BIO EXPRESS DEGRADABLE. Ulrich Stielike.

ULRICH STIELIKE.
C'est en Suisse, au Neuchatel Xamax, qu'Ulrich Stielike termine une carrière professionnelle typique du joueur allemand talentueux cherchant gloire et fortune hors de ses frontières. Si possible au soleil., en Espagne. Comme Günter Netzer et Paul Breitner, Stielike déboule au Real Madrid à la fin des seventies, après un début de carrière tonitruant à Mönchengladbach, le très glam Borussia, et finir par se coucher comme Netzer sur un matelas d'or en Suisse. Au bord du lac, cigare au bec, le défenseur allemand fête ses quarante-deux galons d'international et le souvenir tenace d'un tir au but manqué contre la France à Séville. Sans conséquence cependant, à cause de la maladresse de Didier Six.

BORUSSIA MÖNCHENGLADBACH 1974-75.

Ulrich Stielike naît le 6 mars 1954 à Ketsch où il prend pas mal de tartes. Il ne porte pourtant pas la moustache à l'époque. Formé au club local, Uli - son p'tit nom - pose ses valises au Borussia Mönchengladbach en 1973. Une équipe de romantiques dans la Bundesliga coachée par des poètes de la tactique: Hennes Weisweiler et Udo Lattek. Finaliste malheureux de la coupe UEFA, il se console avec la coupe d'Allemagne. Pas mal pour un début. Stielike est un homme de coupe, mais pas encore de moustache. Après un titre de vice-champion (1974), Uli et ses copains Simonsen le Danois,  Vogt, Kulik, Heynckes, Bonhof forment le noyau d'une équipe (presque) invincible. Trois titres de champion à la suite (1975, 76, 77) et une victoire en coupe de l'UEFA (1975) aux dépens des Hollandais de Twente (0-0, 5-1). La grande période du M'Gladbach atteint son zénith lors de la finale (perdue) contre Liverpool pour le compte de la C1. Après ça, Uli est devenu un homme, la moustache tout ça, et comme pas mal de ses compatriotes qui en ont dans la chaussette (Netzer, Breitner, Bonhof...), il émigre vers l'Espagne en pleine année punk (1977). Au Real. Epoque pré-galactique. Il en profite quand même pour rafler trois titres d'affilés (1978, 79, 80) et deux coupes du Roi (1980 et 82 - l'année du péno mais Didier Six). Sur le plan européen, Uli ajoute une nouvelle coupe de l'UEFA (1985) devant les roms de Videoton. Après tous ces titres, Ulrich décide qu'il est grand temps de faire fructifier le pactole dans les banques et signe au Neuchatel Xamax (1985) de Gilbert Gress qui n'a pas pour habitude de graisser la patte des gens. Un contrat de trois ans assorti d'un doublé coupe-championnat (1987) et un nouveau titre national en 1988 lors de sa dernière saison pro.


Uli par ensuite sur ses souvenirs de voyages et le mérite du devoir accompli malgré ce soir de juillet 1982 et ce péno qui aurait dû lui hanter la vie à jamais... mais Didier Six. Le moment fort d'une carrière internationale sous le maillot de la Mannschaft qu'il intègre la première fois en 1975, avec laquelle il remporte le championnat d'Europe des Nations (1980) et atteint la finale de la coupe du Monde (1982). Deux ans plus tard, Beckenbauer prend la sélection et main. Stielike est invité à jouer contre l'Argentine en septembre 1984. Défaite. Le dernier match de Stielike sous le maillot de la Mannschaft.


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