JOHAN CRUYFF. Paris c'est magique !

Finalement Johan Cruyff aime bien les maillots avec la bande rouge au milieu, comme celui de son Ajax adoré. Il aime bien les maillots à grosses bandes en général. Rouge et bleu comme celui du Barça par exemple. Alors à l'invitation du président Daniel Hechter, le Flying Dutchman répond favorablement pour participer au tournoi de Paris 1975 et endosser le maillot du Paris SG. Par pure amitié pour le couturier, le goût de la mode, et exaucer le voeu de Daniel Hechter qui rêvait de faire venir le Hollandais dans la Capitale. Il y eu, dit-on, un accord oral entre les deux mais le Barça s'est opposé au départ de Cruyff. Dommage pour le public parisien qui, en guise de consolation, profitera tout de même de deux rencontres du Hollandais sous les couleurs du PSG qu'il vient renforcer en compagnie du Yougoslave Dzajic à l'occasion d'un tournoi amical. Paris n'est pas encore magique mais avec Cruijff, l'histoire relève du comte de fée. Et le PSG attendra encore un peu avant de trouver son prince charmant.

Johan Cruyff pris la main dans le short !

LES BOURRINS DU PSG. Bruno Roux.

BRUNO ROUX.
Faut dire ce qui est: depuis le dialogue Platoche-Duras dans le «Libé» daté du 14 décembre 1987, on se jette avec un petit moins d’entrain sur les interviews des footeux. « Les dirigeants me voulaient vraiment » (j'émarge à plus de 150 000 boules par mois), « Le président ne m'a pas respecté » (j'ai pas eu mon augmentation de 30%), « Il faut se remettre au travail » (on est des tanches mais je demande aux supporters de pas niquer ma Merco sur le parking), « J'admets la concurrence, c'est la règle du jeu » (enculé d’entraîneur qui ne me fait pas ouèj): l’interview est devenue une figure de style imposée avec ses codes et son ennui qui affleurent à chaque phrase.
Révolution: ce vendredi 12 novembre 2010, c’est Noël (Le Graët) avant l’heure. «L'Equipe» offre non pas une, mais deux interviews passionantes à ses lecteurs. Au mic', Nolan Roux, le buteur intermittent brestois qui découvre la L1 (5 buts en 18 matchs, c'est Roberto Cabañas qu’on ressuscite) et Bruno Roux, le père, avant-centre du PSG en 1987-88.
Et que ça te disserte sur le rôle de l'avant-centre, sur les points forts et les points faibles : « J'aimerais avoir ton jeu de tête », dit le fils au père, «Ah si j'avais eu ta puissance de frappe», répond le père au fils. Et que ça te déballe sur les doutes de ce rôle si fragile: Bruno explique que le métier de buteur implique une abnégation sans relâche – dix appels pour un ballon exploitable, fiston – et que son fils n'est pas encore assez malin. Une deux Nolan-Bruno : « Je ne sais pas si le fait que tu joues attaquant comme moi est une coïncidence. Petit, tu as aussi été gardien » (Bruno). « Il doit y avoir un peu de mimétisme quand même. Tout petit, j'allais au stade pour te voir marquer. J'avais envie de t'imiter. Tout ça, c'est grâce à toi papa » (Nolan). Ah putain, la vache, on dirait Inzaghi qui conseille Higuaín, on a grave envie de chialer.
Et puis, comme on se souvenait plus trop que Bruno Roux avait joué au foot au PSG (qu'il avait joué au foot tout court, même), on tape sur Google le nom de cet über buteur qui avait du bien faire flipper les défenseurs de D1 en son temps. Alors, ça dit quoi ? Saison: 1987-88. Match(s) : 27. But(s) : 1. Ah putain, la vache. (par Raphaël Turcat).

PUB. Paris SG-RTL. Dominique Bathenay.


Un des premiers partenaires historiques du PSG à Papa. RTL et sa valise présentée par Fabrice, le Stop ou Encore spécial Enrico Macias, les routiers sympas tout ça... Sur le terrain du Parc, les dribbles de Dahleb, les buts en cascade du goléador argentin Carlos Bianchi, les dégagements en touche de Jeannol, les grigris de Susic et la sacoche magique du président Borelli. De 1974 à 1992, que de souvenirs pour les supporters parisiens. Purée, ça causait dans l'poste à l'époque mais les Parisiens n'ont pas toujours gagné le gros lot avec leur sponsor. Tous n'écoutaient pas Fabrice !

