'Kouka, Chaussin, Diallo, Blaquart.

Y A PAS QU'LE FOOT. My secret garden by Bernard Lacombe.

L'arroseur arrosé.

Le passage de Bernard Lacombe à l'émission « Luis attaque » sur les ondes de RMC la semaine passée (25/3) a crée le buzz dans les médias et les réseaux sociaux. En cause, les propos du conseiller du président Aulas sur la gente féminine qui s'intéresse d'un peu trop près au ballon rond. « Je ne discute pas de football avec les femmes, lance t-il à l'antenne en réponse à une auditrice sur le cas (désespéré ?) de son poulain Karim Benzema en équipe de France. C'est mon caractère, c'est ma vision des choses. Qu'elles s'occupent de leurs casseroles ». Nanard provoque un tollé général chez les femmes, anonymes ou issues du monde sportif et politique, qui chargent à raison l'ancien attaquant de l'Olympique Lyonnais. Les réactions fusent, parfois au ras du gazon (mais y a t-il besoin de voler bien haut face à un courant de pensée archaïque), et l'ex-international de se confondre en excuses dès le lendemain, couvert à demi-mots par son président. Humour ou pas, l'attaquant français le plus prolifique de l'histoire du championnat de France révèle un trait de caractère inavoué jusque-là. Les femmes aux fourneaux et les hommes au bistrot. A chacun son jardin en quelque sorte. La cuisine et les tâches ménagères pour bobonne, et moi de m'occuper de mes plants de tomates. A condition de les arroser régulièrement et d'entretenir son potager contre les mauvaises herbes, un peu comme celles qui fleurissent dans l'esprit de l'ancienne idole de Gerland.

SO FASHION. Luis Fernandez.

Luis Fernandez 007.

Pour la saison 1985-86, c'est décidé, Luis Fernandez change de look et d'attitude sur le terrain. Fini Luis-le-roublard, toujours à chatouiller les chevilles de l'adversaire et user de son influence sur l'arbitre avec sa gouaille légendaire, le milieu parisien pose désormais en costume trois-pièces et veut se racheter une conduite comme il le confie à son interlocuteur sans nom, le célèbre Thierry Roland : « C'est vrai que cette année, je me suis dit qu'il fallait changer le style Fernandez, concède le Titi des Minguettes. Voir ce qui n'allait pas, et faire ce qu'il fallait pour que cela aille mieux afin que je donne une autre image de moi-même sur le terrain ».

Ce travail introspectif, Luis le doit à l'arrivée de Gérard Houllier, l'ancien prof d'Anglais, dans la Capitale. Malgré son flegme britannique, l'ex-entraîneur lensois ne badine pas avec la discipline : « On a parlé ensemble, il m'a fait remarquer ce qui était bien, ce qui l'était moins, ce que devait être mon rôle cette saison, ce que je devais apporter à l'équipe ». En gros, le nouveau coach parisien colle la pression à son joueur et lui confie le brassard afin que ce dernier « montre l'exemple sur le terrain ». Houllier, comme la plupart des observateurs, ont en effet encore en mémoire les frasques du joueur parisien à la fin de la saison précédente, et notamment son numéro lors d'une demi-finale de coupe de France contre Toulouse. « Bon, c'est vrai, ce soir-là j'ai un peu exagéré, reconnaît le nouveau capitaine du PSG. Mais nous en avions tous gros sur la patate comme on dit [au match aller au Stadium, PSG s'incline 2-0 avant de combler son retard au Parc et s'imposer aux tirs aux buts au retour dans une ambiance sur-chauffée]. J'en ai fait un peu trop et suis le premier à le reconnaître ». Faute avouée, n'est-ce pas, toujours est-il que Paris enchaîne les victoires sous l'ère Houllier et fait la course en tête en championnat.

PSG remporte son premier titre à la fin de la saison mais Luis a déjà l'esprit tourné vers l'avenir : « Je pense à ce qui vient demain, chuchote l'international, des projets plein la caboche. Et de ce côté-là aussi, je pense que j'ai changé... » De club en fait, puisque Luis passe dans le camp d'en face en signant au Matra Racing dans la foulée du premier titre parisien. Il devient alors le joueur le mieux payé du championnat. Luis-la-colle se transforme en gentleman mi-Scarface mi-businessman. Avant la chute avec son nouveau club.