IDENTITE NATIONALE. La fiche Edf de... Eric Cantona.


Première sélection ?
Puté, tu m'emmerdes avec tes conneries. C'est quoi ton canard ? Un truc sur le vintage. Je ne regarde jamais en arrière. Je suis toujours tourné vers l'avenir. Il y a une vie après le foot. La peinture, le cinéma. Puté, je suis un artiste. La première fois, c'est le début d'une histoire. Moi, j'ai plein d'histoires donc plein de premières fois. J'avance dans la vie. Je touche à tout. C'est comme pendant un match, je dribble les étiquettes. Je ne suis pas le genre de mec qu'on met dans une case. Je change de rythme. Jeu court, jeu long, je suis sur tous les fronts. La création, puté, c'est ça le plus important. Prendre des risques, se mettre en danger, toucher à l'inconnu. C'est ça la vie. La première fois, la plus belle, c'est quand tu lasses tes premiers crampons offerts par tes parents. Le reste, c'est que de la gloire. Des paillettes. Té, j'vais te le dire quand même. Mon baptême en Bleu, c'était à Berlin contre la RFA (12/8/1987). Je marque sur le terrain et dans les esprits. Puté, je suis Canto, Pelé, Picasso, l'équipe de France, tout à la fois. Je laisse mon empreinte, ma griffe. Je suis the artist. 

La der ?
C'est pas ça le plus important, puté. Quand tu portes le maillot bleu pour la première fois, tu ne le quittes plus. Il est avec toi toute ta vie. Malgré les déchirures, les clashes et les séparations douloureuses. On ne divorce pas de l'équipe de France. Par contre, on t'y fout à la porte, puté. Parce que tu fais de l'ombre tellement tu éblouis le vestiaire par ton charisme. Même si je ne suis plus sélectionné depuis 1995 (le 18 janvier contre les Pays-Bas), mon esprit est là en 1998. Il est encore là en 2000. Pas en 2010 à cause du plus mauvais sélectionneur jamais vu depuis Louis XVI. Moi, je suis l'Histoire du foot français, du foot anglais, de Manchester. Un théâtre de rêves qui met le feu sur les planches, parce que je suis aussi le théâtre. 

Fait marquant en Bleu ?
Chaque sélection marque. Tu te transcendes, tu joues pour ton pays, puté. C'est le sommet, la récompense de ton travail et de ton art. C'est pourquoi chacune de tes non-convocations marquent également. Mais faut voir ça avec l'autre sac à merde d'Henri Michel, le pire des metteurs en scène depuis Raymond Domenech.

Anecdote ?
Ma carrière est anecdote, puté. Des petites histoires dans la grande. Henri Michel, Jean-Claude Lemoult, ce menteur de Tapie, l'autre connard dans les tribunes. C'est ma vie, mon chef-d'oeuvre. Et Kostadinov est mon nanard. La petite faute de goût dans mon CV bien fourni qui m'empêche de marcher sur les traces de Pelé aux States. Mais maintenant j'ai New-York Cosmos. Une manière de m'approcher encore un peu plus près des étoiles. Puté.


1 commentaires:

  1. Sympas les photos, c'est bien de ressortir les vieux clichés de photos, sa rappelle de bon souvenir, merci.
    Bonne continuation

    RépondreSupprimer