EN TOUCHE. La photo (pas très) finish de... Gilbert Gress et Jacky Novi.


- Heu... comment te dire Jacky ? Je voudrais pas trop t'indisposer, loin de là mon intention et d'ailleurs ce serait plutôt l'inverse pour le coup, mais j'aimerai savoir c'que tu fais avec tes panards. C'est terrible cette odeur. Purée de bouillabaisse, on se croierait sur le Vieux-Port à la criée du matin. T'as de la famille qui tient une poissonnerie ou bien ? Tu les aides pendant ton temps libre ? Sincèrement tu devrais faire quelque chose là parce que moi je suis au bord de l'évanouissement. En plus, y a Bobosse qui vient de lâcher une caisse ! Moi là j'tiens plus et j'crois que j'vais poser un renard si ça continue comme ça. Tu veux pas que j'te file l'adresse d'un podologue parce que l'OM dans ces conditions, c'est vraiment pas le pied !
- Dis-donc Gilbert, tu voudrais pas m'aider un peu, j'ai mon strap qu'est tout collé. J'comprends pas pourquoi. Oh, c'est marrant cette odeur, ça me rappelle les balades en mer avec le chalutier de tonton. Tu disais quoi sinon, j'ai pas écouté ?

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1972-73.
Debout : Zwunka, Kula, Carnus, Novi, Bracci, Bosquier.
Accroupis : Nagy, Bonnel, Gress, Franceschetti, Skoblar.

MAILLOT DE LEGENDE. Olympique de Marseille.


C'est le début des 70's et des premières publicités naissantes sur les maillots des joueurs qui filent des hauts-le-coeur au Groupement et quelques journalistes retors pas vraiment dupes sur ce mariage de raison entre football et sponsoring. L'Olympique de Marseille comme un autre Olympique (Nîmois) sont les seuls à faire marcher la calculette et penser recettes en dehors des tickets d'entrées au stade et des subventions municipales. Au début de l'été 1971, l'OM arbore ainsi son premier maillot floqué d'une pub: « But !». Voilà qui tombe à point puisqu'elle colle pratiquement à la devise du club phocéen. C'est droit devant en fermant les yeux et en courant le plus vite possible. Comme Papin mais lui est arrivé bien plus tard. De plus, But ! est un journal sportif qui appartient à Marcel Leclerc, le boss de l'OM à l'époque. On est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Un message publicitaire sur fond blanc qui s'apparente aussi à un mot d'ordre, orné par les liserés bleu-blanc-rouge sur les manches et le col pour rappeler le titre de champion de France obtenu lors de l'exercice 1970-71 aux dépens de St-Etienne après quelques affaires pas piquées des ver(t)s. Un mariage plutôt heureux pour la circonstance puisque l'OM tape le doublé coupe-championnat à la fin de la saison (1972). Le plan communication de Leclerc a fonctionné à merveille. C'est après que ça déconne avec les arrivées du Toro, Michel Axel, Mas D'auge ou plus tard Zoo de Marseille. Ou comment souiller un maillot plus très blanc après lavage.

Magnusson-Gress-Skoblar.

FINALE COUPE DE FRANCE 1976. OM - LYON.


12 Juin 1976. Parc des Princes.
OM bat Lyon 2 à 0 (0 -0).
Arbitre Mr Wurtz. 45661 Spectateurs.
Buts: Nogues (67eme), Boubacar (84eme).
OM: Migeon - Lemée, V.Zvunka, Tresor, Bracci - Buigues, Fernandez, Nogues (Martinez 88eme) - Boubacar,Yazalde, Beretta
Entraîneur: Jules Zvunka.
Lyon: De Rocco - Garrigues, Jodar, Mihajlovic, Domenech - Maneiro (Valette 74eme), Bernad, Cacchioni - Chiesa, Lacombe, Ferrigno -
Entraîneur: Aimée Jacquet.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 1976.
Debout: Trésor, Zwunka, Bracci, Lemée, Migeon, Buygues.
Accroupis: Nogues, Boubacar, Yazalde, Fernandez, Bereta.

- LA FINALE EN PHOTOS -

Zwunka-Lacombe. Battle hip-hop dans la conquête du ballon.

