Danemark-FRANCE 1983.


Danemark-FRANCE 1983.
Debout : Le Roux, Bossis, Bats, Battiston, Amoros, Genghini.
Accroupis : Rocheteau, Giresse, Bravo, Platini, Fernandez.

Une bonne louche entre Simonsen et Platini devant un juge de ligne qui s'en tape.

- 7 septembre 1983 -
Idraetspark. Copenhague. 17.500 spectateurs.
- amical -
Danemark bat FRANCE : 3-1 (1-1). 
Arbitre Mr Volker Roth (Allemagne).
Buts : Laudrup (20ème et 75ème), Brylle (59ème) pour le Danemark. Platini (26ème) pour la France.
Remplacements : Brylle par Helt (68ème), Laudrup par Sivebaek (77ème) pour le Danemark.
FRANCE : Bats – Battiston, Le Roux, Bossis, Amoros – Giresse, Fernandez, Platini, Genghini – Bravo, Rocheteau. Entraîneur : Michel Hidalgo.
DANEMARK : Kjaer – Rasmunssen, Nielsen, Mölby, Madsen – Simonsen, Lauridsen, M. Laudrup, Lerby – Berggreen, Brylle. Entraîneur : Sepp Piontek.

- LE MATCH EN PHOTOS -

Laudrup et Platini. Un doublé pour l'un et l'honneur sauf pour l'autre.

Platoche au coup-franc.

Battiston vs Brylle.

- LE MATCH EN VIDEO -


DANEMARK 1988.

DANEMARK 1988.
De gauche à droite: Elkjaer-Larsen, Laudrup, Sivebaek, Bertelsen, Berggreen, Nielsen K., Nilesen I., Poulsen, Lerby, Rasmussen, Olsen.

DANEMARK 1984. By Panini.


DANEMARK. EURO 84.




LE GESTE TECHNIQUE DECRYPTE de Ralf Edström.


RALF EDSTRÖM.
[Interprétez: Le foot... c'est tout à donf'].
Le geste technique:
L'amorti de la teub'. Dans un style peu académique certes mais carrément Blood Suede Shoes ! Un geste singulier pour les durs à cuir scandinaves comme Ralf Edström qui démontre tout l'intérêt de se brosser les couilles au Toniglandyl. Une vraie teub' en béton qui sert à tout. Amortir, marquer, éviter les têtes plongeantes, faire des croches-quequettes... Avec son membre et ceux de son équipe, l'attaquant suédois invente le football destroy et ses gestes heavy-metal. Le ballon, j'lui pisse dessus mec ! Comme sur les types d'en face. Tu connais le moto-foot mec ? Moi j'suis branché biker-foot. C'est plus rock'n'roll et comme j'ai des putains de rouflaquettes. Tu vois mec ! Un vrai geste de queutard que les spectatrices un peu groupies raffolent. Quand même pas une tenue sur un terrain cette pose ! Fuck, here is Ralf Edström ! La Suède, c'est vraiment la rock'n'roll-team des seventies.

Le VINTAGE FOOTBALL CLUB vous souhaite un bon Noël (avec Joël Müller !).

Noyeux Joël Müller.

BATHENAY et les REVELLI. Les bronzés font su ski.


C'est les vacances de Noël. Les Verts sont à la montagne et profitent de la neige pour aller skier. Dominique Bathenay prend le chemin des pistes comme un vrai montagnard, le pas gaillard, entouré des frangins Revelli. Patrick, le cadet, dans un rôle à la Jean-Claude Duss et pas uniquement à cause du bonnet. De quoi donner froid dans le dos. Remake footballistique d'un nanard franchouillard surcoté. L'ASSE profite de son séjour en altitude pour prendre un bon bol d'air avant de terminer la saison tout schuss et viser le haut du tremplin - objectif Europe - histoire de conclure le championnat sur un vrai coup. Allez l'hiver !!! LES VERTS !!! Purée j'ai le truc de Pierre Bachelet dans la tête moi maintenant. Et après une bonne descente dans la poudreuse, une bonne fondue savoyarde ce soir au coin du feu ! Avec un bol de vin chaud et pourquoi pas une nana aussi. Juste pour conclure...

