MATCH REPLAY. Le jour où... Yougoslaves et Espagnols font la bataille de Belgrade.

30 novembre 1977. Tour préliminaire à la coupe du Monde en Argentine. Le match des retrouvailles entre Yougoslaves et Espagnols dans un Marakana de Belgrade prêt à exploser pour l'occase. La veille, le pays entier participe aux commémorations de la fête nationale et Tito décrète dans un grand élan de bonté un jour férié pour le lendemain. De fait, le stade est plein à craquer - d'autant que le prix des places a été réduit afin de créer le nombre dans les tribunes - pour accueillir une sélection espagnole revancharde après son élimination lors des qualifications à la coupe du Monde 1974, battue par la Yougoslavie en match de barrage à Francfort (1-0, but du futur Niçois Josip Katalinski), les deux équipes n'ayant pu se départager dans leur groupe (même nombre de points et goal-average identique). Une bonne raison pour les hommes de Kubala, le sélectionneur espagnol, d'arriver une semaine avant la rencontre décisive histoire de s'imprégner du climat local et éviter ainsi de prendre en pleine tronche la pression du match le jour J. Pour coller un peu plus de piment à un contexte déjà bien épicé en tension, László Kubala emmène le Dr Delgado avec sa délégation. Son rôle: surveiller la nourriture des joueurs par peur d'un éventuel empoisonnement. Le ton est donné - la presse se chargeant d'ajouter un peu d'huile sur le feu - reste à écrire le scénario de ce que les journalistes ibères appellent « La batalla de Belgrado ». Dans ce groupe 8 à trois équipes, tout le monde a encore sa chance pour obtenir son visa vers l'Argentine. La Roumanie et l'Espagne sont ex-aequo (4 pts) et la Yougoslavie, relancée par une étonnante victoire à Bucarest (4-6) après deux défaites, reste toujours dans le coup (2 pts).

Jeu de mains, jeu de vilains. Ruben Cano, le buteur espagnol.

Après la traditionnelle guerre des nerfs et la bataille de l'intox – aucun des sélectionneurs ne dévoile sa composition d'équipe - les Espagnols sont accueillis au stade par une pluie de projectiles, sous le regard amusé et bienveillant des soldats locaux qui garnissent une bonne partie des tribunes, et trouvent refuge dans leurs vestiaires. Pas le meilleur moyen pour reconnaître la pelouse et entamer la rencontre avec sérénité. D'ailleurs le match en lui-même est un simulacre de jeu. Provocations, insultes, bagarres, le PIB de la rencontre est largement supérieur à celui des pays membres du pacte de Varsovie sous les yeux de l'arbitre anglais, Mr Burns, complétement dépassé par l'évènement. Les coups pleuvent. Ça tombe comme à Gravelotte à Belgrade. Juanito reçoit une charge de Boljat dès le coup d'envoi. Après 10 minutes de jeu, Kustudić agresse Pirri, le capitaine espagnol, par-derrière. Bilan: une jambe en moins (touché à la cheville, au tendon et au péroné). Un joli strike et ça dure comme ça toute la partie sans que Mr Burns ne bronche. Pas trop l'feu au lac pour lui. Les Yougoslaves dominent cependant et placent quelques banderilles entre deux coups de poings jusqu'à la 71ème minute, moment que choisit Ruben Cano pour ouvrir le score sur une reprise chanceuse à la Jordão, dans un silence de cathédrale. Quelques minutes plus tard, Migueli passe à la casserole à la suite d'une agression de Vahid Halilhodžić, rentré à sur le terrain à l'heure de jeu. Baston sur la pelouse. Beograd's burning mais l'arbitre oublie de jouer les pompes à incendie. Aucune expulsion dans l'affaire qui prend une nouvelle tournure à un ¼ d'heure de la fin lorsque Dani remplace Juanito, lequel reçoit une bouteille à la figure au moment où il rejoint le banc. Évacué sur une civière, l'attaquant madrilène n'assiste pas à la résistance héroïque des copains face aux Yougoslaves qui jettent leurs dernières armes dans la bataille. Une tentative vaine et inutile. L'Espagne préserve son petit but d'avance au prix d'un combat haletant et retrouve la coupe du Monde douze ans après sa dernière participation (1966). Mais l'histoire n'est pas terminée entre les deux nations. Yougoslavie et Espagne se retrouvent quatre ans plus tard dans le même groupe lors du Mundial 82. La bataille se déplace à Valence cette fois-ci dans une atmosphère similaire et un match aussi pourri. A la fin, c'est encore les Espagnols qui gagnent. Avec l'aide de l'arbitre pour le coup.