Raoul Nogues. Vas-y mec, viens me piquer la balle.

Saar Boubacar crucifie les Lyonnais.

Marius Trésor lève la coupe. Giscard jubile.

Les supporters Marseillais chambrent l'OL. Mais il est où, mais il est où Jean-Mi Aulas ? Bah nulle part, c'est 1976. Bande de nases.

Des mecs contents et deux-trois gaillards qui ont tapé l'incruste. De gauche à droite: Bereta, Buygues, Bracci, Yazalde, Migeon (haut). Trésor, Lemée, Nogues, Boubacar, Zwunka (bas).

LA FINALE EN VIDEO.

IDENTITE NATIONALE. La fiche Edf de... Georges Bereta.


Première sélection ?
Le 23 décembre 1967 contre le Luxembourg au Parc des Princes. C'est Noël avant l'heure. Un baptême du feu aussi pour deux autres moitiés de Polaks: Richard Krawczyck le Lensois (la seule et unique sélection pour lui) et Robert Szczepaniak le Messin, ainsi que pour Didier Couécou, une moitié de rien çui-là. On gagne 3-1 devant quatre pelés. Pas le joueur hein. Lui il était unique.

La der ?
Le 25 mai 1975 contre l'Islande à Reykjavik. Un pauv' 0-0 comptant pour les qualifs de l'Euro 76. La grosse dèche.

Fait marquant en Bleu ?
Des nuls contre des amateurs islandais, des défaites contre la Norvège ou la Suisse, et des branlées par ci par là. L'équipe de France au début des 70's c'est pas vraiment la joie. Aucune compétition internationale à se mettre sous les crampons. Un peu l'impression d'avoir perdu mon temps en Bleu. Heureusement que les voyages étaient gratuits parce que vu les valises qu'on prenait, j'te raconte pas la note des taxes pour cause de surpoids !

Anecdote ?
Lors de mes douze dernières apparitions chez les Tricolores, j'étais le capitaine de ce bateau ivre. J'préfère pas trop le répandre partout. Trop la honte. Pis quatre buts au total pour un canonnier de ma trempe et pas seulement grâce à mon nom, c'est vraiment la lose. Putain de maillot frappé du coq. Allez tiens poule, j'vais te dégommer tout ça moi. Merde encore raté...

Bereta. Un mec nourri au grain.

HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Georges Bereta et le colt Beretta.


GEORGES BERETA et le COLT BERETTA.
Georges Bereta a vu le jour en 1946 du côté de St-Etienne, quatre siècles après la naissance du premier Beretta en 1526 dans les environs de Brescia. L'un est Français (d'origine polonaise), international dans une sélection de francs-tireurs pas trop avisés à l'époque, cibles des journalistes-détracteurs en mal d'une armée héroïque comme celle de la campagne suédoise de 58. L'autre est Italien et aime à résoudre un paquet de problèmes d'ordre personnel mais plus généralement collectif. Tous deux présentent d'ailleurs, chacun à leur manière, une particularité commune: l'art de flinguer à tout va. Au gros calibre. Pénos et coups-francs (in)directs pour le Stéphanois (1966-74) passé ensuite par Marseille (1974-78) ou à balles réelles pour son homonyme (ou presque) transalpin. Cette remarque s'applique aussi au premier quand il est énervé. Quoiqu'il en soit, ça canarde sévère avec ces deux-là. Sans compromis ni dialogue. La mort subite pour l'adversaire sans attendre les prolongations ni les tentatives de conciliation. Si le Rital tire en rafale, le franco-polonais n'est pas en reste et passe commande à la manufacture locale pour commettre délits et méfaits sur le pré qui en font une des plus fines gâchettes du championnat. Sans smoking comme James Bond qui rafole du p'tit Beretta italien, mais toujours la fleur au bout du fusil. Sur la poche du costard c'est plus classe mais le résultat est le même pour Jojo la patate. Un tonton flingueur qui travaille aussi à la dynamite, le cas échéant, pour faire exploser les lignes défensives adverses. Surtout lors des combats européens. Demandez à Hajduk, une bande de mercenaires yougos qui splitte un soir de 74. Du tir à vue qu'on appelle ça. Les gars tombaient comme des mouches... ou des pigeons. Poule !