AS SAINT-ETIENNE 1974-75.
Debout: Curkovic, Bathenay, Janvion, Piazza, Synaeghel, Lopez.
Accroupis: P. Revelli, Larqué, H. Revelli, Triantafilos, Bereta.

PUB. André. Dominique Rocheteau.

ANDRE
- Dominique Rocheteau -
(1978)

FRANCE-Espagne 1978.


FRANCE-Espagne 1978.
Debouts : Pleimelding, Battiston, Janvion, Specht, Lopez, Dropsy.
Accroupis : Rocheteau, Michel, Petit, Piasecki, Six.

- 8 novembre 1978 -
Parc des Princes. Paris. 37.897 spectateurs.
- amical -
FRANCE bat Espagne : 1-0 (1-0). 
Arbitre Mr Walter Eschweiler (Allemagne).
But : Specht (41ème) pour la France.
Remplacements : Pleimelding par Gemmrich (57ème), Rocheteau par Soler (73ème) pour la France. Del Bosque par Solsona (46ème), Asensi par Leal (46ème), Rojo par Saura (46ème) pour l'Espagne.
FRANCE : Dropsy – Battiston, Specht, Lopez, Janvion – Petit, Michel, Piasecki – Rocheteau, Pleimelding, Six. Entraîneur : Michel Hidalgo.
ESPAGNE : Miguel-Angel – Marcelino, Migueli, Olmo, Escalza – Villar, Del Bosque, Asensi –Rojo, Juanito, Santillana. Entraîneur : László Kubala.

- LE MATCH EN PHOTOS -

Pleimelding et Specht perdus dans la défense espagnole.

Janvion - Juanito : la bataille des J.

Olé !

- LE MATCH EN VIDEO -


IDENTITE NATIONALE. La fiche Edf de... Patrick Battiston.


Première sélection ?
Le 2 février 1977 contre la Roumanie à Bordeaux. On gagne 2-0. Match amical. Tranquille. D'ailleurs c'est Christian Lopez le capitaine. Bonjour la gueule de la première cape.

La der ?
Le 29 avril 1989 contre la Yougoslavie au Parc des Princes encore. Un match de qualif' pour la coupe du Monde 90 en Italie où on ira pas. Ce coup-là c'est Manu Amoros le capitaine. Mais bon y a quand même Daniel Xuereb et Luc Sonor dans l'équipe. Jourbon la tronche de la der...

Fait marquant en Bleu ?
Deux demi-finales de coupe du Monde (1982 et 1986) perdues toutes deux contre les Boches. Pardon, l'Allemagne. Des vieux souvenirs qui remontent des fois. Bref. Sinon j'ai gagné le championnat d'Europe des Nations en 1984. J'ai aussi collé trois pions en Bleu. Pour l'anecdote.

Anecdote ?
Tout le monde la connaît et tout le monde ce jour-là, 8 juillet 1982, Séville, a vu devant son poste de TV ou depuis les tribunes, l'agression commise par Schumacher sur ma gueule. Le cul en pleine poire alors que je suis lancé à toute berzingue. Bah pas l'arbitre hollandais Mr Corver. Tombage dans les pommes, dents en compote, je suis frais comme un dessert sauf que non. C'est grave. En plus le ballon rase le poteau de Schumi. Je ne suis même pas presque mort en héros. La lose. Sinon, j'ai été cinq fois capitaine aussi. Comme ça pour l'anecdote.



BIO EXPRESS DEGRADABLE. Jean-Michel Moutier.

JEAN-MICHEL MOUTIER.
Jean-Michel Moutier naît le 18 mars 1955 à Damelevières (Meurthe-et-Mademoiselle). Le même jour que Jean-Bernard Lévy, le boss de Vivendi. Destins croisés. Short cuts. Mais si l'un est plutôt beau gosse à son époque et termine bourré aux as, l'autre présente des kilos superflus et devient footballeur. Celui qui court pas trop dans l'équipe à cause de son poids. Les potes, pas salauds, collent alors le gros Moumoute à une place de titulaire indiscutable: gardien de but. Avec sa corpulence, Jean-Mich' remplit bien les cages. C'est rassurant pour la défense. Pas revanchard, Jean-Michel Moutier s'en accommode et apprend ses gammes à Lunéville (1969-72) avant d'entrer au centre de formation de l'AS Nancy-Lorraine en 1972.