YOUGOSLAVIE-ESPAGNE.
30/11/1977.
Debout: Miguel Angel, San José, Marcelino, Pirri, Camacho, Migueli.
Accroupis: Ruben Cano, Asensi, Cardenosa, Leal, Juanito.

O.G.C NICE 1974-75.


O.G.C NICE 1974-75

Debouts : Camérini, Rostagni, Musemić, Baratelli, Adams, Ascéry.

Accroupis : Grava, Montagnoli, Huck, Jouve, Molitor.

HOLIDAYS IN THE SUN. Vahidin Musemić.

Musemić-Molitor. Deux m&m's sur un bateau.

Quand il paraphe son contrat à l'OGC Nice au début de l'été 1974, Vahidin Musemić ne le sait pas encore mais il vient de s'inscrire à un super centre de loisirs. Un lieu idéal pour se faire de nouveaux copains et optimiser l'intégration de l'ancien joueur du FK Sarajevo. Au programme, des activités diverses et variées comme le parachutisme en caleçon de bain et une balade en mer sur rafiot avec son tuteur (Marco Molitor). Le tout dans une ambiance sympa et décontractée. Sport extrême et détente, c'est tous les jours les vacances sur la Côte d'Azur pour celui qu'on surnomme « Orao » - l'aigle dans sa langue natale - au pays. Une bonne raison de signer chez les Aiglons au passage, en plus des activités estivales proposées par le club azuréen, pour cet ancien étudiant en chirurgie-dentiste qui met un terme à sa carrière à seulement 29 ans en raison des nombreuses blessures qui jalonnent son parcours de footballeur. Deux-trois fractures de la jambe et quelques traumatismes crâniens, l'attaquant bosnien s'est un peu planté dans le choix des options à l'école. C'est d'ailleurs bientôt la rentrée et l'occasion d'acheter de nouveaux habits pour la photo de classe. Musemić s'y prête avec nonchalance malgré un maillot trop court. Pendant ce temps-là Guillaume Hoarau est encore et toujours blessé comme Mus. Mais lui c'est une buse !

Phil des Charlots essaie un maillot de foot !

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Petar Borota.

PETAR BOROTA.
Le sens du spectacle, la prise de risque, Petar Borota connaît ça sur le bout de ses gants. Pas toujours à son avantage d'ailleurs. A une époque où le rôle du gardien de but se cantonne à l'intérieur de ses 16 mètres, le portier serbe - il est né à Belgrade le 5 mars 1952 - innove et n'hésite pas à improviser, quitte à sortir hors de ses bois, pour filer un peu de plaisir au public. Un artiste comme la plupart des joueurs yougoslaves qui s'exprime avec des dribbles dans la surface ou des talonnades sur sa ligne de buts. Dans les tribunes Petar fait le buzz, mais sur le banc ses entraîneurs frisent l'attaque cardiaque à chacune de ses interventions. Un style de jeu singulier qu'il défend avec tact et sérénité, des qualités appropriées pour un gardien : « J'ai l'habitude de quitter ma ligne pour évaluer le danger et fais ce qu'il y a de mieux selon les circonstances, à l'intérieur ou en dehors de la surface. Ma tête, mes pieds, mon cul sont aussi importants que mes mains pour arrêter la balle. J'ai toujours joué comme ça et ne changerai jamais ». Têtu comme une bourrique, Petar impose ainsi son style - le gardien fait partie du jeu - et donne par la suite des idées aux autres, avec plus ou moins de réussite selon les cas.

PARTIZAN-ETOILE ROUGE 1978-79.