A.S SAINT-ETIENNE 1973-74.
Debout: Curkovic, Bathenay, Piazza, Janvion, Lopez, Repellini.
Accroupis: P. Rvevelli, Larqué, H. Revelli, Bereta, Synaeghel.

KERU-KUZO. The KK(K) took my baby away.


La mission de Raymond Kéruzoré et Antoine Kuzowski fraîchement arrivés à l'OM, mis à part faire des reprises des RAMONES, est de guetter les sorties de films dans le journal pour leurs coéquipiers pas très avertis dans le domaine du septième art (pas comme une nana que je connais qui me conseille le dernier Tom Hooper parce que the Damned Utd c'est vach'ment bien. Bref. Parenthèse locale) et aussi parce qu'ils ont un peu que ça à glander depuis leur arrivée sur la Canebière Valstar, la bière des stars et des punks (d'où les reprises du combo new-yorkais). Alors un bon vieux Lelouch à l'affiche avec Charles Gérard et son gros tarin pourquoi pas ? Sauf que " La bonne année " pour l'Olympique de Marseille en 1974, c'est une modeste douzième place au classement, les deux " K" à la ramasse (Kéru : 21 matches/2 buts - Kuzo : 19 matches/6 buts) et quatre entraîneurs qui se succèdent en 7 mois (Zatelli, Bonnel, Riera et Zwunka). Kéru retourne chez lui au bout d'une saison (à Rennes), le second est vite oublié et fini sa carrière à Aix. Dans le jargon cinématographique, on appelle ça un navet ou un nanard. Mais là c'est Antoine et Raymond donc aucun rapport. Bah si le bide total en fait.

Un film de Lelouch ? Bah c'est pas une raison pour faire la gueule !

Des mecs en short qui font de la pub pour des pantalons. La lose !

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1973-74.

Juste pour le fun !

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1970-71.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1970-71

Debouts : Jules Zvunka, Edouard Kula, Jacky Novi, Jean-Louis Hodoul, Jen-Pierre Lopez, Jean-Paul Escale.

Accroupis : Roger Magnusson, Jacques Bonnel, Gilbert Gress, Josip Skoblar, Charly Loubet.

MATCH REPLAY. Le jour où... Bernard Bosquier et Georges Carnus signent un CDD chez Leclerc.

"Allô Mr Rocher, afin de rester dignes et ne plus porter des chemises à la noix, nous irons droit au but: on signe à l'OM. La tapisserie est plus belle".

Et pourtant tout allait si bien. Début mai 1971, St-Etienne vient de coller une trempe au FC Metz (6-0) et file vers son cinquième titre d'affilée lorsqu'à la veille de recevoir Bordeaux, une bombe éclate dans le journal local. Bernard Bosquier et Georges Carnus en fin de contrat avec l'ASSE auraient signé à l'OM - concurrent direct et grand rival des Verts en championnat - pour la saison suivante. En cause, le contrat à temps, dérisoire de nos jours mais une véritable révolution à l'époque, qui permet aux joueurs en fin de bail d'aller négocier librement leur talent au plus offrant. Out le contrat à vie et l'esclavagisme des footballeurs marqués à la culotte par leurs dirigeants paternalistes. Place à la surenchère et les Porsche Cayenne (c'est fini) pour les gars en short. Le président Olympien Marcel Leclerc des magasins du même nom, ennemi intime de Roger Rocher, saute sur l'occasion pour déstabiliser le boss des Verts à quelques journées de la fin du championnat en contactant les deux internationaux avec des propositions alléchantes: un contrat en béton sur lequel Rocher ne peut s'aligner (pourtant il est du métier) et les courses gratos pour maman à l'hypermarché du coin. Avec les points fidélité en sus, et ça y a pas chez Casino. C'est le grand buzz et le bazar à l'hôtel de ville (comme on est à Sainté, ça pue chez Manufrance). Pire, au cours du match contre les Girondins qui stagnent en bas de classement, l'ASSE subit une défaite sur sa pelouse (2-3) avec Boboss' et Jojo rendus fébriles par les évènements et l'accueil du public forézien échaudé par l'affaire. Roger Rocher passe alors du vert au rouge et pas seulement à table en virant les deux fautifs de l'équipe jusqu'à la fin de la saison. Sans prendre l'avis de l'entraîneur, Albert Batteux, ni des joueurs solidaires de leurs coéquipiers hormis Bobby Herbin qui en profite pour en coller une bonne couche : « Si je comprends que des joueurs se préoccupent de leur avenir, tant qu'on appartient à un club on doit tout faire pour préserver une solidarité de fait, surtout quand elle existe depuis plusieurs années ». C'est dit. Bosquier et Carnus, interdits de stade, finissent alors la saison au pastis en terrasse pendant que les Stéphanois, ébranlés par l'histoire, laissent échapper le titre à l'OM. Rebelote l'année d'après avec dans le rôle de l'accusé cette fois Salif Keita, la panthère noire, qui suivra la même voie que ses ex-futurs coéquipiers. Direction Marseille. Un Rocher averti n'en vaut pas toujours deux pour le coup et Marcel Leclerc réalise ainsi un joli hat-trick contre les Verts qui préparent leur revanche avec les jeunes du cru. Fallait pas faire chier Roger.