L'AS NANCY-LORRAINE au Mexique à la fin des 70's. Sympa l'ambiance.

C'est le temps des copains à Nancy. Platoche, La Rouille, Rubio... Les 400 coups tout ça. La vie de stagiaires. Mais ça bosse. « Au chardon ! » comme on dit du côté de Tomblaine. La jeune génération nancéenne intègre peu à peu l'équipe première et squatte les places de titulaire. Moumoute fait sa place au début de la saison 1974-75. Nancy connaît alors une période dorée. Des joueurs sympas, doués, qui font des paris à l'entraînement. Platini au coup-franc. Moutier dans les buts. Des p'tits bonhommes en mousse pour faire le mur. Des séances et des séances. Ces deux-là ont du tempérament. Pas du raplapla. Une boisson bien vitaminée et l'ASNL séduit par son jeu pétillant. C'est l'euphorie dans les travées de Marcel-Picot. L'équipe dirigée par le rigide Antoine Redin - qui rigole pas souvent parce que trop concentré sur la tactique – monte en puissance et connaît son heure de gloire juste avant la coupe du monde en Argentine. Juin 1978. Nancy bat Nice en finale de coupe de France. Platini inscrit l'unique but de la partie. La consécration pour l'ASNL et ses premiers de la classe. Qui attirent les convoitises des grands clubs français et européens. Platini part à Sainté. Nancy perd son joyau, et son âme peu à peu. Jean-Michel Moutier réalise des performances honnêtes mais s'installe dans une sorte de train-train monotone comme les saisons de son club post-coupe de France. En 1983, Bruno « un p'tit coup » Martini débarque en Lorraine et chipe la place à Jean-Mich' qui gère son spleen avec des chips et du coca. Il ne supporte son rôle de doublure en fait et demande à être transféré pour l'exercice suivant. Nancy c'est fini. Le temps des copains, les putains de coup-francs de Platoche, le rire de La Rouille... Bref, Jean-Michel Moutier s'assoit sur ses souvenirs et arrive au PSG au début de la saison 1984-85 pour faire concurrence à un Baratelli vieillissant. Avec Philippe Jeannol dans ses bagages. Une année noire pour Paris et Moumoute qui supporte pas la pression (au stade parce qu'au bar !!!) ni le turn-over imposé par Peyroche. Ridiculisés en coupe d'Europe par Vidéoton, des Magyars agiles. Largués en championnat, le PSG peut espérer se refaire la cerise en coupe de France. Défaite en finale contre Monaco. La tuile pour une équipe qui collectionne les ardoises durant toute la saison. Au début de l'exercice 1985-86, le PSG décide de taper fort en matière de recrutement: Robert Jacques, Omar Da Fonseca, les Nantais Bibard et Poullain, Sène le Lavallois, Gérard Houllier pour diriger l'effectif et Joël Bats, le jeune gardien international débarqué d'Auxerre. Moumoute comprend le message et s'en retourne sur le banc comme à la fin de son époque nancéenne. Sans trop rien foutre sur le terrain, Jean-Michel Moutier glane cette saison le titre de champion de France.

Un trophée qui ressemble à une victoire de la lose pour lui. Bats s'installe tranquillement dans les cages parisiennes. Le gros Moumoute ne fait plus que des apparitions éparses et met un terme à sa carrière à la fin de la saison 1986-87 avec une seule titularisation au compteur. A 32 ans, il devient d'abord entraîneur des gardiens puis directeur sportif en faisant régulièrement l'aller-retour entre Paris et Nancy. Non sans avoir établi son quartier général pas très loin du Parc des Princes, au Trois Obus, un bar des habitués du PSG. Comme quoi la pression, ça dépend beaucoup de l'environnement...


LES BOURRINS DU PSG. Philippe Jeannol.

