FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Dragan Pantelić.


Dragan Pantelić.
Le loulou en question est né dans les noisettes, Lešnica en fait, la traduction française du patelin serbe où il commet ses premiers méfaits. Faut dire aussi que Dragan Pantelić une gueule de pôle emploi : des cheveux gras comme du gazon par temps de pluie, des rouflaquettes huileuses qui longent ses grandes cages à miel, et un bouc de bandit des Balkans. Un look de biker tchetnik parti en résistance contre le conformisme et les bonnes mœurs du football au pays de Candy. En Yougoslavie, traduisez par Tito. D'ailleurs, Dragan ne fait rien comme les autres. Portier (presque) inamovible de Radnički Niš (1971-81), il prend pour fâcheuse habitude de tirer les pénos, volant ainsi la vedette aux attaquants de son équipe. Pantelić est un frontman et inscrit vingts buts dans sa carrière, dont deux avec la sélection nationale. On est jamais aussi bien servi que par soi-même. Tournée générale pour tout le monde, c'est Dragan qui rince. Et qui trinque aussi, lors de son passage en France chez les Girondins de Bordeaux. Le dragon déboule sur les bords de la Garonne avec une image d'aboyeur au sang-chaud. Bonne pioche. Il se prend la tête un soir avec un arbitre et le secoue un peu, histoire de lui montrer qui est le vrai patron sur le pré. Il prend un an de suspension. Le Yougo plie bagage et retourne chez lui avec le scalp de l'homme en noir pour retrouver son championnat national. De niveau D4 comme le groupe qu'il écoute en boucle avant de pénétrer sur la pelouse. Motherfucker, Dragan is not dead.


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