PUB. Le Coq Sportif. St-Etienne.


- Ils ont préféré le Coq Sportif -
(1975)

SO FASHION. Les frères Revelli.


Le sport hippique c'est fantastique disait Dutronc. Tic Tic. Surtout avec les frangins Revelli - Hervé, Patrick, dans l'ordre ou dans le désordre c'est idem. Tandem - qui en pincent pour les chevaux. De là à se faire chambrer de bourrins sur le pré, y a quand même un handicap à ne pas dépasser pour nos deux jockeys casaques en cuir noir style aviateur et futals pas vraiment Top Gun - plutôt Forez touch - parés pour le Grand Prix de l'Arc-de-Triomphe. La descente des Champs-Elysées au lendemain d'une défaite en terre écossaise contre le favori Allemand. Un obstacle casaque rouge et casque à pointe. Poteaux carrés battu au finish par Coup-Franc à la 57ème. Une cote à 11 contre 11 mais c'est toujours le Schpountz qui gagne à la fin. Bah ça c'est un tuyau tiens. Cimer. Heureusement qu'il y a le réconfort dans la défaite, le vert PMU/Manufrance et Sean Kelly (???). Ah l'amour, finalement c'est comme le tiercé, faut savoir poinçonner. Bravo l'hymne à l'amour ! Tic Tic ou tac tac ? L'attaque pour les Revelli en fait. Au grand galop.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Osvaldo Piazza.

OSVALDO PIAZZA.
Osvaldo Piazza est né un 6 avril (1947) comme Patrick Hernandez ou Franck Black. Malgré sa coupe de cheveux disco-born-to-be-alive et son tempérament noisy rentre-dedans, Osvaldo se détache aisément du look « surfer rosa » de la côte basque: petit, râblé et qui l'ouvre en permanence alors qu'on s'en bat les crampons des commentaires aussi plats qu'une mer d'huile. Osvaldo est grand - 1m83 pour 82 kilos de viande sans clenbutérol malgré son origine - plutôt taiseux, et son nom s'écrit avec un V comme dans la série avec les lézards au sang vert. Ça tombe bien, le vert lui va à ravir et il le portera à merveille durant sept saisons à Sainté.

Sympa la maison de retraite avec des coupes!

Natif de Buenos Aires, Osvaldo y signe sa première licence dans l'un des nombreux clubs de la capitale argentine. A Independiente. Il a 12 ans et sa carrière de footballeur démarre cahin-caha, voir caca quand il signe au C.A Lanus en 1967. Le club de la banlieue de Buenos Aires fait pâle figure à côté des River Plate, Boca ou Argentinos Juniors mais il s'y éclate tellement qu'il obtient sa première sélection avec l'Albiceleste au début des 70's. Son style et sa grinta ne laissent personne indifférent dans son pays. Huracan, Independiente - qui l'a laissé partir quelques années plus tôt - veulent arracher sa signature. Mais c'est en France, chez les Verts de Saint-Etienne pas encore mûrs, et par l'intermédiaire de Pierre Garonnaire que Piazza donne suite à sa carrière. Le début d'une grande épopée pour lui et sa future équipe.

A.S SAINT-ETIENNE 1972-73.