C'est à l'OFK Belgrade que Petar Borota débute sa carrière et devient professionnel à 19 ans, l'année où Chelsea remporte la coupe des coupes. Coïncidence ? Le portier serbe ne le sait pas encore et évolue durant six saisons (1969-75) à l'ombre des deux grands clubs rivaux de Belgrade, squattant au passage une place de titulaire chez les espoirs yougoslaves. De quoi attirer l'attention des recruteurs du Partizan qui lui offrent un contrat dès 1976 après une saison blanche (1975-76) à servir sous les drapeaux. La tête froide comme une guerre entre les deux blocs Est/Ouest, Borota gagne sa place sous les ordres de l'entraîneur Biće Mladinić. Le Partizan perd son titre au profit de l'Étoile Rouge au cours de la saison 1976-77 qu'il conquiert à nouveau lors de l'exercice suivant (1977-78). Une saison durant laquelle Petar brille dans les cages avec une défense de fer emmenée par le futur Monégasque et Montpelliérain Nenad Stojković, encaissant seulement 19 buts en 34 matches. Un titre qui en appelle d'autres. La même année, le Partizan remporte la Mitropa Cup, compétition européenne des pays d'Europe Centrale, aux dépens du Honved Budapest (1-0). Une saison faste pour Petar qui ouvre son compteur international avec la sélection yougoslave contre la Hongrie le 5 octobre 1977 et participe à l'étonnante victoire de la Yougoslavie sur la Roumanie (4-6) à Bucarest un mois plus tard, qui replace l'équipe dans la course aux qualifs à la coupe du Monde 1978 à la veille de recevoir l'Espagne. Son style peu académique n'inspire cependant pas trop les dirigeants de la Fédération yougoslave qui renoncent finalement à en faire leur n°1 dans les caisses. Borota n'ira pas plus loin que ses quatre capes internationales, sans doute bloqué par ses facéties qui lui valent parfois quelques déboires mémorables, notamment au cours de la saison 1978-79. Lors du 1er tour de la C1 face au Dynamo Dresden alors que le Partizan a fait l'essentiel sur son terrain à l'aller (2-0), Petar bouffe la feuille de match au retour dès le début de la rencontre. Pensant obtenir une sortie de but après un sauvetage dans sa surface, le portier serbe place le ballon sur la ligne des 6 mètres et prend de l'élan pour tirer. Beaucoup trop. L'arbitre n'ayant rien sifflé en fait, l'attaquant du Dynamo Hans-Jürgen Dörner en profite alors pour marquer dans le but vide. A l'issue du match, Partizan est éliminé aux pénalties. The show must go on deux mois plus tard à l'occasion du derby contre l'Étoile Rouge. Borota pense obtenir un coup-franc dans sa boîte à la suite d'une charge adverse et pose la balle à terre. Quelques pas d'élan. Même cause même effet. Miloš Šestić s'empare du ballon et marque à la grande surprise de Borota qui n'a pas fini de monter aux filets durant cette rencontre (1-3 pour l'Étoile). Deux bourdes qui entament la confiance de l'entraîneur Mladinić et le pousse à la démission deux semaines plus tard. Florijan Matekalo prend les rênes de l'équipe. Petar devient persona non grata et cire le banc. Le Partizan évite de peu la rélégation (15ème) et en profite pour faire le vide en vendant son gardien à Chelsea avant la fin de la saison.


Petar Borota arrive à Londres en mars 1979 et débute sous ses nouvelles couleurs le 4 du même mois contre Liverpool. Les Blues sont dans la dèche à l'époque et cherchent un digne successeur au légendaire Peter Bonetti. Les cinq matches suivants sonnent comme autant de défaites, dont un 6-0 face à Nottingham Forest, et Chelsea est relégué en deuxième division. Borota ne cherche pas d'excuse mais trouve une explication au problème, cette foutue barrière de la langue : « Tous les footballeurs ont des difficultés quand ils vivent et jouent à l'étranger. Pour moi, la langue est un gros problème parce que les gardiens doivent tout le temps parler à leurs défenseurs. Si en plus ils ne savent pas comme je joue, il peut y avoir quelques erreurs ». Dont acte. Petar Borota s'intègre ensuite parfaitement à la vie londonienne et à Chelsea qui loupe d'un cheveu la montée la saison suivante (1979-80) en échouant à la quatrième place. En 1980-81, Geoff Hurst, le manager des Blues, le désigne capitaine de l'équipe. Une promotion qui requinque Borota qui réalise une grande saison ponctuée par une invincibilité de 16 matches et le titre honorifique de joueur de l'année du club (1980-81). Petar explose comme un feu d'artifice à Chelsea mais garde la tête sur les épaules, commentant son nouveau statut avec une grande prudence, contrairement à ses errements sur le pré : « Mon travail est de bien jouer, faire plaisir aux dirigeants et rendre les gens heureux. Chaque match est comme un film où il se passe toujours quelque chose de nouveau ». Pour la nouveauté, le film des Blues prend cependant du retard puisque Chelsea termine 12ème les deux saisons suivantes (1980-81 et 81-82). C'en est trop pour les dirigeants du club londonien qui visent la montée et portent la responsabilité de l'échec sur Borota et son comportement sur le terrain. Petar file alors à Brentford, en banlieue, où il n'a guère le temps de laisser éclater son talent puisqu'il rejoint le Portugal et Portimonense dans la foulée (1982-83). Quelques apparitions ci ou là, Borota signe ensuite à Boavista (1983-84) mais n'a plus du tout la confiance de ses coaches. Encore la barrière de la langue sans doute, ou son style. Au Portugal, Borota fait du tourisme et termine sa carrière en roue libre tout en défendant son image : « Mon style de jeu n'est pas une plaisanterie. Je ne suis pas fou. Sur un terrain, je suis concentré pendant 90 minutes et passe par toutes les émotions. Quand le match est terminé, ma tête est vide ». Comme celui qu'il laisse aux yeux de ses fans et de tous ceux qui l'ont côtoyé. Le 12 février 2010, Petar Borota meurt d'une longue maladie à Gênes. La dernière facétie d'un gardien qui n'en avait pas beaucoup dans sa surface.