PHILIPPE JEANNOL.
En langage équestre, un bourrin ce n’est ni plus ni moins qu’un cheval. Celui-ci peut être un pur-sang – vif, racé, rapide, pas très doué pour le saut. Un anglo-arabe – fin, intelligent mais au sale caractère. Un percheron – lourd, puissant, pataud. Ou un selle français. Fiable, loyal, capable de s’adapter à tous les exercices, le selle français est aux équidés ce qu’un Land Cruiser diesel parcourant la bruyère avec le “ Rattlesnakes  de Lloyd Cole & The Commotions à fond les manettes sur l’autoradio est aux 4x4. Avec option essuie-glace plusieurs vitesses svp. Là, il s’agit du BJ 45, un modèle apparu en 1983 qui connut son heure de gloire en 1984, avec le moulin 4 cylindres diesel 3,4 litres et 90 chevaux. “ Tu parles de celui en version moyen bâché ?  Voilààààààà. Le truc qui te pète pas entre les mains, mais que tu refourgues d’occase sept ans plus tard sur le parking d’un Jardiland à un paysan du coin. Au fait, pourquoi on vous parle de tout ça ? Ah oui, pour vous démontrer que Selle français + Land Cruiser BJ45 = Philippe Jeannol est une opération maintes et maintes fois vérifiée. Et que nous allons redémontrer ici pour les derniers sceptiques. Pour plus de commodités et ne pas perdre l’attention de l’auditoire, nous emploierons des sigles: SF + LC BJ45 = PJ. Philippe Jeannol est ce qu’on appelle un “ joueur de devoir ”. Lorsqu’il débarque de Nancy au PSG en 1984, il a la tête dans les étoiles. Normal, il a tété quelques saisons du Fruité en compagnie de Platoche et ramassé une médaille d’or aux J.O. de Los Angeles aux côtés de Daniel Xuereb, Guy Lacombe, Jean-Claude Lemoult ou Patrice Garande. Que des cadors. Montant du transfert: Manuel Abreu, un obscur percheron spécialiste du labourage de surfaces porte d’Auteuil. Paris, dans les années 80, c’est le Palace, Castel, les Bains-Douches. Pour Jeannol, ce sera Rocquencourt et son triangle où il acquiert un Samsuffit loin des lumières de la ville. Il y passera sept ans, couvrant 21 000 kilomètres (10 kms x 365 jours x 7 ans - 65 jours de repos et la trève), qu’il vente, pleuve, neige ou boue (du verbe bouer, faire de la boue) de sa foulée fiable, loyale, capable de s’adapter à tous les exercices. SF + LC BJ45 = PJ.
Pour les rookies qui nous lisent, Jeannol, ce serait le Philippe Mexès d’aujourd’hui en beaucoup plus rudimentaire. Mais à quoi servent les petits ponts dans la surface quand un bon dégagement dans les tribunes les enflamment ? Jeannol croit toucher le Graal en 1986. Sacré champion avec le PSG (deuxième meilleure défense du championnat avec 33 buts encaissés quand même), il reçoit un appel d’Henri Michel qui, entre deux verres de Sèvre-et-Maine, lui annonce sa sélection en équipe de France. Phiphi va-t-il claquer la teille de Malibu au Privilège en s’éclatant les tympans sur “ I’m Corrupt ” de Kid Creole pour fêter ça ? Non, ça sera un Vittel-menthe au Balto de Rocquencourt avec “Un autre monde” de Téléphone en bande-son de son bonheur. SF + LC BJ45 = PJ.
La suite ressemble à toutes les suites: laminé par Rats et Belanov, Jeannol ne reverra jamais le maillot bleu. Classé successivement 7e en 1987, 15e en 1988, 2e en 1989, 5e en 1990 et 9e en 1991, le PSG enchaîne les saisons sans titre avec un Jeannol en selle français des surfaces (219 matchs, 15 buts). Quand Canal débarque, l’histoire se crypte et l’opération se réduit à PJ = va voir ailleurs si Michel Denisot y est. Direction le territoire d'Oman en compagnie d’un autre bourrin cinq étoiles, Michel Bibard, puis raccrochage des fers. La crinière très clairsemée, Jeannol ouvre deux crêperies, passes ses diplômes d’entraîneur comme tout le monde et revient comme commentateur dans la maison qui l’a viré, Canal (celle qu’on chope plutôt en 43 qu’en 4 sur le Visiopass). Fiable, loyal, capable de s’adapter à tous les exercices. SF + LC BJ45 = PJ. (par Raphaël Turcat).



LA FICHE DETAILLEE. Olivier Rouyer.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
OLIVIER ROUYER
- Le complice de Michel Platini -
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