Osvaldo arrive dans le Forez en 1972, un contrat de 7 ans en poche, pour remplacer Robert Herbin devenu entraîneur, au poste de défenseur central. Robby la tignasse cherche à monter une équipe-type autour des jeunes sortis du centre de formation et quelques éléments expérimentés comme Curkovic, arrivé à St-Etienne en même temps que Piazza. Remplaçant au départ, Herbin décide alors de l'associer en défense centrale à Christian Lopez et sa moustache hispanisante afin que l'Argentin n'y perde pas son Latin. Son Espagnol plutôt. C'est le début d'une charnière défensive imprenable ou presque. L'un taclant, l'autre bondissant depuis sa surface pour mener des contre-attaques dantesques. Une équipe vient de naître et domine le football français. En sept saisons à l'ASSE, Osvaldo - qui a aussi le droit à sa chanson comme Rocheteau (Mon copain l'Argentin - Bernard Sauvat) - remporte trois titres de champion (1974,75 et 76) et autant de coupes de France (1974, 75 et 77). Qui c'est les plus forts ? Pas Monty ni Sauvat en tous cas. Mais c'est en coupe d'Europe que Piazza et Sainté bluffe tout le monde. A l'époque, passer un tour de C1 ou jouer une phase finale de coupe du monde relève du défi pour les équipes françaises ou les Tricolores. Or St-Etienne grandit à chaque saison. Le détonateur ? La double confrontation contre Split en 1974-75. Ensuite l'épopée, Rocheteau, Kiev, allez les Verts, les poteaux carrés de Glasgow et Piazza à genoux devant l'arbitre, Roth et son coup-franc pourri, les Champs-Elysées le lendemain, dîner chez Giscard et tout le tralala. C'est de l'Histoire. En vert et contre tous. Puis Liverpool et fin de la campagne européenne (1977).

Manu France ? Non, Osvaldo l'Argentin.

Piazza file sur ses 30 ans. Menotti le veut absolument pour la coupe du monde en Argentine mais Osvaldo refuse. En désaccord total avec la situation politique dans son pays. Pour lui Videla, c'est surtout vide-le de là. Un sentiment partagé par Carlos Bianchi notamment, un compatriote qui évolue aussi en France, et le rejoint plus tard au Velez Sarsfield où Osvaldo Piazza a décidé de finir sa carrière professionnelle, chez lui à Buenos Aires. Trois saisons (1979-82) menées sur un rythme d'enfer mais pas celui immaculé de Geoffroy-Guichard. Comme il aime toujours le vert – maillot et pelouse – Osvaldo décide ensuite à 35 ans de retourner en France. Dans la région parisienne. Corbeil-Essonnes tu déconnes ou bien ? Un poste d'entraîneur-joueur en D2. Finies les grandes remontées sur le terrain, Osvaldo se bat pour ne pas descendre. En enfer. Mais toujours vert évidemment. C'est qui les plus forts ? Bah plus vraiment les Verts à l'époque. A cause de la caisse noire et Brice Lalonde qui prêche dans le désert.

Sous le maillot au scapulaire du Velez.

CORBEIL-ESSONNES 1982-83.

LE GESTE TECHNIQUE DECRYPTE de Oswaldo Piazza.


Oswaldo Piazza.
[Interprétez: Oswaldo Piazza aux champignons ou une 4 saisons c'est bon aussi].
Le geste technique:
L'enjambage de panneaux directionnels. A la manière des gauchos qui montent sur leurs bourrins parcourir la pampa, Oswaldo Piazza, fraîchement débarqué de son Argentine natale, connaît le chemin à suivre pour atterrir dans un grand club. Pour lui, la bonne voie c'est Sainté, la Capitale du foot français au milieu des (futurs) débats européens et pas un vulgaire club de banlieue qui joue dans l'ombre des Verts. Lyon mais pas roi sur le pré. Le vrai lion, c'est bien Oswaldo et ses grandes chevauchées depuis le centre de sa défense. Maillot moulant, pectoraux saillants et crinière au vent. Même à genoux devant l'arbitre ou Serge Chiesa, il reste un Grand. Un caractère bien trempé, chaud bouillant comme le Chaudron, à faire pisser les filles dans leur culotte. Qui c'est les plus forts ? Les Verts évidemment. D'ailleurs c'est là-bas, à gauche, parce qu'à droite ils n'ont que le fric et Domenech. Pas trop d'idées donc. Moins sexy aussi.

A.S SAINT-ETIENNE 1972-73.

ARGENTINA 1974. By Bergmann.