CHELSEA F.C 1981-82.

ETOILE ROUGE de BELGRADE 1982-83. By Panini.


F.K CRVENA ZVEZDA BEOGRAD 1982-83

ETOILE ROUGE DE BELGRADE 1974-75.


ETOILE ROUGE DE BELGRADE 1974-75.
(Noms des joueurs please).

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Dragan Džajić.

DRAGAN DZAJIC.
Dragan Džajić est né le 30 mai 1946 à Ub (pas le cousin !) sous une bonne étoile. Plutôt deux en fait. Celles de Belgrade et du Sporting Club de Bastia. Les deux équipes de sa longue et riche carrière débutée en 1962 à l'âge de 16 ans sous le maillot de l'Étoile Rouge (1962-75), le Red Star local en plus titré, tenu à force poigne par l'entraîneur Miljan Miljanic. Mais un seul suffit amplement pour enrichir la vitrine à trophées. En chiffres, ça donne cinq championnats nationaux (1964, 68, 69, 70 et 73) et quatre coupes de Yougoslavie (1964, 68, 70 et 71) pour l'attaquant serbe bourré de médaille sur le maillot quand il arrive en France durant l'été 75. « Tu as un pied gauche qui peut te conduire loin » lui ressasse sans arrêt Miljanic. Finalement Dragan débarque à Bastia et y reste deux saisons sous la houlette de Pierre Cahuzac qui règle les problèmes d'égo autour d'un p'tit jaune. « Pas de star dans l'équipe même si tu viens de Belgrade » philosophe Pierrot au comptoir. Un vrai partisan celui-là. L'ailier yougoslave s'en accommode et plante buts sur buts, devenant l'idole du peuple corse d'autant que Dragan l'avoue sans se cacher dans le maquis : « La musique corse me plaît infiniment ». A part foirer l'ambiance, Džajić loupe aussi ses grands rendez-vous internationaux avec la sélection yougoslave (85 capes). Finaliste du championnat d'Europe 1968, la Yougoslavie perd la belle devant l'Italie et se plante lors du WM 74 au second tour. Même si l'île de Beauté « ressemble aux paysages de la côte adriatique », Dragan a un peu le mal du pays à la fin de son contrat avec le SECB. Il retourne alors au pays, signe une dernière année à l'Étoile Rouge de Belgrade (1977-78) et lèche les bottes de Tito, à qui il voue un culte démesuré, y allant de son pronostic géo-politique : « Sans son guide, la Yougoslavie vivra certainement des années difficiles ». Dragan a du flair - un renard des surfaces comme Bernard Lacombe - et sent venir les problèmes. En attendant, il s'est mis une petite polyphonie sur son tourne-disque et médite tout haut : « Le football, comme la vie, n'est que joies ou peines ». Bon bah, sinon Jacques Dutronc il est comment en maillot de bain ?

Dragan Dzajic et son compatriote Ongjen Petrovic sur une barque. Deux travailleurs clandestins arrivent à Bastia.


HAJDUK SPLIT 1974-75.


HAJDUK SPLIT 1974-75.
De g. à d. : Holcer, Meskovic, Surjak, Buljan, Peruzovic, Zungul, Rozic, Oblak, Muzinic, Dzoni, Jerkovic.

Stadium view. POLJUD.


Stade: POLJUD.
Lieu: SPLIT.
Pays: CROATIE.
Club résident: HAJDUK SPLIT.
Année: 70/80ies.


Un stade résolument moderne sorti de l'imagination de l'architecte Boris Magas. Inauguré par Tito en 1979 à l'occasion des Jeux Méditerranéens organisés à Split, Poljud est un monument du football croate, en avance sur son époque, avec son toit en plaques transparentes dont la structure abrite une vingtaine de cabines de reporters, suspendues en l'air avec vue direct sur la pelouse. D'une capacité initiale de 55.000 places, « Poljudska Ljepotica » – la beauté Poljud en local – pointe désormais à moitié moins. Une enceinte au charme intact malgré les années et ses abords marqués par le temps.


MAILLOT DE LEGENDE. Hajduk Split.

Un voile blanc sur une mer bleue. C'est ce qui symbolise les couleurs du Hajduk Split. La fierté de la côte Dalmate et ses supporters disséminés dans toute la région, voire le pays, l'ex-Yougoslavie, réunis en torcida à la manière des fans brésiliens. Des graffitis et des messages en l'honneur du club à chaque coin de rue de la ville, qui s'étalent aussi sur les murs des patelins environnants, Hajduk est plus qu'un club dans le coin. Une identité. Un emblème de la ville comme à Marseille ou Naples. Les Bili (blancs) rivalisent de popularité avec l'autre grand club croate, le Dinamo Zagreb, dont le derby éternel - le surnom donné aux confrontations entre les deux équipes – déchaîne les passions, comme les rencontres contre les ennemis de Belgrade, Partizan et Étoile Rouge. Formé en 1911 par une bande de copains étudiants, Hajduk arbore l'échiquier croate sur le cœur mais passe à l'étoile communiste cernée par un épis de blé après la seconde Guerre Mondiale. Sous la Yougoslavie de Tito, Hajduk - qui évoque la force, la bravoure, le courage - traverse le régime socialiste en grande pompe. Sept titres nationaux (1950, 52, 55, 71, 74, 75 et 79) et neuf coupes (1967, 72, 73, 74, 76, 77, 84, 87 et 91), les Bili côtoient souvent l'Europe et obtiennent quelques visas: demi-finales de C2 (1973) et C3 (1984). En coupe des Champions, Hajduk Split échoue par deux fois en quart. Contre les Verts en 1975 - le début d'une épopée - et Hambourg cinq ans plus tard (1980) juste avant la mort de Tito. On connaît malheureusement la suite. Les déchirures de la guerre. Hadjuk intègre le championnat croate à l'indépendance du pays en 1992 et retrouvre son symbole original. Un échiquier vieux de 100 ans maintenant. L'âge du club en fait.

HAJDUK SPLIT 1980-81.

Un petit baratin.

En août, c'est relâche pour le VFC !

En Août, c'est relâche pour le Vintage Football Club.

BRESIL 1970.


BRESIL 1970.
Mexico 1970.
- Coupe du Monde -

HOLIDAYS IN THE SUN. Jairzinho.


En vacances, on oublie le short et on porte le maillot de bain bariolé Copacabana - serré pour mettre en valeur le paquet - chez Jairzinho, l'attaquant brésilien avec une plastique de Big Jim. Jair foule le sable chaud en toute décontraction comme il le fait sur le pré durant la saison. La coupe de cheveux qui ne bouge pas d'un poil, comme celle de Big Jim quand on la tourne, et une classe naturelle dans une posture qui renvoie à l'image du dragueur des plages reniflant sa future proie. Le peigne dans le slip en moins. Pas besoin. Jair assume ses racines afro et compte bien profiter de la saison estivale, pose à l'appui, pour inscrire d'autres lignes à son tableau de chasse en jouant sur un physique d'Apollon. Des conquêtes non-retenues dans les stats officielles du joueur. Mieux vaut jeter un oeil sur le carnet d'adresses du Carioca bodybuildé à l'inter-saison. Gol do Brasil. Disons plutôt nana bien gaulée sur le grill. « Bah c'est l'été, c'est bonheur, c'est la fête ». Heu, du slip tu veux dire Jair. Sinon, encore un peu d'huile sur les pectoraux mec ?